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Green Arrow 1 : Machine à tuer

31 Juillet 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Green Arrow 1 : Machine à tuer

Green Arrow a eu droit aux honneurs de sa propre série au sein des New 52. C'était apparemment une très mauvaise série. Aussi il ne faut pas s'étonner qu'Urban ait commencé la publication dans Justice League Saga par l'épisode 17.

Qu'est-ce qui a changé entre temps ? Une nouvelle équipe créatrice, avec Andrea Sorrentino au dessin et Jeff Lemire au scénario (Animal Man, Justice League Dark et des titres Vertigo qui ne devraient pas tarder à paraître en français).. Le pari était de relancer une série moribonde, alors que la série télévisée chez la CW connaît le succès (assez mérité).. Le pari est réussi : les 2 auteurs ont fait d'une série de 3ème ordre un des meilleurs titres de DC.

Les 16 premiers épisodes sont balayés en l'espace de quelques pages : Oliver Queen perd son entreprise, sa fortune et ses proches après l'attaque éclair d'un ennemi inconnu, qui ne tarde pas à s'en prendre à lui en personne. Détail troublant :Komodo (puisqu'il n'hésite pas à se présenter lors de son assaut) se sert également d'un arc. Oliver, sévèrement blessé, ne doit son salut qu'à l'intervention d'un mystérieux aveugle, Magus. Ce dernier fait des révélations à Oliver sur son père et sur le fait que son naufrage sur l'île n'était pas fortuit.

L'histoire est vraiment haletante et le dessin est prodigieux, tant dans sa mise en page que par ses couleurs. La série justifiait à elle seule l'achat de la revue Justice League Saga, la séance de rattrapage en librairie est donc vivement recommandée. La suite paraîtra en plus dès octobre.

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Batman et Robin 1 : Tueur né

30 Juillet 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Batman et Robin  1 : Tueur né

Tueur Né est la réédition attendue en librairie du premier arc de Batman & Robin version New 52, après une première publication dans Batman Saga.

J'avais été positivement impressionné par la série lors de sa publication en kiosque, que je plaçais au même niveau que le Batman de Snyder & Capullo.

La première série Batman & Robin, scénarisée par Grant Morrison, suivait le duo composé de Dick Grayson (qui a remplacé Bruce Wayne durant son périple temporel) comme Batman et de Damian Wayne (le fils de Bruce et de Talia al Ghul, la fille du conquérant Ras al Ghul) qui devenait Robin.

Changement de concept dans la nouvelle série, puisque Bruce Wayne redevient Batman à temps plein. Le duo est donc composé du père et du fils.

Le combat contre le méchant est complètement accessoire par rapport à la construction difficile d'une relation père / fils entre Bruce Wayne l'intransigeant et Damian, qui veut bien faire mais doit réfréner les pulsions meurtrières héritées de ses années d'entraînement auprès de sa mère.

L'intrigue souffrait de l'étirement et du rythme mensuel des épisodes mais prend toute son ampleur dans ce TPB qui compile tous les épisodes. C'est une très bonne lecture, à la fois respectueuse du travail de Morrison et offrant une nouvelle approche de la dynamique entre les 2 personnages, liés par le sang mais aussi par une relation héros / sidekick.

Les numéros de la revue étant vendus à prix d'or, je ne peux que conseiller la lecture de ce premier album de la série. Avec la série vedette Batman, l'autre indispensable sur le Dark Knight version New 52 !

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Batwoman 3 : l'élite de ce monde

28 Juillet 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Batwoman 3 : l'élite de ce monde

Après un 2ème tome où il s'était cantonné au scénario, JH Williams revient pour cet arc au dessin, pour le plus grand plaisir des yeux.Toujours accompagné de W. Haden Blackman au scénario, il continue les aventures de Kate Kane, alias Batwoman.

Rappel des faits : dans les épisodes précédents, Batwoman faisait face à Medusa, une organisation criminelle qui enlevait des enfants à Gotham. La menace penche plus du côté de l'occulte que de la criminalité classique, voire super-vilaine qu'affronte Batman dans sa ville. En effet, les membres les plus illustres de Medusa sont issus des pires légendes urbaines, et un ennemi traditionnel de Batman, Killer Croc, est passé par une transformation physique particulièrement horrifique, même pour lui.

Dans ces épisodes, Batwoman ne tarde pas à découvrir que Medusa n'est pas une organisation, mais une personne. Si vous êtes un tant soit peu sensibilisé à la mythologie grecque, ce nom ne devrait pas vous être inconnu. Batwoman en arrive à la même conclusion et s'enquiert donc auprès de l'héroïne la plus à même de l'aider dans ce domaine.

L'histoire est plaisante à suivre, en dépit d'une fin assez expéditive (le mal des intrigues qui se construisent sur plusieurs épisodes avant de s'écrouler en quelques pages), mais ce qui remporte l'adhésion c'est une fois de plus la mise en page vertigineuse de JH Williams III, dont les planches sont une ode à l'art séquentiel. Mais outre le brio graphique, je retiens également le traitement fabuleux de l'héroïne. Batwoman est en effet un personnage très intéressant, à la psychologie fouillée et dont la sexualité est traitée de manière complètement naturelle. De même, en dépit de leur beauté, les héroïnes ne sont pas traitées sous l'angle du fan-service.

Si j'avais émis des doutes sur l'album précédent, je suis à nouveau complètement convaincu par cette série.

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Un (nouveau) tour d'horizon de la presse vidéoludique

25 Juillet 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Actu JV

Les vacances et l'arrivée de nouveaux titres dans la presse jeu vidéo m'ont incité à refaire un article sur le sujet, après des articles sur JV le Mag et Games.

Ces magazines se sont imposés comme des alternatives crédibles à Canard PC, plus en forme que jamais.

J'ai fait l'impasse sur Gen 4, car le prix prohibitif est rédhibitoire, d'autant que les maigres retours des lecteurs sont catastrophiques.

Un (nouveau) tour d'horizon de la presse vidéoludique

The Game est un magazine lancé par Link Digital Spirit, la boîte derrière la reprise de Jeux Vidéo Magazine. La revue est destinée aux trentenaires, contrairement à l'orientation très grand public de Jeux Vidéo Magazine. La cible est la même que celle de JV.

L'équipe est hétéroclite, et rassemble d'illustres journalistes, que ce soit dans la rédaction comme pour des tribunes (dont les contributeurs tourneront).. Le numéro revient en grande partie sur l'E3, avec des zooms sur plusieurs titres. Il y a également des dossiers sur Zelda A Link to the Past et Bioshock, un focus de 15 pages sur Assassin's Creed et les incontournables critiques (notées sur 10).

Commençons par les points forts : la maquette est très jolie, le papier de bonne qualité et le rapport nombre de pages / prix très compétitif. C'est un magazine qui dans sa forme est très agréable à lire (la mise en page n'est pas uniforme, il y a pas mal d'infographie et le ratio image / texte convenable).

C'est sur le fond que le bat blesse : en dehors des tribunes qui n'ont pas manqué de faire couler de l'encre (notamment celle de Jay), le contenu est très conformiste et le propos très (trop) policé : les critiques sont plutôt consensuelles et il n'y a pas de grosse prise de risque sur le choix des thèmes abordés. Très peu de place est faite à l'indé (à l'exception d'Ori & the Black Forest et de No Man's Sky qui ont tout de la "caution indé" comme Journey ou Braid en leur temps) et ce sont les grosses productions qui sont mises à l'honneur. Les 15 pages sur Assassin's Creed Unity donnent le sentiment désagréable d'être du publi-rédactionnel. A en croire l'auteur du dossier, cet épisode va tout révolutionner après des épisodes décevants (air connu ; chaque année, le nouvel épisode d'Assassin's Creed va tout changer avant d'être désavoué l'année suivante par les mêmes journalistes). Le background d'Assassin's Creed Unity, les articles sur Bioshock et Zelda 3 sont les formes condensées en articles de livres (dont la promo est faite ainsi gracieusement !).

J'achèterai sans doute le numéro 2 pour voir le contenu du magazine en dehors du contexte de l'E3 et parce que Games a montré qu'un magazine peut s'améliorer après un premier numéro décevant, mais en l'état actuel, l'objectif (officieux) de torpiller JV le Mag est loin d'être accompli.

Un (nouveau) tour d'horizon de la presse vidéoludique

Je serais plus rapide sur Jeux Vidéo News Magazine. Issu du même éditeur que Videogamer, je me demandais l'intérêt de sortir un magazine qui semble partager la même ligne éditoriale. En fait, le magazine s'adresse à un public très jeune, avec un parti pris très années 90 dans l'esprit : les rédacteurs sont sous pseudos ... et les notes sont sur 100 !

Et dans les faits, c'est un premier numéro calamiteux, au ton extrêmement puéril (il ne manque que les gros mots et les expressions familières qui étaient la marque de fabrique des journaux de l'époque !), et avec le contenu consternant de conformisme (un comparatif FIFA / PES, 6 pages sur le prochain Call of Duty). La couverture chargée donne le ton : les gros titres à venir, mais qui à l'intérieur sont cantonnés à quelques lignes (il est vrai que ces titres n'ont eu que des trailers à proposer à l'E3, auquel il n'est même pas fait allusion). Derniers clous sur le cercueil, le magazine annonce fièrement la présence de 6 posters (comme dans les années 90) et un concours pour gagner un scooter. De manière troublante, il semblerait que la première page Facebook du magazine ait été "malencontreusement" effacée, faisant disparaître du coup les commentaires négatifs sur une revue véritablement inutile. Il faut croire que la presse vidéoludique est un nouvel eldorado vu le lancement de ce titre qui rentre en concurrence directe avec l'autre magazine de Nickel Media, lui aussi sur une ligne ultra généraliste (le numéro d'été qui vient de sortir est un spécial FPS !).

Un (nouveau) tour d'horizon de la presse vidéoludique
Un (nouveau) tour d'horizon de la presse vidéoludiqueUn (nouveau) tour d'horizon de la presse vidéoludique

Petit retour sur les 3 magazines plus anciens, qui restent de bonnes qualités et réussissent à donner une couverture de l'E3 qui évite l'énumération. JV le Mag insiste sur des tendances, Games sur les indés et Canard PC fait des reviews toujours aussi agréables à lire en classant les jeux par genres.

En ce qui me concerne ces 3 magazines se complètement parfaitement et restent de bonnes lectures.

Quant à Role Playing Game Magazine dont je déplorais la dégringolade qualitative et la périodicité erratique, j'ai décidé d'arrêter les frais, d'autant que l'équipe historique a jeté l'éponge (et ne s'est pas occupée du dernier numéro en date, le 44, apparemment d'une qualité désastreuse).

Difficile de croire que tous ces magazines vont survivre. J'espère seulement que JV le Mag et Games ne souffriront pas de la concurrence (déloyale ?) de the Game.

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The Sixth Gun 1 : De mes doigts morts ...

19 Juillet 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

The Sixth Gun 1 : De mes doigts morts ...

En marge de ses titres DC, Urban puise régulièrement chez les indés des titres méconnus mais souvent notables. Dont acte avec Sixth Gun, une série qui paraît chez Oni Press.Il s'agit d'un titre de western. Peu de temps après la Guerre de Sécession, d'inquiétants cavaliers munis de pistolets aux pouvoirs magiques se mettent à la recherche d'un 6ème pistolet qui appartenait à Oleander Hume, un général sanguinaire qui avait pactisé avec les forces démoniaques. Ce général est porté disparu depuis la fin de la guerre, mais personne n'a jamais vu son cadavre.

Alors qu'ils viennent de mettre la main sur la 6ème arme après avoir tué son gardien, ils se rendent compte que sa fille a pris possession de l'arme (qui ne peut être maniée que par la première personne qui met la main dessus, jusqu'à sa mort). Le héros, Drake Sinclair, au passé mystérieux, part à la rescousse de la femme et tenter de déjouer le plan de la veuve du général, à qui les cavalier obéissent.

La série a été d'abord une mini-série de 6 épisodes avant de devenir une série illimitée suite à son succès. Du coup, ce premier arc est auto-conclusif et élimine une bonne partie des personnages. L'histoire est limpide et menée tambour battant par Cullen Bunn (qui travaille depuis pour les 2 gros éditeurs) et le dessin de Brian Hurtt, assez cartoony, fait mouche.

Une très bonne découverte, d'autant qu'Urban lui donne un coup de pouce supplémentaire en proposant ce premier tome au prix de 10€, prix de lancement jusqu'à la fin de 2014.

Le 2ème tome vient déjà de sortir en français et je compte l'acheter dans le courant de l'été.

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Aquaman 3 : La mort du roi

17 Juillet 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Aquaman 3 : La mort du roi

Suite aux événements du (très dispensable) crossover Le Trône d'Atlantis, Aquaman a pris ses distances avec la Justice League. Il décide de se recentrer sur son royaume sous-marin, même s'il a accepté de livrer son frère aux autorités de la surface. Sa politique de ne pas envenimer les relations avec la surface ne fait pas que des heureux parmi ses sujets. De plus, sa femme Mera a maille à partir avec la justice humaine, un de ses ennemis continue à vendre au marché noir les armes atlantes et si ce n'était pas assez, il va devoir faire face à une terrible vérité sur son passé ...

Le récit est vraiment trépidant, Geoff Johns ne cède pas trop à ses vieux démons (violence graphique) et le dessin de Paul Pelletier est classique mais remplit son office. Reconnaissons à Geoff Johns, véritable architecte de DC, le mérite d'avoir redonné du lustre à un personnage souvent moqué.

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X-Men 4 : Planète X

15 Juillet 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

X-Men 4 : Planète X

4ème et dernier volume de la réédition du run de Grant Morrison sur X-Men dans la collection Marvel Select (la gamme "budget" à couverture souple de Panini).

Le volume se compose de 2 arcs. Le premier s'intitule Planète X et dévoile le traître au sein de l'Institut Xavier. Son identité a fait couler beaucoup d'encre à l'époque, tant le personnage (une vieille connaissance) était méconnaissable : sadique et complètement accro au Kick (une drogue décuplant les pouvoirs mutants). C'était une interprétation tellement hors du personnage qu'il a été rapidement décidé que c'était un imposteur. A ma connaissance, on a jamais su ce qui était advenu du véritable personnage (depuis revenu bel et bien) et le trouble a été jeté quand un mutant avec la même apparence que l'imposteur est apparu (sans trop d'explications et de suivi).

Le 2ème arc se passe dans un lointain futur, alors qu'un X-Men passé du côté obscur traque ses anciens amis et convoite la Force du Phénix.

Si le dessin est au top sur ces épisodes (et avec seulement un dessinateur par arc), on ne peut pas en dire autant de l'histoire, pleine de décisions contestables. Contrairement à ce qui s'est passé sur ses épisodes de Batman, l'apport de Morrison a été rapidement balayé : les X-Men réintègrent leurs costumes colorés (mais les "uniformes" étaient sans doute plus une décision éditoriale de coller aux films plutôt qu'une initiative de Morrison), la mutanité triomphante a été effacée par House of M et l'apparition contestable du vilain a été retconnée sans ambiguités. Seul un personnage décédé l'est toujours à ma connaissance (je ne lis plus de X-Men depuis bien longtemps) et une relation amoureuse est restée en place quelques années durant.

Les épisodes de New X-Men ne font pas partie de mes travaux préférés de Grant Morrison. Reste qu'il a tenté de dépoussiérer une licence qui était tombée dans la routine et qui n'a pas tardé à retomber dans le conformisme (la "Révolution" des épisodes post-Morrison a consisté à remettre les costumes et à appeler des vieilles gloires comme Claremont) et que ses épisodes aussi décriés soient-ils valent bien mieux que l'atroce run de Chuck Austen sur l'autre série X-Men.

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La saga Jojo's Bizarre Adventure (3) : Stardust Crusaders

11 Juillet 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Mangas

Héros: Kujo Jotaro

Lieux : Egypte et Asie
Période: 1989
Volumes (numérotation originale) : 1
2-28

Dates de publication au Japon : 1989-199

La saga Jojo's Bizarre Adventure (3) : Stardust Crusaders

La 3ème partie de Jojo's Bizarre Adventure est de loin la plus populaire de la saga, et celle qui a permis de faire connaître le titre en dehors du Japon.

1989. Joseph Joestar rend visite à sa fille Holly, installé au Japon depuis son mariage avec un musicien. Holly est préoccupée, car son fils Jotarô s'est constitué prisonnier, prétendant être possédé par un esprit maléfique. Au même moment, des chasseurs d'épave découvrent un cercueil richement décoré dans l'océan. 3 lettre sur le cercueil :

D I O.

La 3ème partie introduit le concept des Stands, des manifestations psychiques, octroyant aux manieurs des pouvoirs très divers. Les combats deviennent plus psychologiques, car avant de vaincre l'ennemi (et d'éviter la mort), il faut percer les secrets des Stands et être le plus malin. Il faut d'autant plus faire attention qu'il n'y a pas un profil type de manieur de Stand : homme ou femme, jeune ou vieux, voire un animal !

Si l'histoire est très classique (un périple en Asie et en Egypte avec de nombreux combats), le fond est particulièrement intense, avec des combats très tendus psychologiquement. Si certains ennemis sont idiots et presque inoffensifs, certains, notamment vers la fin, sont particulièrement redoutables et sérieux.

On retrouve la violence outrancière des 2 premières parties, beaucoup d'humour (du moins jusqu'aux 3 derniers tomes) et des personnages hauts en couleur. Dio est plus charismatique que jamais et Jotarô s'impose comme un héros puissant, stoïque, volontiers enclin à la violence, mais qui ferait tout pour ses amis.

La saga Jojo's Bizarre Adventure (3) : Stardust Crusaders

Influences : En plein âge d'or du Shônen Jump, Araki n'a plus grand chose à prouver. Les influences de Ken s'éloignent encore un peu plus : si Jotarô reste aussi massif que son grand-père et son arrière-arrière-grand-père, il a aussi plus de grâce. Selon l'auteur, les 2 inspirations pour Jotarô sont Kenshiro ... et Prince ! Les références musicales sont également légion. Les Stands portent les noms des cartes du Tarot marseillais puis de dieux égyptiens. Il y a beaucoup d'allusion aux films d'horreur des années 80, avec des passages très inspirés de Freddy Krueger, Chucky ou the Mist.

Postérité : La postérité de la série pour Jojo même est très importante, puisque les Stands sont restés dans les parties suivantes et leur mythologie a été renforcée, alors que l'Onde est tombée dans l'oubli. Jotarô a un rôle important dans les parties 4 et 6. L'ombre de Dio plane également sur la suite.

Stardust Crusaders est la saga qui a été la plus déclinée en produits dérivés : 2 jeux vidéos (un RPG sur Super Nintendo et un jeu de combat 2D par Capcom sur arcade / PS One / Dreamcast) et une présence appuyée dans All Star Battle, des personnages jouables dans les Jump Superstars. Il y a eu 2 séries d'OAV, de 1993 (reprenant sommairement la partie en Egypte) et 2003 (la traversée de l'Asie, là aussi de manière sommaire). Une nouvelle série passe en ce moment (en VOSTFR sur crunchyroll) et reprend de manière exhaustive l'histoire (le 14ème épisode vient d'être diffusé au moment où j'écris ces lignes et ne comprend que la première partie de Justice), dont je suppose qu'elle dépassera les 26 épisodes de la première saison (qui reprenait les 2 premières sagas).

L'idée des Stands a été reprise dans des mangas comme Shaman King et des jeux vidéos comme les Persona (même si l'idée de la Persona a été reprise des travaux du psychanalyste Carl Jung). Hisoka d'Hunter x Hunter aurait sans doute été très différent sans Dio, et l'identité visuelle de Yugioh doit beaucoup au titre. CLAMP et Sho-U Tajima sont de grands fans autoproclamés.

La popularité du titre va au delà de la sphère manga, avec des meme Internet comme WRYYYY et l'attaque finale de Dio sur Jotarô (ZA WALDU, les couteaux et le rouleau compresseur). Il y a même une référence dans la série télévisée Heroes (un des personnages a le même pouvoir que Dio, et nargue ses adversaires en leur criant MUDA MUDA MUDA)

La saga Jojo's Bizarre Adventure (3) : Stardust Crusaders
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Stardust Crusaders 12-16

7 Juillet 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Mangas

Stardust Crusaders 12-16

J'avais laissé de côté les chroniques tome par tome de Stardust Crusaders, même si je continuais évidemment à (re)lire la 3ème partie de JoJo.

C'est à partir du tome 12 que l'équipe parvient enfin jusqu'au manoir de Dio. Les combats d'anthologie se succèdent, et toute la bande à Jotarô paie de sa personne, voire plus. Les combats contre Pet Shop et Vanilla Ice sont particulièrement tendus et sanglants.

Les 2 derniers tomes sont consacrés au combat final contre Dio. Plutôt que de lui rentrer dans le tas, il faut d'abord percer le secret des pouvoirs de the World. Le paroxysme du combat gagné par la réflexion et la patience plutôt que par la force brute. Dio est le plus fort, non seulement par les pouvoirs de son Stand mais aussi par sa nature de vampire.

La conclusion de Stardust Crusaders est à la hauteur d'une troisième partie qui a fait exploser la popularité du titre au Japon, et au delà.

Stardust Crusaders 12-16
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Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre

6 Juillet 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Critiques de jeu

Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre

En ce centenaire de commémoration de la Première guerre mondiale, on ne peut pas dire que le monde du jeu vidéo participe à ce devoir de mémoire. Plusieurs explications à cette désaffection des éditeurs pour ce conflit. Ce fut un conflit marqué par la guerre de position, donc difficile à retranscrire en jeu d'action (à part en simulateurs d'aviation) et pas aussi manichéen que la Seconde guerre mondiale, où les méchants ne sont pas aussi clairement définissables que les Nazis et le Japon impérial. De même il n'y a pas eu de réelles batailles décisives (à part les offensives meurtrières de début de conflit). Une guerre dont les "sommets" sont Verdun et la Somme, soit des combats de plusieurs mois pour quelques dizaines de kilomètres (et au prix de centaines de milliers de morts), ne sont pas vraiment idéales pour une retranscription en mouvement.

Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre

il s'agit du 2ème jeu hors Rayman à utiliser le Ubi Framework. Child of Light a été bien plus médiatisé, alors que ce jeu est bien plus méritant. C'est en effet un des rares jeux à parler de la Première Guerre Mondiale.

Le jeu mêle plusieurs gameplay : point'n'click, infiltration, phases en véhicule, combats de boss et même jeu de rythme. Le design un peu naïf fait penser à du franco-belge (et ça passe très bien en mouvement), et l'ambiance sonore mêle musique classique, morceaux au piano, narrateur classieux et des personnages qui s'expriment sommairement dans leurs langues natales. Le ton est sensible et humaniste (comment des soldats confrontés à l'horreur fondent aussi des relations de camaraderie, qui transcendent parfois les camps, et bien sûr les interactions avec le chien), mais n'occulte en rien la violence et l'absurdité de la guerre (les gaz de combat, les destructions, les tranchées). Le "stage" du Chemin des Dames est très symptomatique du caractère particulier de cette guerre avec son gameplay uniquement basé sur la fuite en avant alors que les PNJ tombent comme des mouches. En dépit de la gravité des évènements, le propos n'est pas tire-larmes et n'est pas là pour choquer à tout prix. Il y a bien sûr des morts, des tragédies, mais aussi quelques moments plus légers.
L'histoire est un peu cousue de fil blanc (les péripéties des personnages jouables sont un peu rocambolesques et les rebondissements parfois peu crédibles) et met en scène les "grands" moments du conflit sur le Front Ouest. Même s'il y a quelques moments d'héroïsme (prendre une position d'artillerie, venir en aide à des civils), ce n'est clairement pas le cœur du titre, qui montre comment des gens ordinaires vont se retrouver happés dans la folie meurtrière de la guerre et se raccrocher à l'espoir de retrouver une vie normale. Des "soldats inconnus" qui n'ont pas flanché malgré l'horreur.

Soldats Inconnus : Mémoires de la Grande Guerre

Il n'y a pas de gentils ou de méchants. Ainsi on doit échapper tour à tour aux Français et aux Allemands. Si méchants il doit y avoir (hormis un boss tout droit sorti de Sonic), ce sont les officiers qui envoient leurs hommes à la mort pour des résultats incertains. Le refus du manichéisme est tout à l'honneur d'Ubi, et s'inscrit dans l'esprit des commémorations officielles : célébrer la paix de l'Europe 100 ans après (même s'il a d'abord fallu revivre une autre guerre mondiale qui a porté encore plus loin l'atrocité contre le genre humain)
Ce n'est pas le jeu de l'année car il n'y a pas réel challenge et quelques passages cassent le rythme (les passages en jeux de rythme, quelques énigmes), mais c'est sans doute le jeu qui a su saisir le mieux la tonalité de cette guerre et rendre hommage aux millions de personnes sacrifiées aux horreurs de la guerre. Un jeu qui participe au devoir de mémoire.

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