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Articles avec #sagas jv tag

La saga Kingdom Hearts

12 Février 2015 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Sagas JV

La saga Kingdom Hearts

A l'occasion de ma partie sur Kingdom Hearts II Final Mix (par le biais de la compilation HD Kingdom Hearts 2.5 HD), je créée un article sur la saga.

J'avais découvert la sortie du premier épisode dans un numéro de Gameplay RPG d'avril et j'avais d'abord cru à un poisson d'avril : un crossover improbable entre Disney et Square-Enix !

Et pourtant le premier épisode sort bien en 2002, chapeauté par Nomura.

Sora est un jeune garçon vivant sur une île paradisiaque mais isolée. Il est très ami avec Riku et Kairi. Un jour, un mystérieux visiteur encapuchonné déclare que "les mondes ont été connectés". La nuit suivant cette visite, Sora est attaqué par des monstres noirs. Il voit Riku s'engouffrer dans un portail obscur. Après avoir défait sans trop savoir comment un monstre immense, Sora est projeté dans une ville inconnue. Il est réveillé par ... Pluto, le célèbre chien de Mickey. Il ne tarde pas à croiser la route de Donald et Dingo, 2 serviteurs du roi Mickey à la recherche de leur monarque parti sans laisser de traces de son royaume ...
Ce premier épisode n'était pas exempt de défauts (caméra folle, passages plateformes pénibles, qualité visuelle variable des niveaux) mais restait un bon jeu.

La saga Kingdom Hearts

Après un épisode sur GBA, Chain of Memories, il faut attendre 2006 pour voir le 2ème épisode numéroté sortir, toujours sur PS2. Le II surpasse en tout point le premier épisode. Le ton est donné avec un prologue extrêmement audacieux pour l'époque, et qui fait toujours son effet aujourd'hui. D'un point de vue gameplay la composante plateformes disparaît pratiquement au profit d'une orientation vers des combats bien plus nerveux, avec des actions contextuelles qui dynamisent les affrontements. L'histoire est également plus étoffée, même si elle montre les prémices d'une intrigue de plus en plus confuse et prétentieuse. Les univers les plus populaires du premier épisode reviennent (Halloween Town, Agrabah, ...) et d'autres univers font leur apparition, avec des surprises (Port Royal, la Grille, ...)

Autre reproche : des personnages Disney relégués au rang de faire-valoirs (pour faire place nette aux poseurs Nomuresques). Dans le premier, il est plaisant de voir les méchants Disney se liguer, mais par la suite, ils restent cantonnés à leurs propres univers et n'interviennent plus dans l'intrigue (à l'exception de Maléfique, à la limite, mais d'ici à ce qu'ils la remplacent par sa version "politiquement correcte" circa Angelina Jolie ...).

La saga Kingdom Hearts

Après le 2ème épisode magistral, c'est la foire aux spin-off, préquelles et suites mais pas trop, afin de laisser la primeur du 3ème épisode aux consoles next-gen (mais le jeu sortira-t-il vraiment, vu qu'il est reparti de zéro avec un autre moteur de jeu ?). Parmi ces autres épisodes, l'inutile (358/2 Days, ReCoded) côtoie le très bon (Dream Drop Distance) voire exceptionnel (Birth by Sleep). Par contre niveau histoire, point de salut, avec une multiplication des rebondissements factices.
Un sommet de la PS2, convertie aux consoles portables, ou l'évolution des développeurs japonais, à la masse sur PS3.
Les 2 compiles HD sortis sur PS3 (et bientôtsur PS4 ?) sont fort recommandées (et recommandables). La 2.5 est de très loin supérieure à la première, avec les 2 meilleurs épisodes de la saga. Ces 2 compilations permettent de rassembler 6 épisodes de la saga, cantonnant les 2 épisodes DS à leurs cinématiques. Il faut cependant se procurer une 3DS pour s'essayer au très bon Dream Drop Distance, qui préfigure véritablement le 3ème épisode.

Kingdom Hearts III devrait marquer le retour de la série sur PS4, mais il faut avouer qu'il s'agit pour l'instant plus un serpent de mer qu'un jeu concret. Il y a bien des trailers, très impressionnants, mais il n'y a encore pour l'instant pas l'ombre d'une date de sortie.

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Disgaea - les épisodes PS3

22 Août 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Sagas JV

Retour sur les épisodes PS3, avec mes impressions sur la démo de Disgaea 4 Vita disponible sur le Store européen. Disgaea D2 avait fait l'objet d'un article à part lors de sa sortie.

Disgaea - les épisodes PS3

Bien que le jeu soit sorti en février 2009 en France, je n'ai pas pu m'essayer à Disgaea 3 tout de suite, car je n'avais pas la PS3. C'est d'autant plus rageant que le jeu aurait largement pu tourner sur PS2. Si les graphismes des 2 premiers épisodes n'avaient rien d'exceptionnel, ils sont devenus scandaleux sur PS3, avec des sprites en basse définition !

En dehors de cette réalisation graphique minimaliste, le jeu introduit de nombreux changements. Il y a eu des modifications dans le système de maître / disciple, d'apprentissage de la magie et des compétences liées aux armes. Auparavant, il suffisait d'utiliser une arme pour débloquer les compétences (la vitesse d'apprentissage dépendait des affinités des personnages avec les armes). Désormais il faut utiliser le Mana, qui servait auparavant uniquement à créer des nouveaux personnages et faire des propositions de loi. Par ailleurs, la Dark Assembly laisse la place à la Classroom, aux attributions plus larges (on peut créer des clubs, placer les personnages dans la salle pour leur attribuer des bonus). Au niveau des mécaniques de jeu, les Geoblocs font leur apparition (même effet que les Geo panels et les Geo Symbols sauf qu'ils sont "autosuffisants") ainsi que le Magichange : les monstres peuvent se transformer en armes, utilisables par les personnages humains, leur octroyant des attaques spéciales supplémentaires. Par ailleurs, les attaques spéciales sont également combinables.

Au niveau de l'histoire et des personnages, ils se révèlent de meilleure qualité que dans le second épisode. On incarne Mao, l'étudiant numéro 1 de l'Académie des Démons, qui veut tuer son père après que ce dernier ait effacé par malveillance sa sauvegarde de milliers d'h sur son RPG favori ! L'histoire joue habilement sur la notion de héros dans les JV et brise allègrement le quatrième mur. La version européenne a été localisée en français par Square Enix.

Le jeu a également bénéficié d'un portage, mais cette fois sur Vita. Ici plus que jamais, il s'agit de la version supérieure : outre l'écran de la Vita, le jeu propose des sprites en haute résolution (même si on peut choisir les vieux en basse définition) et surtout les 50€ de DLC du jeu sur PS3 d'emblée (scénario supplémentaire, personnages bonus, modes de jeu supplémentaires). Le jeu a également d'autres scénarios inédits. Le jeu est trouvable à prix modique. Si vous voulez jouer au jeu et que vous avez une Vita, c'est un indispensable !

Disgaea - les épisodes PS3

Disgaea 4 est sorti en 2011. Je me suis procuré la version collector américaine à sa sortie, et j'ai eu la chance de trouver la version française à petit prix cet été. Les grands principes de Disgaea 3 sont conservés, il n'y a pas de révolution majeure dans les classes. Le jeu offre enfin des sprites en haute définition, et le jeu est enfin agréable à regarder.

Au niveau de l'histoire,le héros est Valvatorez, un ancien Tyrant (le Démon le plus puissant de son Netherworld), un vampire qui a troqué le suçage de sang pour les sardines depuis 400 ans. Il va tenter de renverser le gouvernement corrompu de son Netherworld, l'occasion d'en apprendre plus sur le passé de Valvatorez et sur les raisons de son basculement vers le pacifisme. Pour la première fois depuis le 2ème épisode, on incarne en effet un personnage plutôt héroïque du départ.

J'ai fait le jeu de manière assez hâchée, si bien que je n'en ai pas retenu grand chose (à part un twist qui relance l'intrigue vers la supposée fin du jeu). Le jeu va bénéficier d'un remake Vita sous-titré Return. qui sort en France la semaine prochaine.

Une démo est d'ailleurs disponible depuis mercredi 20 août sur le Store européen. Elle est en français et elle permet de jouer le premier chapitre de l'histoire avec la possibilité de garder sa sauvegarde pour le jeu final. Par contre il ne faut pas quitter le jeu car il n'est pas possible de charger sa sauvegarde. Il y a aussi un mode Test qui permet d'essayer les différentes fonctionnalités du jeu -même si je trouve que c'est mieux de les découvrir au fur et à mesure- avec des personnages au niveau 80, l'accès à l'Assemblée, au Monde des Objets et à une carte par chapitre. D'un point de vue graphique, c'est très agréable, l'écran de la Vita rend encore plus justice au travail fait sur les personnages.

Nippon Ichi capitalise sur sa licence à succès, avec ces nombreux remakes et la sortie de Disgaea D2, suite directe du premier épisode. Le gameplay devrait revenir aux sources avec quelques surprises (la chevauchée de monstres) et ce sera l'occasion de rejouer avec la fine équipe du premier épisode (qui s'était contentée de caméos dans les autres jeux de la firme). La série reste en tout cas une exclusivité Sony (à part le remake un peu hoquetant sur DS). Disgaea 5 est déjà prévu. La série sautera-t-elle le pas de la PS4 ?

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Disgaea : les épisodes PS2

22 Août 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Sagas JV

A l'occasion de la sortie de Disgaea D2, je vous propose 2 articles présentant les différents d'une saga qui a fêté ses 10 ans.

Disgaea est une série de Tactical RPG développée par Nippon Ichi (ou N1), un éditeur qui fête ses 20 ans. Cette société a explosé suite à la localisation du premier épisode de la série en Occident, par le biais d'Atlus aux Etats-Unis et Koei en Europe. Suite au succès de Disgaea, les autres Tactical de la firme sur PS2 sont sortis en Europe (je les ai d'ailleurs tous encore, à part le premier Disgaea que j'ai eu la bêtise de revendre après avoir acheté le remake PSP).

Depuis la société a ouvert une branche américaine et a oeuvré dans la distribution de nombreux jeux de plus petits développeurs en Occident, comme les Atelier de Gust ou les Neptunia de Compile Heart.

Disgaea : les épisodes PS2

Disgaea Hour of Darkness est sorti en janvier 2003 au Japon et un an et demi après en Europe (en mai 2004). La première fois que j'en ai entendu parler, c'était lors d'un test de 2 pages dans le numéro spécial Tactical de Gameplay RPG (à l'occasion de la sortie européenne de Final Fantasy Tactics Advance). J'avais très envie de ce jeu, mais comme c'était à l'époque où je n'avais pas Internet chez moi, j'ai du écumer les magasins et j'ai finalement trouvé le Graal près de chez moi, en fin d'été.

Et là, ce fut le coup de foudre immédiat. A une époque où Final Fantasy Tactics était encore un rêve réservé à l'import, mon expérience des Tactical se cantonnait aux Shining Force, au très oubliable Legend of Kartia et aux jeux GBA FFT Advance et Fire Emblem. Le jeu possède effectivement des qualités détonnantes pour l'époque :

- un gameplay extrêmement nerveux (il n'y a que 2 tours : les personnages du joueur puis les ennemis) avec la possibilité de construire ses assauts (combos, coups spéciaux, attaques combinées) et de porter / lancer ses coéquipiers ou ennemis. Les combats opposent une équipe de 10 membres (des personnages uniques ou des personnages créés parmi une large palette de classes). Les combats ne s'achèvent que lorsque l'un des 2 camps est anéanti, et les morts n'auront pas beaucoup de conséquence puisque l'on peut facilement ressuciter les morts entre 2 combats.

Le jeu apporte une autre composante à ce gameplay assez rentre-dedans, les Geo Effects. La plupart des cartes où se déroulent les combats possèdent des cases colorées (les Géo Panels) et des petites pyramides colorées (Géo Symbols). Les GS octroient des effets aux GP sur lesquels ils sont placés. La subtilité est que les GS ne sont pas forcément de la même couleur que les GP, et qu'ils sont transportables et destructibles. Par exemple, si un GS rouge est détruit sur un GP vert, tous les GP deviennent rouges. Là où cela devient intéressant, c'est que l'on peut planifier des réactions en chaîne, permettant de remplir avantageusement la jauge de bonus. Le gameplay se veut donc à la fois accessible et parfois assez pointu. Au niveau des classes, de la montée en niveau et des compétences, il existe des subtilités dont on peut se passer, mais ce serait dommage de ne pas profiter de toute la richesse du jeu.

Le jeu possède 2 autres qualités :

- Un humour dévastateur. Le jeu est vraiment hilarant, avec des personnages déjantés et n'hésitant pas à jouer avec les clichés de la japanimation. L'histoire est bourrée de références hilarantes, de parodies. On passe un très bon moment.

- Une durée de vie infinie. Tout est configurable dans le jeu, on peut tout faire monter en niveau, les personnages bien sûr (jusqu'au niveau 9999 !) en passant par les classes aux objets. Pour cela, il faudra "rentrer" dans le monde des objets, et finir des donjons générés aléatoirement. Si l'histoire principale est finissable en 40h (mais il y a plusieurs fins), le contenu New Game Plus en nécessitera des centaines de plus, pour débloquer les personnages secrets, débusquer les boss cachés et débloquer les cartes supplémentaires (mais il faudra passer par la Dark Assembly).

Si je n'ai pas parlé de la réalisation, c'est qu'elle n'a rien de notable : des décors vides et des sprites mignons. Les scènes de dialogue sont illustrées par des artworks de qualité. Le jeu a au moins le mérite de mettre en scène des coups spéciaux spectaculaires, à défaut d'arracher les mirettes. La bande-son de Tenpei Sato alterne morceaux enlevés et morceaux plus mélancoliques.

Le jeu a bénéficié d'un remake PSP (agrémenté d'un scénario alternatif supplémentaire : "et si Etna avait accidentellement tué Laharl au début du jeu ?"), que je considère comme la meilleure version du jeu (toute la richesse du jeu dans la poche, et avec des graphismes qui rendent mieux sur l'écran de la PSP) et d'un remake du remake sur DS (qui propose une traduction en français et les commentaires du Prinny), qui souffre de ralentissements, de graphismes en basse définition (déjà que ce n'est pas la principale qualité du jeu) et de musiques mal compressées. Le jeu a également eu droit à une série animée et un spin-off sous forme de Graphic Novel sur PSP (Disgaea Infinite). Disgaea D2 est sa suite directe, et reprend donc une partie des bases du gameplay.

Disgaea : les épisodes PS2

Le 2ème épisode est sorti en novembre 2006 en Europe (en février au Japon) avec un peu plus d'exposition médiatique. J'ai pu m'y adonner assez librement vu que j'étais immobilisé chez moi à l'époque. Le jeu inaugure le principe des Netherworld parallèles : ce n'est donc pas une suite directe, même si certains personnages du premier épisode reviennent.

On incarne Adell, le seul humain qui n'ait pas été transformé par la malédiction lancée par le démon Zenon, 15 ans avant le début du jeu. Adell entreprend un rituel d'invocation pour faire apparaître le démon, le vaincre et sauver sa famille, mais il a la surprise de voir apparaître devant lui Rozalin, la fille de Zenon ! Adell entreprend de restituer sa fille au démon et de le vaincre par la même occasion ...

Les personnages et l'histoire sont moins marquants que dans le premier épisode, mais on passe cependant un bon moment. Au niveau de la réalisation, il y a un peu plus de couleurs, des thèmes chantés et une introduction en dessin animé.

Le gameplay reste inchangé, avec quelques rajouts : la possibilité de faire des Tower Attacks (en empilant les personnages), un Item World encore plus poussé et des nouvelles classes.

Le jeu a eu droit à son remake PSP, qui jouit de graphismes enjolivés par l'écran de la console, d'un scénario supplémentaire mettant en scène Axel et proposant quelques nouveautés de gameplay de Disgaea 3 (le Magichange)

J'ai décidé de couper l'article en 2 pour faciliter la lecture, dans le prochain article à paraître très vite, je parlerai des épisodes PS3.

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