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Joker Anthologie

31 Mars 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Joker Anthologie

Urban Comics nous livre une nouvelle anthologie dans la lignée des précédentes consacrées à DC, Superman et Batman. Cette fois-ci, ce volume est consacré au Joker. Ces épisodes nous montrent comment un meurtrier qui ressemblait incidemment à la carte à jouer est devenu le vilain le plus craint et meurtrier de DC (alors qu'il n'a aucun pouvoir). Comme dans les autres anthologies, toutes les périodes sont représentées : les débuts sombres, avant un rapide adoucissement (le Joker acquiert son côté extravagant) qui culmine dans les années 1960 où il devient un bouffon inoffensif (dans l'esprit de la série live, même si le Joker se fait voler la vedette par le Sphinx). Dans les années 70, retour à un Joker meurtrier, mais qui garde son sens de l'humour (macabre). Dans les années 80, suite à the Killing Joke et Death in the Family, le Joker meurtrier de masse est définitivement installé. Les différents épisodes sont introduits par de petits textes expliquant le choix de ces épisodes, et leur influence sur les adaptations ultérieures du personnage (notamment la version immortalisée par Heath Ledger dans le film de Nolan).
A l'instar des autres anthologies, j'ai une préférence particulière pour les épisodes dessinés par Carmine Infantino et surtout Neal Adams. Conjointement à ce nouvel album très intéressant, je conseille à ceux qui voudraient approfondir le personnage de lire the Killing Joke (qui vient de ressortir chez Urban) et Le Deuil de la Famille pour avoir la dernière itération (encore plus effrayante si cela est possible) du Clown du Crime.

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Bioshock Infinite : Tombeau sous-marin [ATTENTION SPOILERS]

30 Mars 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Critiques de jeu

Bioshock Infinite : Tombeau sous-marin [ATTENTION SPOILERS]

Quand j'ai su que des DLC solo étaient prévus pour Bioshock Infinite, mon GOTY de 2013, j'ai été très content. J'ai même pris le Season Pass. Le premier était un pack de défis, que j'ai à peine touché. Mais les 2 épisodes de Tombeau Sous-Marin, un vrai DLC scénarisé, m'intéressait bien plus.

Tombeau Sous-Marin débute alors que Booker deWitt, installé comme détective privé à Rapture, au fait de sa gloire, reçoit la visite d'Elizabeth, un peu plus âgée que dans Infinite (et au look bien plus femme fatale). Elle veut engager Booker pour retrouver Sally, une fillette qui a disparu mystérieusement. Les 2 personnages ne tardent pas à chercher sa trace au grand magasin Fontaine, un bâtiment plongé dans les profondeurs de l'océan et qui abrite Atlas et ses hommes, bannis de Rapture par Andrew Ryan et qui cherchent à revenir dans la cité.

Le premier épisode du DLC, Tombeau sous-marin, ne valait clairement pas son prix de 15€. Après 2h de (nouvelle) prise de contact avec Rapture et un affrontement épique contre une vieille connaissance, la partie s'achevait abruptement sur un twist haletant. Mais ce week-end, j'ai fait le 2ème épisode, qui est bien plus long et intéressant. L'histoire joue à 100% la carte du fan-service, mais apporte de nouveaux éclairages à l'univers :

SPOILERS

L'histoire lie Bioshock et Bioshock Infinite, confirmant la tendance observée à la fin d'Infinite (la scène des phares et la téléportation des 2 protagonistes dans Rapture) et les allusions contenues dans certains Voxophones de Fink.

On découvre ainsi dans ce 2ème épisode que Fink et Suchong ont échangé des informations, notamment sur le lien entre les Petites Soeurs et les Big Daddies, émulant la relation Elizabeth / Songibird.

Dans un retcon relativement bien maîtrisé, on découvre aussi que c'est Elizabeth qui est responsable des évènements qui ont conduit au premier Bioshock : le retour d'Atlas à Rapture et le déclenchement de la guerre civile, le Would You Kindly et les actions de Jack (le héros du premier Bioshock)

On a également l'occasion de revoir 2 scènes importantes des 2 jeux sous un autre angle : dans Infinite, j'ai été de ceux qui condamnaient la tentative d'assassinat du fils de Fink par Daisy Fitzroy comme un point de non-retour pour la révolutionnaire (interrompue par son exécution par Elizabeth). On découvre qu'il s'agit d'un marché entre les Lutèce et Fitzroy pour qu'Elizabeth accomplisse sa destinée. On vit également en direct la mort karmique de Suchong par un Big Daddy (évènement uniquement vécu par le biais d'un magnéto dans Bioshock).

Le gameplay est assez différent des autres jeux car il faut privilégier l'infiltration (Elizabeth est peu douée avec les armes à feu, elle transporte moins de munitions que Booker et encaisse très mal les coups). Mais le jeu n'est pas non un pur jeu d'infiltration car le Plasmide Petit Voyeur facilite grandement les choses (quand on a les upgrades) : même aux pieds de l'ennemi et en faisant du boucan, tant qu'on est invisible on ne risque rien.

Au niveau esthétique, c'est toujours du très bon niveau, avec quelques nouveaux lieux pittoresques, même si évidemment l'univers est un peu plus étriqué que sur les autres épîsodes.

Je conseille ce DLC, mais si on a pas pris le Season Pass, vaut mieux attendre une baisse de prix : le premier est bien trop cher (15€ pour 2 h de jeu, c'est moins cher que Ground Zeroes cela étant dit ) et il faut absolument faire le deuxième dans la foulée si on est fan de la licence (il coûte aussi 15€ mais dure environ 8h).

J'espère que la licence ne pâtira pas de la fermeture d'Irrational Games, même si on peut également supposer que Ken Levine en a définitivement avec Bioshock.

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Captain America : Le Soldat de l'Hiver

29 Mars 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Cinéma

Marvel Studios continue à étoffer méthodiquement son univers cinématographique avec ce 2ème épisode consacré à Captain America. Ce 2ème film, que l'on doit aux frères Russo (réalisateurs et producteurs exécutifs sur la série Community), s'inspire des épisodes magistraux d'Ed Brubaker sur le comic book consacré au héros étoilé.

Le premier était une excellent surprise, un film empreint d'un esprit pulp tout à fait réjouissant. A la fin du film, Cap était décongelé et se réveillait à notre époque. Il a eu la peine le temps de souffler qu'il participe à la création des Avengers et repoussait une invasion extraterrestre.

Après Iron Man et Thor, c'est donc Captain America qui doit faire face à de nouveaux défis. Le début du film est d'ailleurs très sombre et pessimiste (surtout par rapport aux autres films de la phase 2 de Marvel Studios), avec un Cap en plein doute : il supporte de moins en moins d'obéir aux ordres du SHIELD, d'autant que Nick Fury fait preuve de dissimulation et d'une ambiguité morale contraire aux idéaux de Captain America, né à une époque où la distinction entre le bien et le mal était plus nette. Cependant, le côté action reprend vite ses droits, et les scènes pyrotechniques et de combats s'enchaînent sans temps morts. Les touches d'humour sont plus subtiles que dans Iron Man 3 et Thor 2, et le film est le plus sombre et "sérieux" de tous les films Marvel.

L'histoire est extrêmement dense, mâtinée d'espionnage, et entraîne de grosses conséquences pour l'univers cinématographique et télévisuel de Marvel. Elle est par contre assez prévisible pour les lecteurs du comic book : certains rebondissements tombent un peu à plat, mais rien de grave.

Le premier était un très bon film, le deuxième l'est tout autant, même s'il n'est pas du tout dans le même esprit. J'attends maintenant de voir avec impatience le prochain film de Marvel Studios, Guardians of the Galaxy, avant le choc Avengers Age of Ultron l'année prochaine.

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Batman : un deuil dans la famille

24 Mars 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Batman : un deuil dans la famille

Suite à la rédaction d'un article sur Le deuil de la famille (Death of the Family en VO), voici l'article que j'avais écrit sur l'histoire qui en est l'inspiration.

A Death in the family est un arc issu de Batman 426-429, par Jim Starlin (scénario) et Jim Aparo (dessin) en 1988-1989. Il s'agissait de la première fois où les lecteurs ont été mis à contribution pour décider de l'issue de l'histoire. Les lecteurs (américains) étaient invités à téléphoner à un numéro pour dire si un personnage devait vivre ou mourir.

Depuis que Dick Grayson a pris son indépendance vis-à-vis de Bruce Wayne et oeuvre désormais sous le nom de Nightwing, le rôle de Robin a été repris par Jason Todd, beaucoup plus tête brûlée que Dick, et impopulaire parmi les lecteurs. Quand l'arc commence, Robin est décidément très perturbé par des soucis personnels, au point que Batman lui demande de prendre du repos. En passant près de son ancien immeuble, une ancienne voisine lui confie un carton de souvenirs appartenant à ses parents (décédés alors qu'il était enfant). Jason découvre que sa mère n'est pas sa mère biologique. En quête de sa mère aux 4 coins du monde, sa route croise celle du Joker, poursuivi par Batman ... Rencontre fatale !

L'histoire paraît un peu cousue de fil blanc, avec un nouveau twist pour épargner le Joker puisqu'il devient l'ambassadeur à l'ONU de l'Iran. Le parti pris politique est particulièrement crapuleux, à mon humble avis (même si l'Iran n'est certes pas un pays à la bonne réputation diplomatique).Le récit est cependant limpide et le dessin classique mais efficace. Les couvertures de Mike Mignola sont superbes. En tout cas, DC n'a pas fait dans la demi-mesure pour enterrer Jason Todd, victime d'une mort particulièrement atroce et qui replaçait définitivement le Joker dans la catégorie des psychopathes peu de temps après the Killing Joke.

L'album est complété par le crossover Teen Titans / Batman A Lonely Place of Dying : Tim Drake, un adolescent de 13 ans, qui a découvert par déduction les identités civiles de Nightwing et Batman, tente de persuader Dick de reprendre le rôle de Robin auprès de Batman, beaucoup plus brutal et moins attentif à sa sécurité personnelle depuis la mort de Jason. Las, Batman rejette leur aide tandis que Double Face refait des siennes. Si cet arc marque les débuts de Tim Drake, il ne deviendra officiellement Robin que l'année suivante. Là aussi, l'histoire est bien dessinée (Jim Aparo et George Perez, 2 dessinateurs au long cours) et se laisse suivre sans déplaisir, malgré un premier degré constant. On sent tout le poids de Dennis O'Neil et Neal Adams, remis en question par la nouvelle vague de dessinateurs / auteurs qui formeront Image.

Le récit en lui-même n'a rien d'exceptionnel, mais c'est sa postérité qui en fait un tournant capital dans l'histoire de Batman : la mort de Jason Todd est le pire échec de Batman et l'un de ses plus grands traumatismes (avec son dos brisé par Bane dans Knightfall). Jason Todd est depuis revenu à la vie, particulièrement vindicatif, en 2006 (dans l'arc Under the Red Hood, adapté en film d'animation). Tim Drake s'est imposé là où Jason a échoué, puisqu'il est resté Robin jusqu'en 2009 (avant de céder sa place à Damian) et il a eu les honneurs d'une série.

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Grant Morrison présent Batman 7 : Batman Incorporated

22 Mars 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Grant Morrison présent Batman 7 : Batman Incorporated

Avant dernier tome de la publication en TPB du run de Grant Morrison sur Batman, consacré cette fois aux 8 premiers épisodes de Batman Incorporated (pré New 52) et au prologue de la série New 52 du même nom. Les 4 premiers épisodes avaient été traduits par Panini peu de temps avant leur perte des droits de publication de DC, et Urban Comics avait pris la suite dans Batman Showcase 1.

Dans le tome précédent, Bruce Wayne, revenu à son époque, a annoncé sa volonté de financer des "Batmen internationaux", au sein d'une véritable multinationale appelée Batman Incorporated. Tandis que Dick Grayson et Damian continuent à assumer les rôles de Batman et Robin à Gotham, Bruce Wayne est parti aux 4 coins du globe pour recruter des alliés (dont certains étaient réapparus dans l'Ile de Mr Mayhew) qui ne seront pas de trop face aux menaces internationales. Les ennemis traditionnels de Batman brillent donc complètement par leur absence, remplacés par des ennemis tout aussi hauts en couleur, et parfois issus de récits obscurs déterrés par Grant Morrison, véritable maniaque de la continuité.

Les arcs sont relativement courts, mais établissent la menace d'un nouveau syndicat du crime international, Léviathan, qui semble s'attaquer personnellement à Batman Incorporated. L'identité de son chef est d'ailleurs dévoilée à la fin de Leviathan Strikes et s'ancre bien dans le travail du scénariste sur le personnage.

On ne change pas une formule qui marche : relecture de la figure de Batman, réinterprétation de concepts de l'Age d'Argent (les Batmen internationaux, des méchants hauts en couleurs mais sinistres) et trame au long cours qui gagne à être relue. L'histoire se lit avec beaucoup de plaisir, d'autant que les différents dessinateurs sont très bons (notamment Yannick Paquette et Chris Burnham), à l'exception de l'épisode en 3D particulièrement raté.

Le prochain tome, prévu en mai, devrait compiler les épisodes de Batman Inc déjà publiés dans les Batman Saga Hors Série 2 à 4 (les 3 et 4 ont déjà été critiqués) et clore un run au long cours exigeant mais exceptionnel.

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Batman : Le deuil de la famille

18 Mars 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Batman : Le deuil de la famille

Après la Nuit et la Cour des Hiboux, Scott Snyder et Greg Capullo confrontent Batman au retour de son ennemi juré, le Joker. Absent depuis le premier numéro de Detective Comics, où il avait laissé le Taxidermiste arracher son visage. Le Joker revient en force : il récupère son visage au commissariat de Gotham, massacrant tous les policiers présents. Plus effrayant que jamais (d'autant qu'il porte son visage comme un masque au dessus de son crâne écorché), le Joker ne compte pas en rester là, et veut s'en prendre à tous les proches de Batman. Le titre de ce nouvel crossover dans les titres gravitant autour de Batman (à l'exception notable de Batman Incorporated et de Batwoman) fait référence à Death in the Family, une célèbre histoire des années 1980 où Jason Todd, le 2ème Robin, mourrait sous les coups du Joker. Ce décès tragique est resté l'un des pires traumatismes de la carrière de Batman.

A l'origine, l'arc a été publié dans la revue Batman Saga, qui contenait également les épisodes des autres séries concernées par les événements. Ils n'avaient pas grand intérêt (et consistaient à l'installation d'un climat de terreur psychologique par le Joker, qui menaçait les proches des alliés de Batman), mais permettaient d'approfondir les dégâts de la nouvelle offensive de Joker contre Batman. Cet album regroupe les épisodes de la série Batman et les back up (compléments) montrant l'implication des autres ennemis traditionnels de Batman dans ce nouvel assaut du Joker.

J'avais dit au sujet de cette histoire que j'avais été un peu déçu par sa conclusion, quand je l'avais lue dans les revues. En relisant le tout, je revois mes impressions à la hausse. Scott Snyder apporte une brillante lecture des relations particulières entre Batman et le Joker, et place la menace du Joker sur un plan plus psychologique. Batman est repoussé dans ses derniers retranchements pour déjouer un ennemi imprévisible, et qui semble toujours avoir une longueur d'avance. La principale question posée par les plans du Joker est : connaît-il la véritable identité de Batman et de ses alliés ?

La conclusion est délibérément ouverte, et montre que si Batman est sorti victorieux de sa confrontation avec son ennemi, il n'en sort pas indemne.

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South Park Le Bâton de la Vérité : Le Seigneur des anaux

17 Mars 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Critiques de jeu

South Park Le Bâton de la Vérité : Le Seigneur des anaux

South Park Le Bâton de la Vérité est l'adaptation de la célèbre série animée en RPG par le studio Obsidian (derrière de nombreux jeux du genre comme Fallout New Vegas et Alpha Protocol). Le jeu, qui aurait dû être distribué par THQ, a échu à Ubisoft après la disparition de l'éditeur américain. Après de nombreux reports, le jeu est enfin sorti en ce début de mars 2014.

South Park Le Bâton de la Vérité : Le Seigneur des anaux

Le jeu commence avec le déménagement du Nouveau (le joueur) à South Park. A peine arrivé dans sa nouvelle maison qu'on est mis dehors par ses parents, incité à se faire de nouveaux amis. On ne tarde pas à rencontrer Butters, qui se présente comme un paladin au service du grand sorcier Cartman. Ce dernier a engagé ses forces contre l'armée du Grand Elfe Juif Kyle pour le contrôle du Bâton de la Vérité.

Mais ce combat entre les enfants de South Park cache un danger plus grand encore ...

Le jeu a bénéficié de la participation des créateurs de la série, et cela se voit dans la retranscription de la licence dans le jeu. D'un point de vue de l'esprit et du visuel, on est en plein South Park. L'histoire est bourrée de références et du mauvais esprit de la série, mélange de vulgarité, de violence et de fluides corporels divers. Tous les personnages de South Park font leur apparition à un moment ou un autre.

La version européenne des jeux console a subi une censure assez absurde, mais détournée de façon astucieuse. Ce respect de la licence est une des plus grosses forces du jeu : on rigole très souvent de bon coeur devant le déferlement d'humour outrancier.

D'un point de vue technique, c'est une véritable réussite, on a l'impression d'être dans un épisode de la série. C'est un vrai tour de force, même si la technique n'a jamais été le point fort de la série. Les musiques donnent un caractère épique à une aventure qui est avant tout un jeu d'enfants.

South Park Le Bâton de la Vérité : Le Seigneur des anaux

Le jeu est un RPG en bonne et due forme : dès le début du jeu, on doit choisir une classe parmi 4 : combattant, mage, voleur ... ou Juif ! Dès le départ, le ton est donné ! Il faut équiper le personnage comme dans tout RPG : arme de mêlée, arme de jet, équipement pour la tête, armure et gants. Les pièces d'équipement sont customisables avec des patches, octroyant de nouvelles capacités à des armes qui en possèdent parfois.

Les combats se déclenchent quand on aborde (ou est abordé) par les ennemis sur la carte et se déroulent à 2 : le personnage et un allié (parmi des personnages bien connus de la série). A l'instar des Paper Mario, les attaques se basent sur le timing. Les techniques sont déjantées et dignes de la série (des invocations délirantes, des magies à base de pets). La clé des combats repose sur les altérations d'état. Mais comme on est dans South Park, ces altérations sont particulièrement graphiques et peu ragoûtantes : les personnages peuvent saigner abondamment et vomir leurs tripes.

Le jeu possède de nombreuses quêtes principales et secondaires, débloquant des objets et des "demandes d'amis" sur le Facebook du Nouveau.

Dans l'esprit parodique de la série, le jeu se moque de certains clichés des RPG, notamment le mutisme du héros.

South Park Le Bâton de la Vérité : Le Seigneur des anaux

La carte du jeu, essentiellement cantonnée à la ville de South Park, indique les quêtes et possède des points de voyage rapide. Sinon, le personnage circule à pied dans South Park et dans les différents "donjons" (très linéaires) du jeu. Les environnements sont remplis d'objets à ramasser, de coffres et de pièges à déclencher pour neutraliser les ennemis avant même de les engager en combat. Il y a quelques passages nécessitant d'utiliser ses compétences ou celles de ses alliés pour progresser.

South Park Le Bâton de la Vérité : Le Seigneur des anaux

Le jeu possède quelques petits défauts : je regrette l'absence de la VF, très réussie et à laquelle je suis habitué. Mais cette déception est vite oubliée vu que le doublage original est très amusant.

En difficulté normale, le jeu est relativement facile : une fois qu'on a compris qu'il faut régulièrement changer d'équipement et qu'il faut privilégier les altérations d'état, on réussit les combats sans problème, d'autant que les objets de soin sont abondants.

Enfin, le jeu est relativement court et très linéaire, d'autant plus pour un RPG : en faisant la majorité des quêtes secondaires, j'ai fini le jeu en une douzaine d'heures. 12h c'est assez peu, mais elles sont bien remplies, avec son lot de passages d'anthologie. Si le jeu avait duré plus longtemps, il y aurait peut-être eu des problèmes de rythme.

South Park Le Bâton de la Vérité : Le Seigneur des anaux

Pour reprendre une expression chère à Cartman, ce jeu troue l'cul ! C'est une des meilleures adaptations de licence en jeu vidéo, qui respecte parfaitement l'esprit de la licence (dans son mélange d'humour satirique et de mauvais goût absolu, sans tabou ni censure -encore que dans ce cas précis ...) tout en étant un jeu efficace par lui-même. Un jeu qui s'adresse avant tout aux fans de la série, qui sont nombreux et qui ne peuvent décemment pas passer à côté !

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Veronica Mars : Le Film

15 Mars 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Cinéma

Veronica Mars : Le Film

Même si j'ai mis dans la présentation de mon blog que j'allais parler de cinéma, je me rends compte que je n'en ai jamais rien fait. Je me sens effectivement moins apte à parler de cinéma, même si je vais régulièrement dans les salles obscures et que je visionne régulièrement des films en DVD / Bluray. Aussi, à l'instar de mes lectures et des jeux vidéo, je ne m'attarderai ponctuellement que sur des films qui m'ont marqué, en bien ou en mal, et qui peuvent remplir un article.

Dont acte avec mes impressions sur le film Veronica Mars, sorti hier en VOD en France (et au cinéma dans quelques pays, dont les Etats-Unis évidemment).

A l'origine, Veronica Mars est une série télévisée qui a duré 3 saisons, de 2004 à 2006, et diffusée en France sur M6. Cette série racontait les mésaventures de Veronica Mars, une lycéenne de Neptune, une ville californienne où les tensions sociales sont vives (entre les privilégiés et les plus pauvres). Avant le début de la série, Veronica a vu sa meilleure amie Lilly se faire sauvagement assassiner, son père le shériff renvoyé après avoir accusé sans preuves solides Jake Kane, le père de Lilly et accessoirement magnat de l'informatique. Enfin, Veronica a été violée après avoir été droguée lors d'une fête lycéenne. Veronica, tout en cherchant l'assassin de son amie,continue à aller au lycée (où ses amis sont devenus ses ennemis) et aide son père dans son agence de détective privé, mettant souvent la main à la pâte et résolvant ses propres affaires.

La série valait surtout pour l'interprétation parfaite de son actrice principale,Kristen Bell. Après la série, elle a continué une carrière honorable, même si elle n'est pas devenue l'énorme star que certains prédisaient.

En 2013, le créateur de la série Rob Thomas, lance un kickstarter pour achever sa série (finie sur un cliffhanger particulièrement sombre) sous forme de film. C'est un énorme succès, et Warner Bros donne son accord. Rob Thomas, ainsi que les acteurs principaux de la série, y participent.

Voici justement mes impressions sur le film.

9 ans après son départ de Neptune (et les événements de la saison 3), Veronica Mars est partie vivre à New York, est en couple avec Piz (apparu dans la saison 3 et au coeur d'un triangle amoureux entre lui, Veronica et Logan), et après de brillantes études de droit et de psychologie, s'apprête à rentrer dans un prestigieux cabinet. Mais une affaire criminelle concernant Logan l'incite à revenir dans sa ville natale ...
Autant le dire tout de suite, le film n'a aucun intérêt pour les gens qui n'ont pas vu la série : malgré un résumé en début de film, difficile d'accrocher à ce qui est plutôt une suite d'épisodes mis bout à bout qu'un véritable film. On retrouve l'univers de la série, mélange d'humour et de noirceur, et presque tous les personnages principaux et secondaires des 2 premières saisons (la 3ème étant à l'université) refont leur apparition (plus quelques autres caméos : Jamie Lee Curtis en avocate, un acteur dans son propre rôle dont je vous laisse la surprise, et le compagnon de Kristen Bell en dragueur lourdingue). ça fait un peu bizarre de revoir tous les acteurs de la série incarner des personnages plus proches de leur âge réel (jeunes adultes au lieu de lycéens / étudiants de 1ère année). L'histoire est bateau et on ne ressent pas vraiment la tension que l'on pouvait ressentir dans la série (notamment une scène qui restera sans réelle explications). La fin est décevante et je me suis demandé "tout ça pour ça ?" (tant pour le film que pour sa résolution), à moins d'une suite.

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Flashpoint

14 Mars 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics, #Urban, #DC Comics, #Flash

Flashpoint

Flashpoint avait été l'un des premiers comics publiés par Urban Comics lorsque Media Participation avait récupéré les droits de publication de DC Comics en France, en 2012. A cette occasion, ce dernier event avant la Renaissance DC (alias les New 52) avait bénéficié de 3 numéros en kiosque, contenant les 5 épisodes de la série et quelques unes des mini-séries gravitant autour (dont la très bonne mini-série consacrée à Batman). Cet album ne regroupe que le prologue et la mini-série à proprement parler.

Barry Allen (alias le Flash historique de l'Age d'Argent) se réveille dans un monde différent : sa mère (assassinée par son ennemi juré, le Professeur Zoom, un psychopathe qui a également accès à la Force Véloce, qui donne ses pouvoirs aux bolides de l'univers DC) est vivante, mais il semble avoir perdu ses pouvoirs. Personne ne semble connaître Flash, et ce n'est qu'une des anomalies de ce monde : Superman n'a pas l'air d'être présent, et le monde est menacé par la guerre entre les Atlantes d'Aquaman et les Amazones de Wonder Woman, qui a déjà dévasté l'Europe.

L'histoire, que l'on doit à Geoff Johns (le Grand Architecte derrière DC depuis des années) est relativement efficace, mais un peu anecdotique sans toutes les mini-séries autour. On a un peu de mal à ressentir les enjeux et le désespoir de ce monde alternatif. Le dessin d'Andy Kubert est superbe.

La première édition de Flashpoint contient le Bluray et le DVD de l'adaptation animée de l'histoire, comme d'autres titres avant lui. Et une fois n'est pas coutume, le film est bien plus réussi que l'original, avec quelques éléments repris des mini-séries, permettant d'étoffer l'univers, tout en enlevant les éléments les plus obscurs. Et surtout, le film est beaucoup plus violent et sombre que l'histoire d'origine, ce qui en fait le film du DC Animated Original Movie le plus violent, clairement pas à mettre devant tous les yeux. Cependant, le film a des défauts : un design assez moche (surtout quand on compare au dessin de Kubert) et quelques incohérences dans l'histoire (alors que c'était beaucoup plus clair dans le comic book, et adaptable en l'état).

Si le comic book n'est pas vraiment un indispensable, je ne peux que conseiller le film d'animation. A vous de voir si vous voulez comparer les 2 (et à ce titre, le rapport qualité / prix de l'album en première édition est positif) ou vous contenter d'un très bon film d'animation (disponible à 10€ en DVD ou 15€ en combo Bluray/DVD).

Si vous lisez cet article en mai 2015, par contre, la nouvelle édition du titre ne propose plus le film en bonus

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Batman Saga Hors Série 4

6 Mars 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Batman Saga Hors Série 4

Après 7 ans au service du justicier de Gotham, Grant Morrison termine son run avec les derniers épisodes de Batman Incorporated.

Après le traumatisme infligé par le Leviathan dans le Batman Saga HS 3, Batman fourbit les armes de sa vengeance. Pour défaire son ancienne amante, il va utiliser tous les moyens à sa disposition, tandis que Gotham est à feu et à sang.

Grant Morrison livre une fin ouverte à sa saga fleuve, dans la lignée de ses travaux durant des années : l'importance de la lignée, Batman qui ne meurt jamais en tant que symbole. L'auteur a réussi à réconcilier toutes les périodes du personnage, à intégrer dans la continuité les éléments les plus bizarres. Preuve de l'impact de son travail sur Batman, presque rien n'a été touché lors des New 52, et c'est dans les pages de sa série, à l'écart des travaux de Scott Snyder (qui dans la série Batman lance les grandes lignes de l'évolution du personnage) que le véritable deuil de la famille (nom du crossover qui vient de ressortir en librairie) se produit.

Des épisodes à lire et à relire, toujours servis par des dessinateurs excellents. Grant Morrison a définitivement marqué l'histoire du personnage, et quand bien même ses intrigues seraient effacées des histoires à venir, les écrits restent

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