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[Bilan 2014] Cinéma

31 Décembre 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Cinéma

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Top 10

Une année marquée d'un point de vue cinématographique par des films d'animation de très bonne qualité (LEGO : la Grande Aventure, Dragons 2) , ainsi que 2 films Marvel Studios exceptionnels (Gardiens de la Galaxie, Captain America : le Soldat de l'Hiver). Mais le film de l'année est pour moi Interstellar, le nouveau Christopher Nolan. Un film qui est plus qu'un film, une expérience visuelle et philosophique qui m'a pris aux tripes.

La suite du top est constituée d'Astérix et le Domaine des Dieux (je n'attendais pas ce film à cette place vu la "qualité" des films précédents), Edge of Tomorrow (un film de S-F construit comme un épisode des Souls avec un Tom Cruise au sommet de son art), La Légende de Manolo (un film d'animation aussi beau que refusant les clichés), the Raid 2 (aussi percutant qu'un coup de latte dans la face) et X-Men ; Days of the Future Past

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Mais aussi

D'autres films ont retenu mon attention cette année au cinéma, comme Mister Babadook, Kaguya Hime et La Planète des Singes : l'affrontement. Des films auxquels il a manqué un petit quelque chose pour figurer dans le top 10.

J'ai également comblé quelques lacunes en voyant pour la première fois the Thing de John Carpenter, la trilogie Pusher et Bronson de Nicolas Winding Refn.

J'aurais manqué certains films qui ne passaient pas par chez moi, notamment Under the Skin, Whiplash, Fury et Nightcall.

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Déceptions

Tout n'a pas été si rose, et certains films de cette année m'ont énormément déçu.

Le Hobbit : la bataille des 5 armées n'est pas un mauvais film, mais c'est une conclusion étirée jusqu'à l’écœurement d'un univers surexploité au cinéma. Un film poussif avec des morceaux de bravoure numériques jusqu'à saturation.

Dans les mauvaises suites qui ne s'imposaient pas, je retiens Les 3 Frères le Retour (20 ans pour ça) et 300 : La naissance d'un empire (une suite artificielle et auto-parodique d'un film déjà sur le fil du rasoir dans son message)

Les 2 accidents industriels de cette année sont pour moi Noé (un film étrange qui s'écroule complètement dans sa 2ème partie), Exodus (un ratage de proportion biblique) et surtout Amazing Spider-Man 2, ou le sabordage de la licence par Sony (à tel point que son avenir dans le studio est remis en cause).

[Bilan 2014] Cinéma

En 2015

Le film que j'attends le plus pour l'année prochaine n'est pas Star Wars (je n'ai jamais été un grand fan de la saga, même si j'ai vu tous les films et que j'irai voir cet épisode VII) mais Avengers Age of Ultron.

C'était le dernier article pour 2014, je vous souhaite donc une bonne fin d'année et vous donne rendez-vous l'année prochaine ! :-)

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[Bilan 2014] Bilan comics et mangas

29 Décembre 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics, #Mangas

2014 aura été une année riche en lectures et découvertes. Cette année j'ai acheté sensiblement moins de comics que l'année dernière, mais la qualité de ces achats s'est améliorée. J'ai arrêté les revues Panini sans aucun regret (d'autant que l'éditeur suit l'exemple d'Urban et publie rapidement en librairie les séries actuelles) et du côté d'Urban, je n'achète plus depuis quelques mois que la revue Batman Saga (mais pour combien de temps encore ?). Mes habitudes de lecture ont changé, et je préfère désormais lire les arcs d'un seul coup plutôt que de lire un épisode par moi dans des revues au contenu inégal.

Urban s'est imposé comme mon éditeur incontournable, autant pour les séries New 52 que les titres indies et rééditions Vertigo.

Je n'ai presque rien acheté chez Panini (à part le tome 3 d'Hawkeye, la réédition en couverture souple d'Annihilation et Miracleman sur lequel je reviendrai dans la suite de ce bilan).

Autre tendance qui confirme celle des années précédentes, je n'ai pratiquement acheté aucun manga cette année. J'ai complété ma collection d'Hunter x Hunter et je n'ai acheté en nouveautés qu'une poignée de titres : Billy Bat, L'Attaque des Titans, One Piece, Steel Ball Run et les rééditions de Jojo's ...

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Coups de coeur

J'ai déjà eu l’occasion dans de nombreux articles de parler de mes lectures "coups de cœur", mais il y en a une dont je n'avais pas parlé car c'est une BD faite en France, même si ses influences et méthode de conception transcendent les frontières. Il s'agit de la série Lastman. Cette série, conçue à 6 mains par Vives / Balak / Sanlaville a clos son premier cycle en cette fin d'année. Un récit parfaitement haletant, qui réussit à concilier univers original, dynamisme du shônen et thématiques personnelles.

Dans les comics, je retiens de cette année la série Green Arrow de Lemire / Sorrentino , les rééditions de Sandman (notamment le tome 5), Gotham Central, Superman Identité secrète, Arkham Asylum et chez Panini Miracleman d'Alan Moore, un joyau indisponible depuis une trentaine d'années.

En ce qui concerne les mangas, j'attends toujours avec la même impatience les nouveaux tomes de L'Attaque des Titans et Steel Ball Run. 2 titres qui restent très haletants

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Déceptions

J'ai également eu des déceptions cette année, même si j'ai essayé de faire attention le plus possible à mes achats et d'arrêter les frais en cas de publication au long cours.

Le pire titre que j'ai lu cette année était la mini-série Le Fils de Batman, publiée dans Batman Saga Hors-Série 6. Une purge bourrée d'incohérences et qui fait déshonneur aux épisodes de Grant Morrison qui l'ont inspirée.

Je suis allé au bout de Forever Evil, mais il est regrettable que cet event ne décolle qu'à la fin. Les mini-séries qui gravitent autour n'avaient aucun intérêt, à part Rogues Rebellion.

J'avoue avoir été très déçu par Nightly News de Jonathan Hickman, une satire à peine mise en image des médias américains.

Dans les mangas, j'ai voulu lire tous les tomes de Bakuman, et j'ai été très déçu par une fin extrêmement niaise qui a en plus perdu le fil de son intrigue. Ironique pour un manga sur l'édition de mangas d'avoir une fin aussi bâclée, d'autant que bien finir son histoire est un des thèmes des 2 derniers tomes.

La déception n'est pas aussi forte, mais j'ai un peu perdu de mon intérêt dans One Piece. C'est la seule série au long cours que je continue à suivre depuis ses débuts. Mais depuis la réunification de l'équipage, je trouve que l'histoire traîne artificiellement en longueur. Les personnages sont devenus tellement puissants que l'auteur doit trouver des artifices pour leur mettre des bâtons dans les roues.

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En 2015

Outre la suite de la publication des titres que je suis, j'espère qu'Urban republiera des titres essentiels comme the Unwritten ou La Nouvelle Frontière. Chez Panini, j'ai hâte de lire la nouvelle série Moon Knight par Warren Ellis. Je prévois d'ailleurs quelques articles pour parler de ce héros méconnu de Marvel. Je vais essayer de rationaliser ma collection et de rattraper le retard pris dans quelques séries.

Niveau mangas, j'ai complètement décroché de l'actualité et ne me pencherai donc que sur les titres avec un bouche à oreille flatteur. J'espère aussi que la publication de Hunter x Hunter reprenne enfin sur une base régulière !

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[Bilan 2014] Mon année vidéoludique

28 Décembre 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Actu JV, #Critiques de jeu

L'année 2014 se termine et je me rends compte que j'ai beaucoup moins joué cette année que les années précédentes. Ce n'est pas forcément dû à des sorties plus rares, même si c'est vrai que mon support de prédilection, la PS3, a accueilli moins de jeux, en tout cas conçus directement pour la machine (voire la génération de consoles appelée désormais old gen). Sur consoles portables, j'ai essentiellement joué à la Vita. Je n'ai d'ailleurs pratiquement pas allumé ma 3DS des vacances d'été ! Une année marquée également par des remakes et portages de bonne qualité.

Sans plus attendre, mon top 5, les jeux que je n'ai pas eu le temps d'approfondir et les déceptions.

[Bilan 2014] Mon année vidéoludique

Le top 5

Je l'attendais avec beaucoup d'impatience et je n'ai pas été déçu par Souh Park : le Bâton de la Vérité. C'est une véritable ode à la série doublée d'un RPG honorable. Seuls défauts : sa trop grande facilité et sa durée de vie un peu décevante

En 2ème position je retiens le très bon remake Vita de l'excellent Disgaea 4 (sorti à l'origine sur PS3). Les efforts faits sur les graphismes éclatent encore plus sur l'écran de la portable de Sony, et le jeu a entièrement été localisé en français. Une initiative à saluer.

En 3ème position, encore un jeu Vita, encore un remake (mais d'un jeu sorti sur PSP uniquement au Japon) pour DanganRonpa. Un Visual Novel déjanté et survolté, suivi 6 mois plus tard d'une suite (vendu avec le premier épisode au Japon) au moins aussi bonne.

En 4ème position, coup de coeur pour le jeu Jojo's Bizarre Adventure All Star Battle, qui fait honneur au manga culte de Hirohiko Araki.

Enfin, le top 5 est complété par le DLC Tombeau Sous-Marin partie 2 de Bioshock Infinite qui clôt la première "trilogie" de cette saga fabuleuse.

[Bilan 2014] Mon année vidéoludique

Autres jeux marquants

Dans les autres jeux marquants de l'année, je retiens avant tout Soldats Inconnus, un jeu qui s'ancre parfaitement dans les commémorations de la Première Guerre Mondiale, intéressant à jouer et qui a adopté un ton juste et pédagogique.

Les saisons de the Walking Dead et Wolf Among Us de Telltale se sont bien terminées, après des épisodes intermédiaires courts et parfois frustrants. Les premiers épisodes de Game of Thrones et Tales from the Borderlands sont haletants.

Parmi les jeux que je n'ai pas pu creuser mais qui ont réussi à m'accrocher quelques heures (en attendant d'avoir le temps d'y replonger), je retiens Rogue Legacy, Don't Starve et Binding of Isaac Rebirth sur Vita ainsi que Shin Megami Tensei IV, Persona Q et Etrian Odyssey Retold sur 3DS.

En séance de rattrapage, j'ai fini Tomb Raider et Resident Evil 6 sur PS3. Malgré une troisième tentative depuis la sortie du jeu, j'ai tenté de finir Dragon Quest VI sur DS.

Au niveau des portages / remakes, mes dernières semaines ont été occupées à (commencer à) refaire Kingdom Hearts 2.5 HD Remix (PS3), Final Fantasy X (PS3/Vita) et Ace Attorney Trilogy (3DS)

[Bilan 2014] Mon année vidéoludique

Déceptions

Je n'ai pas fait de jeux véritablement pourris cette année, seulement des jeux paresseux, manquant d'ambition ou gâchés par des défauts rédhibitoires.

Drakengard 3 est un jeu que j'aurais voulu aimé, à l'instar d'un Nier. Hélas, le jeu souffre de grosses lacunes techniques qui montrent un manque de finition avéré, et d'un boss final qui ne semble avoir été créé que pour dégoûter les joueurs assez passionnés pour aller jusqu'au bout de l'aventure.

Layton vs Phoenix Wright n'est pas un mauvais jeu, mais la rencontre entre les 2 licences débouche sur un jeu mineur ne faisant honneur à aucune des 2 séries.

Child of Light est un exercice de style intéressant (les Occidentaux rendent hommage aux J-RPG de l'âge d'or) mais ne va pas au delà.

Tales of Xillia 2 sent le "copier-coller" facile du premier, avec un début en fanfare mais une suite qui s'essouffle (sans parler des incohérences comme le gars poursuivi par toutes les forces de l'ordre dans le scénario principal et qui se balade en pleine ville pour chercher son chat dans les quêtes secondaires)

Enfin pour les jeux sortis cette année, Murdered Soul Suspect est un jeu qui aurait pu être bien meilleur avec plus d'ambition et/ou de moyens.

En "session de rattrapage", Beyond Two Souls a confirmé pour moi mes mauvaises impressions de départ. David Cage montre toutes les limites de sa vision du jeu d'auteur, avec sa mauvaise histoire de science-fiction et son gameplay inexistant.

Et en 2015 ?

Je vais sans doute passer à la PS4, avec la sortie de jeux qui m'intéressent vraiment comme Disgaea 5, Persona 5 (également prévu sur PS3) et Final Fantasy XV.

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Une introduction à Sandman

19 Décembre 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics, #Vertigo, #Urban

Une introduction à Sandman

J'ai chroniqué les tomes 4 et 5 de Sandman mais je n'avais pas encore présenté l'oeuvre sur le blog. Dont acte avec une présentation de l'auteur, de l'oeuvre et des 2 tomes déjà sortis et que je n'avais pas chroniqués ici. Urban a en fait créé sa propre édition du titre (expliquant sans doute la sporadicité des sorties), faisant des tomes Deluxe mélangeant épisodes de la série régulière, mini-séries ou épisodes spéciaux, bonus et extraits du Sandman Companions (un livre d'entretien entre un journaliste et Neil Gaiman sur la série).

Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette oeuvre monumentale, qui a été publiée aux Etats-Unis de 1989 à 1996, elle met en scène Dream, alias Morphée, Sandman, ... En d'autres termes, il s'agit du Roi des Rêves et par extension de la création artistique. Rêve est un des Infinis, des représentations anthropomorphiques de concepts régissant la vie des hommes : Death, Destiny, Desire, Delirium, ... Bien plus qu'un récit horrifique (particulièrement sur les 2 premiers arcs contenus dans ce volume), le titre est une relecture de récits et de contes issus de tous âges et raconte l'évolution de Dream (qui par ses pouvoirs et son immortalité a du mal à comprendre les hommes), ses relations compliquées avec ses frères et soeurs les Infinis ... Même si on peut lire les différents arcs séparément, on se rend vite compte que tout détail, tout personnage même insignifiant de prime abord jouera un rôle dans l'intrigue, parfois des années plus tard.

Le scénariste, Neil Gaiman, est un écrivain anglais spécialisé dans le fantastique, auteur de Coraline, Stardust, et de bien autres oeuvres. Dans les comics, outre Sandman, il a oeuvre entre autres sur 1602 et Les Eternels pour Marvel.

Dans le premier épisode, qui se déroule en 1916, Dream est arraché de son royaume et emprisonné sur Terre par le rituel d'un magicien qui voulait capturer la Mort. L'emprisonnement de Dream a des conséquences désastreuses avec des gens qui ne peuvent plus dormir ou qui au contraire ne se réveillent plus. Ce n'est que 70 ans plus tard qu'il peut s'échapper. S'en suivent 6 épisodes où le Sandman part à la recherche de ses artefacts (un masque, un sac de sable et un rubis), et croise la route de Lucifer, John Constantine ou bien encore de l'Epouvantail.

L'épisode 8 marque une rupture avec l'apparition de Death, qui contre toute attente est une jeune fille enjouée.

L'arc suivant, entrecoupé de one-shots a priori insignifiants (un conte africain, les rencontres centenaires entre Dream et un homme qu'il a rendu immortel) voit le Maître des Rêves partir à la recherche de serviteurs qui sèment la pagaille sur Terre.

Il ne faut pas envisager cette oeuvre comme une BD, mais comme un "roman graphique", tant le contenu est littéraire (sans tomber dans le pompeux). Gaiman est un maître pour tisser un univers onirique aux recoins très sombres (l'épisode 6 où John Dee torture jusqu'à la mort les clients d'une cafeteria ; les récits des exactions des serial killers en séminaire). Je ne saurais que conseiller la lecture de Sandman aux gens réfractaires aux comics en temps normal, tant le titre se hisse à un autre niveau par ses exigences artistiques (même si le dessin n'est pas forcément le point fort du titre).

Une introduction à Sandman

La série prenait définitivement son envol avec les épisodes, contenus dans le tome 2 de cette réédition. 2 arcs composent ce volume.

Le pays du Rêve : 4 épisodes indépendants qui ont pour fil conducteur le souhait et ses conséquences. Le point d'orgue de ces épisodes est le #19, Songe d'une Nuit d'Eté, qui relate la représentation de la pièce éponyme de William Shakespeare devant le peuple des Fées (qui voient donc des acteurs humains jouer leurs rôles !). Dans le premier volume de Sandman, Shakespeare avait passé un marché avec Morphée ; l'inspiration contre 2 pièces commandées. Dans cet épisode qui hisse la série au delà du simple cadre de la BD, une mise en abyme entre la pièce, les commentaires des Fées, ainsi que le drame qui se noue autour d'Hamnet, le fils de Shakespeare, tandis que ce dernier, stressé par la représentation, en est inconscient. Cet épisode fut très longtemps la seule BD a remporter un prix littéraire : le World Fantasy Award de la meilleure nouvelle.

La saison des Brumes : Après un repas particulièrement houleux avec ses frères et soeurs les Infinis, Morphée décide de sauver sa bien-aimée Nada qui croupit depuis 10 000 ans en Enfer (par sa faute). Dans le tout premier arc de la série, son voyage s'était mal passé, puisqu'il avait dû batailler avec un démon pour récupérer son casque, tandis que le maître des lieux, Lucifer, l'avait menacé de le tuer s'il remettait les pieds en Enfer. Morphée se prépare à livrer un combat ... qui n'a pas lieu, car Lucifer décide d'abandonner la direction de l'Enfer ! Il laisse Morphée le soin de donner les clés (littéralement) à un nouveau maître. S'en suit un défilé presque exhaustif des panthéons et forces primordiales.

Le volume est agrémenté d'une centaine de pages de bonus : entretiens avec Neil Gaiman, crayonnés, commentaire page par page du fameux épisode #19. La série concilie dès lors succès critique et commercial.

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Sandman 5

15 Décembre 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Sandman 5

J'attends chaque sortie de la réédition de Sandman avec beaucoup d'impatience. Ce tome 5 ne déroge pas à la règle avec un tome contenant des épisodes essentiels de la série.

Tout d'abord l'épisode "anniversaire" 50, le plus vendu de la série, se passant dans la Bagdad d'Haroun Al Rachid, au VIIème siècle après J-C. Le calife de la cité au sommet de sa gloire passe un marché avec le Roi des Rêves. La conclusion de cet épisode paru en 1993 a un écho particulièrement douloureux pour la Bagdad actuelle. Le dessin est assuré magistralement par Craig P. Russell.

La place centrale est prise par le story arc La Fin des Mondes. Victimes d'une sortie de route consécutive à une tempête de neige particulièrement virulente (au mois de juin ...) 2 collègues de bureau trouvent refuge dans une auberge, qui abrite des voyageurs échoués de différentes époques et dimensions. En attendant la fin de la tempête, les compagnons d'infortune racontent des histoires au coin du feu, un verre à la main.

Dream est cantonné à des caméos dans ces 6 épisodes, touchant à tous les styles de récit (une fable politique, une histoire d'horreur urbaine, un récit d'aventures ...). Les dessinateurs sont nombreux et ont des styles très variés, épousant parfaitement les tonalités différentes des histoires. L'arc se termine sur des double pages majestueuses et édifiantes, annonçant les évènements des prochains épisodes.

Sandman 5

Le tome comprend également l'adaptation de 2008 en mini-série de Dream Hunters (Les Chasseurs de Rêves), un "conte japonais" (créé de toutes pièces par Neil Gaiman) en prose illustré de 1994 illustré par Yoshitaka Amano (artiste japonais à l'origine des chara design sur les 6 premiers Final Fantasy et toujours à l'oeuvre sur les logos).Cette première version sera publié dans le tome 7 de Sandman d'Urban Comics. Craig P. Russel se charge une fois de plus du dessin, donnant un style très estampe japonaise à un récit onirique où Morphée joue encore une fois un rôle secondaire (mais déterminant).

Sandman s'impose encore une fois comme un sommet de la BD. Ce n'est définitivement pas votre comic book lambda, c'est un chef d'oeuvre intemporel.

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Game of Thrones : Contes et légendes des achevés

10 Décembre 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Critiques de jeu

Game of Thrones : Contes et légendes des achevés

Echaudés par la qualité moyenne des derniers jeux vidéo en date sur Game of Thrones, les fans de la série et GRR Martin lui-même (l'auteur des livres adaptés en série télé) attendaient beaucoup de la réappropriation de la licence par Telltale Games, qui a fait des merveilles sur 2 saisons de Walking Dead et sur Wolf Among Us.

Le projet a tout pour coller, car Telltale a montré son savoir-faire en termes de narration et d'univers pesants. Le premier épisode (sur 6) est à la hauteur de la tâche.

A l'instar de la série (et des romans), la narration est éclatée entre différents points de vue (situés à divers endroits de Westeros ... voire au delà). Le premier épisode nous propose d'incarner des personnages de la maison Forrester (une maison qui existe réellement dans la série, mais simplement sous forme de mentions), qui est directement touchée par les Noces Rouges. Comme dans la série (et les autres jeux de Telltale), chaque choix aura de lourdes conséquences ... La fin de l'épisode se termine sur un coup de théâtre, comme nous y ont habitué les romans et la série télévisée.

Si l’histoire est haletante, et l'univers bien respecté (avec l'apparition de nombreux acteurs qui se doublent eux-même), le jeu pêche un peu techniquement. On retrouve les ralentissements coutumiers des jeux du développeur, mais c'est surtout le rendu visuel qui étonne : les graphismes ont opté pour un style moins "cartoon" que les autres jeux de Telltale, avec des couleurs délavées (comme sur un tableau), ce qui rend très bien sur les panoramas mais beaucoup moins sur les personnages. Au sujet des personnages justement, il y a un décalage entre les personnages créés pour l'occasion et la représentation des vrais acteurs dans le jeu, qui est plutôt ratée.

De même, les membres de la famille Forrester font beaucoup penser aux membres de la famille Stark, en termes de caractérisation, voire de physique.

Un premier épisode très réussi, en espérant qu'il ne faille pas attendre aussi longtemps qu'entre 2 tomes du roman !

Game of Thrones : Contes et légendes des achevés
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Superman : Identité secrète

9 Décembre 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Superman : Identité secrète

Superman est un personnage qui se prête mal aux séries illimitées, mais qui se prête parfaitement aux séries limitées, qui sont parfois des chefs d'oeuvre.

Dont acte avec cet Elseworlds (une ligne de DC consacrée à des dimensions alternatives) que je n'avais pas encore eu l'occasion de lire. Le scénariste Kurt Busiek (Astro City, Marvels) avait envie de faire une série à partir d'un vieil épisode de Superman, où un garçon nommé Clark Kent découvre qu'il a les mêmes pouvoirs que son homonyme, dont il lit les aventures en comics, sur une Terre qui ressemble à la nôtre. Si Busiek n'a jamais pu réaliser son rêve, il a eu l'occasion de travailler sur un concept similaire, associé à Stuart Immonen au dessin (dans un style réaliste qu'il a abandonné depuis pour un style beaucoup plus cartoony).

Clark Kent est un adolescent, dont les parents trouvaient que c'était une excellente idée de l'appeler comme le célèbre super-héros. A chaque anniversaire, Clark reçoit des produits dérivés de Superman. A l'école, ses camarades ne manquent pas également de le railler. Mais un jour, il se rend compte qu'il a obtenu les mêmes pouvoirs ... Comment agir ? Cacher ses pouvoirs ou venir en aide au monde ? Est-il le seul au monde à avoir ces pouvoirs ? Et d'ailleurs, d'où lui viennent ces pouvoirs ?

Autant le dire tout de suite, l'important de ce récit n'est pas dans la résolution de ces problématiques. En dépit de quelques passages d'action, ce n'est pas un récit de Superman, mais sur Superman, et plus généralement sur la figure du super-héros. Le récit est intimiste, et s'intéresse bien plus aux états d'âme de Clark Kent qu'à ses exploits ou ses combats contre des super-vilains. Ce qui importe, c'est la vie d'un homme -presque- comme les autres (chacun des 4 épisodes s'intéresse à une période de sa vie), sa vie sentimentale, sa vision de l'humanité, ses doutes.

Un indispensable, à ranger aux côtés de All Star Superman ou de Kingdom Come.

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Tales from the Borderlands : Conte tes munitions

8 Décembre 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Critiques de jeu

Tales from the Borderlands : Conte tes munitions

Telltale continue à appliquer sa "fiction interactive", façonnée par les choix des joueurs, sur une nouvelle licence, après le succès de the Walking Dead et de Wolf Among Us (dans l'univers du comic book Fables)

La nouvelle licence choisie est très surprenante puisqu'il s'agit de Borderlands, la série de hack'n'shoot de 2K.
Le gameplay passe donc du FPS au "point'n'click" agrémenté de quelques QTE. L'univers est parfaitement respecté, avec des clins d'oeil aux autres épisodes de la série, et l'humour ravageur de la saga.

L'histoire prend place juste après Borderlands 2. Le premier épisode commence alors que le personnage que l'on incarne, est assommé par un assaillant. Il est traîné dans une grande où l'attende déjà ligotée une femme. Leur geôlier leur demande de leur parler de "Gortys". Le récit est raconté du point de vue des 2 personnages. Rhys est un employé d'Hyperion, qui suite à un refus de promotion, décide de saboter un deal commercial de son patron, et se rend sur Pandora pour récupérer une clé de l'Arche contre monnaie trébuchante. Fiona est quant à elle une arnaqueuse, qui espère bien ramasser une fortune avec un artefact contrefait ...

Même si on est évidemment loin des enjeux dramatiques de Walking Dead et Games of Thrones, l'histoire se laisse jouer sans aucun déplaisir, bien au contraire. La particularité est d'incarner 2 protagonistes (qui ne sont pas des Chasseurs de l'Arche, une fois n'est pas coutume), permet de changer les points de vue dans le récit des événements.

Ce premier épisode commence très fort, vivement la suite !

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Comics indépendants 5/5 : Trillium / Nightly News

6 Décembre 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

A côté de ses titres DC, Urban a une collection Indies, regroupant des titres des labels dit indépendants : Image, Boom, IDW, ... L'éditeur a proposé ces derniers mois des titres d'auteurs réputés pour des titres chez les 2 grands éditeurs.

Publier chez un éditeur indépendant (ou le label Vertigo) a le double avantage pour les auteurs d'être entièrement maîtres de leurs histoires (et de leur assurer des rentrées d'argent plus substantielles en cas de gros carton) et d'aborder des thèmes impossibles à développer chez un gros éditeur (double problème de la continuité et du large public visé)

Dont acte avec mes impressions sur 2 albums sortis ces derniers mois, qui ont pour particularité d'être entièrement réalisés par leurs auteurs.

Comics indépendants 5/5 : Trillium / Nightly News

Trillium est une histoire en 8 épisodes parue chez Vertigo et que l'on doit à Jeff Lemire (dont j'ai déjà vanté les mérites du Green Arrow et de son Animal Man).

En 3797, la botaniste Nika Temsmith recherche une plante dans les confins les plus reculés de l'espace connu. En 1921, l'explorateur anglais William Pike mène une expédition pour trouver un temple Incas aux propriétés salvatrices légendaires. Isolés à des années-lumière l'un de l'autre et alors que les murs de la réalité s'effondrent autour d'eux, ces deux âmes soeurs vont se rencontrer et vivre la dernière histoire d'amour de l'humanité ...

Trillium est un titre très intéressant, avec une histoire d'amour racontée sans niaiserie, et une mise en page très audacieuse (avec des pages délibérément à l'envers pour accompagner les récits parallèles des 2 protagonistes). Seul point qui pourrait rebuter les lecteurs intrigués, un dessin très particulier.

Comics indépendants 5/5 : Trillium / Nightly News

Nightly News est le récit qui a permis à Jonathan Hickman de se faire connaître dans le monde des comics. C'est une histoire parue à l'origine en 2007-2008 en 6 épisodes chez Image. Urban propose l'édition définitive (qui compte presque autant de bonus que de pages de BD). Depuis, Hickman est devenu un des principaux architectes de l'univers Marvel Now (même si je n'ai lu que ses premiers épisodes d'Avengers et de Fantastic Four).

Une organisation terroriste, la Première Église de la Fraternité de la VOIX, planifie l'assassinat de la caste des journalistes (et ceux de la FOX en particulier). Endoctrinés et déterminés, les membres de cette secte ont juré de faire taire à jamais le mensonge que diffusent à longueur de journée les médias.

Si Trillium peut éventuellement rebuter par son dessin, Nightly News est encore plus difficile d'accès. Au niveau du dessin, on ne peut pas réellement parler de dessin, on est plus proche de l'affiche, avec des dessins très statiques et répétitifs, et des phylactères tapés à la machine. On est plus dans le récit illustré que dans l'art séquentiel.

En ce qui concerne le récit, c'est une satire des médias américains, avec de très nombreuses références obscures pour un lectorat français, sur la manipulation des foules, agrémentée de des données statistiques sur la perception des médias, l'éducation, ... Le propos est intéressant mais assez aride. Les commentaires de l'auteur sont précieux pour appréhender sa démarche mais Nightly News reste un titre très difficile d'accès.

Comics indépendants 5/5 : Trillium / Nightly News

Urban a le mérite de proposer des éditions à très bon rapport qualité / prix de titres alternatifs et exigeants. Des titres comme ceux que j'ai présentés ici (et auparavant) ont le mérite de montrer que les comics ne sont pas que des histoires de super-héros se mettant des bourre pifs à durée de vie infinie.

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