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Articles avec #seconde vie tag

World of Illusion

3 Septembre 2013 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Seconde vie

World of Illusion

Alors que Duck Tales Remastered est sorti en dématérialisé sur les différentes plateformes de jeu il y a quelques semaines et qu'un remake de Castle of Illusion sort demain, je me mets à rêver à une nouvelle sortie pour mon jeu Disney préféré : World of Illusion.

World of Illusion est un jeu édité par Sega en décembre 1992. Sega avait à l'époque la licence pour les personnages classiques et avait donc livré en exclusivité sur la Megadrive des chefs d'oeuvre comme Castle of Illusion (également porté sur Master System et Game Gear) et Quackshot (un pastiche d'Indiana Jones avec Donald dans le rôle principal). En 1992, la Megadrive est à son apogée, et vient de recevoir un nouvel incontournable.

World of Illusion

Qu'est-ce que c'est ?

Alors qu'ils préparent un spectacle de magie, Mickey et Donald découvrent dans les coulisses de la scène une mystérieuse boîte magique. A peine ont-ils touché cette boîte que nos 2 héros se retrouvent transportés ... dans un monde d'illusion. Le chemin sera long pour revenir dans leur monde ...

World of Illusion est un jeu de plateformes, où l'on incarne Mickey, Donald ... ou les 2 ! En effet, le jeu est doté d'un mode multi en coopération. Pour se débarasser de leurs ennemis, Mickey et Donald ne doivent pas leur sauter dessus, mais les transformer d'un coup de cape magique en fleurs, papillons ou oiseaux.

World of Illusion

Pourquoi je veux y rejouer sur une console actuelle

World of Illusion marque les progrès dans la programmation de la Megadrive. Par rapport à Castle of Illusion (dont il reprend une partie des stages), la réalisation a fait un bond de géant. Les graphismes sont incroyablement colorés et montrent les prouesses techniques dont est capable la 16bits de Sega : effets de scrolling, distorsions (le stage aquatique avec les héros qui se démènent dans leur bulle et l'arrière-plan qui se gondole), jeu sur les perspectives (la forêt où on joue au second plan). Seuls les passages en ombre chinoise dans le dernier monde sont ratés. Certains passages restent mémorables par leur originalité et/ou leur poésie (le stage de Noël, la montagne en plein orage, l'interlude sur le bouchon de champagne). Les musiques du jeu étaient sympathiques mais pâtissaient un peu de la puce sonore de la console (mais avaient un rendu moins 8bits que Castle of Illusion), et il y avait quelques voix digitalisées ("Alakazam !").

Le jeu offrait une durée de vie honorable en proposant 3 parcours assez différents (il y a des passages inédits dans les différents mondes selon que l'on joue Mickey, Donald ou les 2 en coopération), et c'est le jeu que j'ai le plus fini sur la console. Il faut dire que le jeu n'était pas particulièrement difficile, et comme beaucoup de jeux de la période, le fait de le connaître par coeur permettait d'aller assez vite.

World of Illusion

La ressortie imminente de Castle of Illusion, les clins d'oeil à la licence dans le (raté) Power of Illusion sur 3DS peuvent faire envisager le retour de ce jeu sous une forme remastérisée. D'ailleurs Orioto s'était fendu d'un hommage au jeu sur son DeviantArt, montrant qu'avec un peu d'huile de coude, un relifting rendrait encore plus justice à la direction artistique du jeu.

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Suikoden II

22 Août 2013 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Seconde vie

Suikoden II

Qu'est-ce que c'est ?

Suikoden II est un RPG édité par Konami, sorti en 2000, et la suite de Suikoden I, qui avait pratiquement accompagné la sortie de la Playstation. L'histoire s'inspire du roman chinois Au Bord de l'Eau (Suikoden est la transcription japonaise du titre chinois). Dans cette histoire, 108 personnages d'horizons divers s'unissent contre le gouverneur corrompu de leur province. Ces 108 personnages, les "étoiles du destin", se réunissent autour d'un meneur, et se cachent dans une forteresse au milieu de marais. Tous les épisodes numérotés suivent la même trame et se passent dans le même univers, à des époques différentes.

Suikoden II se passe 3 ans après le premier épisode. Le héros et son ami Jowy effectuent leur service militaire au sein de l'armée des Highlands. Alors qu'ils passent la nuit dans un camp à la frontière avec les Cités-Etats de Jowston, leur régiment est victime d'une attaque des soldats des Cités-Etats ! Sauf qu'ils découvrent que cette attaque est menée par leur capitaine, qui agit sur les ordres de ses supérieurs afin de créer un casus belli avec Jowston. Ils sont obligés de fuir et sautent d'une cascade. Ils en réchappent et sont récupérés par de vieilles connaissances du premier épisode ...

Suikoden II améliore sur tous les points Suikoden I : les graphismes sont beaucoup plus fins (tout en restant en 2D traditionnelle), le character design revu, le recrutement des 108 (!) étoiles mieux amené. Le seul petit recul vient de l'OST, un peu en deçà de celle du premier épisode. Le gameplay est beaucoup plus souple.

Suikoden II

Le système de combat propose 3 phases distinctes :

- Les combats traditionnels représentés façon 3D isométrique : 6 membres, organisés en 2 lignes (en fonction de leurs armes) affrontent les ennemis. Ils ont le choix entre des attaques normales, des attaques magiques (reposant sur des Runes, conférant des bonus ou des "points de magie" plutôt qu'une barre de mana) voire des attaques combinées (en fonction des affinités entre les personnages)

- Le duel, reposant sur le système "pierre-ciseaux-papier"

- Les batailles, qui après les "mêlées" du premier (pensez au jeu Streepass Conquête) laisse la place à une carte où il faudra déplacer ses unités, tour par tour.

Pourquoi je veux y rejouer sur une console actuelle

A la sortie du jeu, j'étais en pleine découverte du genre RPG. Je n'avais jamais fait le premier épisode, mais j'ai eu la chance de trouver le jeu neuf dans un éphémère magasin de JV de Boulogne-sur-Mer, au prix modique de 329F (très ironique vu l'escalade rapide du prix du jeu, diffusé à très peu d'exemplaires). Et là, dès l'introduction, je suis tombé amoureux du jeu. Elle n'a rien d'exceptionnel dans la forme (surtout quand on sort des cinématiques époustouflantes de Final Fantasy VII et VIII), mélangeant 3D très sommaire et artworks, mais la musique épique, le défilement des images, en fait encore aujourd'hui un de mes moments préférés de ma carrière vidéoludique.

Le jeu est incroyablement bien rythmé, plein d'émotion et de moments cultes. Le méchant, Luca Blight, est fascinant, et fait forte impression dès sa première apparition. Jamais la saga n'a atteint un tel sommet. Je n'ai jamais pu m'essayer au III (pas sorti en Europe), mais le IV est une abomination et le V, bien que très bon, est en deçà. Quant à l'épisode Tierkreis sur DS, c'est dans l'absolu un bon RPG mais qui n'a absolument rien à voir avec la série. Si je devais citer un défaut au jeu, c'est sa traduction française complètement aux fraises.

Suikoden II

Le jeu n'est jamais ressorti en Europe ou aux Etats-Unis sous quelque forme que ce soit. Il existe une compilation des 2 premiers épisodes exclusive au Japon. Comme beaucoup de ses congénères, Konami semble avoir tiré le trait sur le J-RPG, capitalisant sur ses séries phares, tournant leur regard vers l'Occident. Même une simple émulation sur le PSN me mettrait en joie.

Et pour finir, je ne pouvais clore cette rapide présentation d'un de mes jeux cultes, sans la fameuse introduction. Dont acte :

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