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Blackest Night 1 & 2

30 Mai 2015 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics, #DC Comics, #Urban, #Green Lantern

Blackest Night 1 & 2

Quand Geoff Johns, architecte en oeuvre de l'univers DC depuis le début des années 2000 relance Green Lantern en ramenant Hal Jordan (le Green Lantern originel de l'âge d'argent)à la vie, le titre n'est qu'un second couteau éditorial. En quelques années, Geoff Johns réinterprète les origines de Hal Jordan à sa sauce et fait de Green Lantern une des locomotives éditoriales de DC Comics, enrichissant son univers cosmique de nouveaux corps de Lanterns (selon un spectre chromatique et émotionnel) et multipliant les arcs dantesques. Le succès fut tel que Green Lantern eut droit à son propre moyen métrage d'animation, sa série animée ... et son film de sinistre mémoire.

Avec Blackest Night, Geoff Johns combine le traditionnel crossover touchant tout l'univers DC et la zombisploitation déjà vivace à l'époque de la première parution (en 2009). A l'instar de Batman RIP, Urban n'a pas tardé à proposer un event qui a fait les beaux jours des revues Panini en VF. Dont acte avec 2 volumes de 300 pages proposant l'intégralité du crossover (épargnant les bouche-trous comme les épisodes médiocres de la Justice League et les épisodes de Batman qui n'entretiennent qu'un rapport nominal avec l'event et déjà publiés dans un Grant Morrison présente Batman), et quelques bonus.

A l'issue de Final Crisis (un crossover cosmique incompréhensible de Grant Morrison publié de façon lacunaire par Panini), Batman est (apparemment) mort. Hal Jordan et Barry Allen (le Flash originel de l'Âge d''Argent, lui aussi mort et revenu) s'interrogent sur la tombe de Bruce Wayne sur le sens de leur résurrection. Ils ne se doutent pas alors que Black Hand, un ennemi de Green Lantern, est devenu l'agent d'une force maléfique visant à anéantir le monde. Pendant ce temps, les différents Corps se battent entre eux, mais ils ne tardent pas à comprendre que leurs différends ne sont rien face à la menace des Black Lantern, héros et vilains ramenés à la vie sous forme de zombies par cette même force qui a fait de Black Hand son agent ...

Le premier volume montre les démêlés des héros et des Lanterns aux prises avec leurs vieux démons et leurs amis défunts revenus sous forme de zombies voraces. Le deuxième volume montre l'union contrainte entre les différents corps de Lanterns, des alliés inattendus et plein de morceaux de bravoure débouchant sur un nouveau crossover, Brightest Day, qu'Urban a également publié.

Alors certes, ce n'est pas du comic cérébral, c'est du gros spectacle pyrotechnique, mais Geoff Johns a fait de cet event le point d'orgue de tout son travail sur l'univers des Lantern (les Corps, le retour d'Hal Jordan, la prophétie de la Nuit Noire). On ne s'ennuie jamais à la lecture de ces pages, pleines d'action, de rebondissement permanents et d'humour (notamment grâce à Larfleeze, l'unique Orange Lantern, émule de Gollum).

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Geoff Johns présente Green Lantern 0 : Origines secrètes

27 Mai 2015 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics, #Urban, #DC Comics, #Green Lantern

Geoff Johns présente Green Lantern 0 : Origines secrètes

Urban réédite enfin Secret Origins dans un tome 0 des épisodes de Green Lantern par Geoff Johns. Ces épisodes au sein de la série régulière (qui remportait à l'époque un immense succès) ont permis au scénariste de redéfinir la personnalité de Hal Jordan, de fixer quelques incohérences de la première version des origines (pourquoi Abin Sur est mort dans un vaisseau alors qu'il aurait pu voler avec son anneau ?) et d'introduire la prophétie de la Nuit Noire (qui reposait sur une réplique d'un épisode scénarisé par Alan Moore et qui a donné naissance à l'event Blackest Night), et les origines de quelques vilains de l'univers (Hector Hammond, Black Hand et Atrocitus, qui est au centre du tome 6 de la réédition du run).

Par rapport à la première version de ses origines, dans les années 1960, Hal Jordan se voit doter d'une personnalité très "tête brûlée", dont la passion pour l'aviation le conduit à renier sa famille et à briser sa carrière. Sa rencontre avec un extraterrestre mourant va lui donner l'occasion d'affirmer son héroïsme.

C'est ce récit qui a servi d'inspiration au très mauvais film Green Lantern, que tout le monde s'est hâté d'oublier (jusqu'à Warner qui n'a jamais donné suite et ne parle plus du tout du personnage dans son projet d'univers cinématographique étendu).

Une lecture qui reste toujours aussi solide, et qui fait toujours référence dans la continuité New 52 puisque Green Lantern est une des rares séries qui n'ait pas été bouleversée. Le dessin d'Ivan Reis est plaisant.

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Flash Anthologie

8 Mai 2015 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics, #Urban, #DC Comics, #Flash

Flash Anthologie

Au tour de Flash d'avoir son volume dans la collection Anthologie consacré à Flash, pour les 75 ans du personnage. Flash introduit des concepts qui feront date dans les comics de DC, avec en premier lieu la transmission du titre : il n'y a pas eu qu'un seul Flash.

Créé en 1940, le premier Flash est Jay Garrick, un étudiant en chimie victime d'un accident qui lui confère une vitesse surhumaine. Dans le contexte de la Seconde Guerre Mondiale, Flash rejoint d'autres héros au sein de la Société de Justice. Mais la guerre finie, les super-héros déclinent commercialement et Jay Garrick est renvoyé à sa vie de couple.

Quand il s'agit de relancer le personnage en 1956, on laisse de côté Jay Garrick pour un nouveau personnage portant le même nom : c'est Barry Allen qui lui succède. C'est la version reprise pour les séries télévisées de 1990 et 2014 : un jeune laborantin de la police scientifique de Central City victime d'un accident et doté de pouvoirs de vitesse. C'est par Flash que le concept de terres parallèles apparaît chez DC : Barry Allen prend le nom de Flash en hommage au héros de ses BD d'enfance ... Jay Garrick, alias Flash ! Il ne tarde pas à découvrir que son idole existe sur une Terre parallèle. Les 2 personnages ne manquent plus de se croiser à l'instar de la Société de Justice et la Ligue de Justice.

Barry obtient rapidement son propre sidekick, Wally West / Kid Flash, le neveu d'Iris West (sa future femme), qui fera ses preuves au sein des Jeunes Titans avant de devenir le Flash en titre en 1985, après Crisis on Infinite Earths : Barry se sacrifie et disparaît dans la Force Véloce. A ce titre, c'est la version Wally West qui sera reprise pour la série animée Justice League (même si on le voit très peu sous son identité civile). Il faudra attendre 2008 et une nouvelle Crisis pour que Barry revienne. Dès lors, Barry reprend toute son importance dans la mini-série Flash Rebirth (qui a aussi le mérite de trancher définitivement la question de savoir qui est le plus rapide entre Flash et Superman. Réponse : "les fois précédentes, c'était pour des courses de charité"). C'est d'ailleurs Barry qui lance les New 52 suite aux évènements de Flashpoint.

Comme d'habitude avec les anthologies d'Urban, les épisodes couvrent toute l'histoire du personnage, entrecoupés de pages éditoriales très intéressantes. En ce qui concerne les épisodes, mes préférés sont ceux dessinés par Carmine Infantino, Flash de 2 mondes scénarisé par Morrison, et j'ai très envie de lire d'autres épisodes de Mark Waid.

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Escapades : Open Museum Donald

7 Mai 2015 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Escapades

Nouvelle rubrique consacrée à mes escapades culturelles et/ou touristiques, parce qu'il n'y a pas que les comics et les jeux vidéo dans la vie !

J'ai redécouvert l'année dernière le Palais des Beaux-Arts de Lille, que je n'avais pas visité depuis une quinzaine d'années alors que j'habite à même pas une heure en train ! Du 10 avril au 5 juillet, le Palais des Beaux-Arts donne carte blanche au collectif allemand Interduck, qui revisite des œuvres d'art bien connues en y incluant Donald Duck.

Pour l'occasion, 4 réinterprétations inédites d'œuvres des collections du musée ont été réalisées : L'Ombre du sculpteur Auguste Rodin, Le Festin d'Hérode par Donatello, Le Concert dans l'Oeuf de Jérôme Bosch, et enfin Les Jeunes de Francisco Goya.

Les œuvres se glissant au sein des (somptueuses) collections permanentes, il n'y a pas de surcoût du prix du billet.

Escapades : Open Museum Donald
Escapades : Open Museum Donald
Escapades : Open Museum Donald
Escapades : Open Museum Donald
Escapades : Open Museum Donald
Escapades : Open Museum Donald
Escapades : Open Museum Donald
Escapades : Open Museum Donald
Escapades : Open Museum Donald
Escapades : Open Museum Donald
Escapades : Open Museum Donald
Escapades : Open Museum Donald
Escapades : Open Museum Donald
Escapades : Open Museum Donald
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Fairest : Les belles et la bête / Cendrillon

4 Mai 2015 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics, #Urban, #Vertigo, #Fables

Fairest : Les belles et la bête / Cendrillon

Alors que Fables s'achemine doucement mais sûrement vers la fin de sa publication française (en parallèle de la réédition des albums en format cartonné), Urban propose le nouveau graphic novel dérivé de Fairest, le spin-off "anthologique" de Fables consacré aux héroïnes.

De son titre original Fairest in all the Land (La Plus Belle dans tout le pays), le titre suit l'enquête de Cendrillon sur les meurtres brutaux qui frappent les plus belles représentantes des Fables. Le récit a pour particularité d'être illustré par une vingtaine d'artistes différents qui se relaient, et de se dérouler sur 7 jours. La narration est assurée par le Miroir Magique, et se dévoile au travers de récits en prose, où il explique la progression de l'enquête et comment il a pu être neutralisé.

Un bon récit, mais il faut absolument être à jour dans l'univers Fables pour bien en percevoir tout l'intérêt : le récit s'intègre dans les évènements survenus dans Fables et fait allusion à des personnages apparus dans Fairest, Jack of Fables et le roman Peter et Max

Fairest : Les belles et la bête / Cendrillon

J'avais oublié de parler de l'album Cendrillon sorti en décembre 2014. Il regroupe les 2 mini-séries consacrées à Cendrillon, Fables Are Forever (2006) et From Fabletown with Love (2010)

Après des siècles passés dans notre Monde, Cendrillon est devenue une super-espionne, chargée de traquer les Fables menaçant de détruire la mascarade et de les révéler aux Communs. Elle ne joue donc qu'un rôle très secondaire dans la série principale, sa mission l'amenant aux 4 coins du monde.

Le dessin est assuré par Shawn McManus sur tous les épisodes tandis que le scénario est dû à Chris Roberson, tandis que Bill Willingham se contente du rôle de consultant. Le récit est parsemé de flashbacks sur la longue carrière de l'héroïne.

L'ambiance est au récit d'espionnage, même si les péripéties de la célèbre héroïne sont pimentées d'éléments surnaturels et de surprises sur des personnages bien éloignés de leur version originelle.

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