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Bilan vidéoludique estival

30 Août 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Critiques de jeu

L'été n'est jamais une grosse saison en termes de sorties. J'en ai profité pour faire quelques jeux plus anciens, que j'ai eu à prix réduits. Paradoxalement, j'ai assez peu joué sur consoles portables. Je n'ai pas allumé ma 3DS depuis la mi-juillet (et encore c'était pour jouer à un jeu DS Dragon Quest VI) et si j'ai beaucoup plus joué à la Vita, je n'ai fini aucun jeu sur la console et j'ai alterné entre plusieurs jeux : One Piece Unlimited World Red, Rogue Legacy, Mind Zero et Steamworld Dig.

Voici mes avis express sur les jeux PS3 que j'ai finis.

Bilan vidéoludique estival

Ce n'est pas le fiasco que j'attendais, mais si c'est l'idée que se fait Cage des jeux vidéos et du cinéma, il devrait changer de branche. Une série B de science-fiction vaguement interactive, bourrée de clichés et des gimmicks grossiers du créateur (la scène de cul facultative, la scène de douche). Un fourre-tout assez indigeste, avec de la science-fiction donc, de l'espionnage, de l'occultisme. Et comme j'ai pu le lire sur les réseaux sociaux, c'est vraiment une adaptation vidéoludique de Martine.
Mais d'un point de vue technique, c'est vraiment très impressionnant et il y a quand même quelques bons passages.

Bilan vidéoludique estival

Dernier épisode fini ! Un très bon dernier chapitre, qui rattrape la brièveté du 4ème et le surplace des 2 précédents épisodes. On y retrouve de l'action et des dialogues bien écrits. Comme quoi il n'y a pas besoin de péter plus haut que son cul et de milliers de polygones pour faire un bon récit interactif. En plus la fin laisse présager une éventuelle suite.
Et sinon, je ne peux que vous encourager, comme l'écran post-générique, à lire le comic book !

Bilan vidéoludique estival

J'ai pris mon temps pour le faire (étalé sur 3 mois entrecoupé de vacances et d'autres jeux). Je n'ai jamais été un grand fan de la série, et ma conversion aux mondes ouverts s'est faite sur Red Dead Redemption. Ce qui frappe, ce n'est pas forcément la réalisation (même si le passage en temps réel du jour à la nuit et de la luminosité est excellent, et il n'y a pas de gros bugs ni de ralentissements dans ce monde immense) mais la cohérence de l'univers, la psychologie de ses personnages et les dialogues qui tapent juste (grossiers et satiriques, mais pas de la provoc' bas-du-front). Un jeu qui m'aura bien plus convaincu par son écriture que pour son gameplay (qui est cependant bien rôdé).

Bilan vidéoludique estival

Avant toute chose je n'ai jamais fait les 2 premiers, mais je les connaissais de réputation comme des TPS ayant introduit le Bullet Time dans les jeux vidéos et des jeux avec une ambiance noire et gothique, parfois à la limite du fantastique. Rockstar récupère complètement la licence avec ce 3ème épisode (les 2 premiers ont été développés par Remedy) et jette Max en plein chaos urbain au Brésil. Les gunfights sont efficaces, violents, la durée de vie est exceptionnelle pour un jeu du genre (une quinzaine d'heures), l'immersion est parfaite (du portugais brésilien dans la bouche des PNJ et presque dans toutes les cutscenes, ce qui permet d'apprendre quelques insultes ! ) et la réalisation en jette. Reste l'incohérence d'un type bedonnant, accro aux antalgiques et alcoolique, qui massacre à lui tout seul un gang de favelas et des unités paramilitaires brésiliennes (réputées pour leur équipement et leur maîtrise des situations critiques qui font passer le SWAT et le GIGN pour des gosses jouant à la guéguerre).

Bilan vidéoludique estival

J'ai fait toutes les campagnes du jeu tant décrié. C'est un jeu qui fait le grand écart permanent : un écrin de jeu triple A (parce que c'est quand même très beau, bien animé et ça ne rame pas du tout) avec des problèmes techniques inadmissibles aujourd'hui (une caméra en freestyle), une histoire très développée mais qui multiplie les moments grotesques (à croire que le jeu s'inspire désormais plus des films d'Anderson que l'inverse), la recherche stérile du spectaculaire (phases en véhicules OSEF, QTE trop nombreux). Mais à côté de ça, un jeu très généreux en contenu, avec de réels (très) bons moments (au premier comme au second degré) et des idées géniales (les ennemis qui évoluent en temps réel pour contrer le joueur). Les 3 campagnes sont inégales, où le meilleur (celle de Léon qui invoque les souvenirs des épisodes précédents : manoir hanté, scènes d'apocalypse zombie en pleine ville) côtoie le pire (la campagne de Chris, un sous-Gears of War avec un système de cover minable et un manque drastique de munitions). Si le jeu fait la part belle à l'action, il reste quelques passages pleins flippants (toutes les campagnes ont droit à leur passage avec le Rasklapanje, un monstre très perturbant et invulnérable).
Un pot-pourri généreux, parfois indigeste, mais qui reste attachant.

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Bilan cinématographique estival

29 Août 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Cinéma

Quoi de mieux que les vacances pour aller au cinéma et vider sa pile de DVD à regarder ? Petit tour exhaustif de mes séances ciné et sélection des films que j'ai vu ou revu en DVD.

Bilan cinématographique estival

Le premier épisode était un film efficace, avec des bastons qui faisaient mal, mais prévisible et aux personnages inintéressants. Mais là, quelle claque ! On s'en prend plein la gueule pendant les 2h30 du film, sans pour autant tomber dans le piège de la suite qui multiplie tout par 2. Le film est bien plus ambitieux dans ses scènes d'action et dans son histoire (tout est relatif).
Le film est également instructif sur l'Indonésie car j'ai été très étonné de ne voir aucune femme voilée et les gens boire de l'alcool sans trop de problèmes alors que le pays est musulman à 85%. Après recherches j'ai découvert que c'est un pays laïc et à l'approche syncrétique de la religion.

Bilan cinématographique estival

Très convaincant au départ, avec une peur qui refuse les gros effets (la terreur grimpe progressivement et tape quasi entièrement dans le psychologique plutôt que dans le gore et le in your face, ce qui n'est pas plus mal vu le côté cheap des quelques scènes d'action) et des acteurs principaux parfaits pour leurs rôles (le gamin est aussi flippant qu'adorable et l'actrice principale porte tout le deuil du monde sur son visage fatigué), mais la fin est très décevante. Un bon film mais qui ne méritait sans doute pas le battage auquel il a eu droit.

Bilan cinématographique estival

Il faut passer outre les incohérences (du film et du genre post-apo) pour passer un bon moment, avec ce film non manichéen et dont l'issue sombre est inexorable.

Bilan cinématographique estival

LE film de l'été ! Ce n'est pas une claque absolue, mais un très bon film, avec des personnages hauts en couleur, un humour jamais lourdingue et un univers très éloigné des autres films Marvel. Dans les points faibles, une histoire qui ne repose que sur un Mc Guffin et quelques libertés un peu dommageables vis-à-vis des comics.

Bilan cinématographique estival

Je ne l'avais encore jamais vu et sa réputation de chef d'oeuvre n'est pas usurpée. Plus de 30 ans après et en dépit des spoilers inévitables, un film qui reste magistral, tant dans l'horreur (la créature reste parfaitement dégueulasse, donc j'imagine même pas à l'époque où les spectateurs devaient être encore moins habitués) que dans le suspense (une ambiance paranoïaque, et malgré cela les personnages restent relativement cohérents et intelligents, assez pour comprendre ce qui se passe, de ne pas se séparer et essayer de débusquer la créature). A part une scène à la toute fin, les effets spéciaux restent super crédibles (enfin aussi crédible que peut être une forme de vie extraterrestre).

Par contre le remake sans être déshonorant, n'est clairement pas à la hauteur du mythe.

Bilan cinématographique estival

J'ai rien compris ! Le film a subi un remontage drastique suite à une projection désastreuse au Festival de Cannes. L'histoire a subi des coupes sombres, car il y a plein d'intrigues différentes, une multitude de personnages (avec un casting improbable réunissant entre autres Sarah Michelle Gellar, the Rock, Sean William Scott, Justin Timberlake et les cautions nanardes Bai Ling et ChristopheR Lambert). Je vais essayer de le revoir avec le commentaire audio, car je n'ai pas décidé si le film était une grosse merde ou un chef d'oeuvre

Bilan cinématographique estival

La trilogie Pusher est composée de 3 films, tournés entre 1996 et 2006 par Nicholas Winding Refn (qui se fera connaître mondialement par Drive). Il s'agit d'une plongée dans le trafic de drogue au Danemark, selon des points de vue différents (mais dans le même univers, puisque les protagonistes apparaissent tous dès le 3ème film).

Dans le premier film, Winding Refn est encore novice dans la réalisation et celle-ci est très rudimentaire. La caméra à l'épaule donne l'impression d'être dans un documentaire réaliste, ce qui rend la violence encore plus éprouvante (et encore plus parce qu'elle est le plus souvent suggérée).

Dans le 2ème film, la part belle est donnée à Madds Mikkelsen (qui apparaissait déjà dans le premier film). Je crois que c'est mon préféré. Madds Mikkelsen est parfait dans son rôle de type pas si mauvais à la base, qui baigne tellement dans la drogue et la criminalité, et qui est tellement rabaissé qu'il ne peut qu'aller plus mal.

Le 3ème film commence comme le plus "léger" (Milo prépare le mariage de sa fille, il va aux réunions des drogués anonymes et ses talents de cuisinier sont reconnus à leur juste valeur ... en quelque sorte ) mais évidemment ça ne pouvait pas durer, et le film est en fin de compte le plus violent (je me remets difficilement de la scène dans le restaurant) et le pire c'est que comme dans les autres films, on ne peut que supposer que le sort terrible qui attend le protagoniste vu que le générique de fin arrive abruptement.

Le bilan de cette trilogie, c'est montrer la réalité des trafiquants de drogue sous un jour réel : les mecs ne roulent pas en BMW et ne vivent pas dans des villas cossues, leur business peut basculer en une journée, leur addiction à la drogue est terrible, et ils sont humains, avec leurs qualités et leurs gros défauts ... mais ils peuvent vous défoncer le crâne s'ils sont poussés à bout. Je rajoute que leur espérance de vie est considérablement réduite (les films ont des fins ouvertes, mais je vois mal comment les protagonistes peuvent s'en tirer).

Le remake anglais du premier film n'a pas beaucoup d'intérêt, car son côté clinquant et clipesque rend l'ambiance et la violence moins glauques.

Bilan cinématographique estival

Une sympathique série B, qui va à l'essentiel (je n'ai plus l'habitude des films d'1h30) avec certains effets qui ont mal vieilli (quand Darkman pète les plombs) et d'autres non (le maquillage reste saisissant). Progrès technologiques aidant, la numérisation et les imprimantes 3D sont devenues une réalité (même s'il va falloir attendre pour la peau synthétique).

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Le Cycle des Magiciens

27 Août 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Le Cycle des Magiciens

Je triche un peu pour la catégorie vu qu'il s'agit de BD italiennes, mais je ne vais pas créer une catégorie pour un seul article.

En dehors de Keno Don Rosa, je n'ai jamais été un grand fan des BD Disney, notamment des BD italiennes qui remplissent les Picsou Géant et Mickey Parade depuis ses débuts : dessin aléatoire, personnages antipathiques (le Picsou italien n'a rien à voir avec le Picsou de Barks et Rosa) et histoires peu dépaysantes (Mickey fait le boulot de la police de Mickeyville, Donald est un feignant et Picsou se livre à des magouilles capitalistes contre son rival Flairsou). Cependant, j'ai été intrigué par le Cycle des Magiciens (Wizards of Mickey), une saga au long cours transposant les personnages Disney dans un univers heroic fantasy.

Le Cycle des Magiciens

J'avais tardé à les acheter à leur sortie (ils sont sortis sur 1 mois), mais j'ai finalement trouvé les 3 hors-séries consacrés à la réédition de la saga qui a commencé en 2006 en Italie. Le papier est bien plus souple que les hors-séries MPG déjà sortis. Il y a 4 arcs narratifs dans ces 3 volumes : le premier court sur 12 épisodes et est consacré au tournoi des Magiciens, le 2ème introduit une nouvelle menace et les 2 derniers (dans le tome 3) permettent d'en apprendre plus sur le passé de l'univers ... et sur les conséquences inattendues de la défaite de la menace des épisodes du 3ème arc.

Le Cycle des Magiciens

Très sympathique. L'histoire est très classique (pour de l'heroic fantasy s'entend), les épisodes sont parfois mal construits (action trop précipitée, raccourcis) et le dessin assez irrégulier (et caractéristique de la pléthorique production italienne Disney. Dommage car les illustrations d'en-tête sont particulièrement soignées), mais l'ensemble reste captivant à lire, notamment sur les 2ème et 3ème tomes, avec des ennemis assez impressionnants pour une BD Disney (le Fantôme Noir qui revient dans des apparences de plus en plus effrayantes) et quelques ressorts assez surprenants pour une BD jeunesse (Mickey qui devient paranoïaque ; Neraja, un personnage avec un design très étonnant -une cane avec une taille mannequin- et un passé tragique).

Les 3 tomes sont encore disponibles à 5,90€ en maison de la presse avec un peu de chance.

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Les Patients d'Arkham

25 Août 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Les Patients d'Arkham

Warren White est un escroc de très grande envergure, qui a détourné des millions pour son seul profit. Il est surnommé "Le Grand Requin Blanc". Cependant, il est arrêté et lors de son procès, il pense avoir réalisé une nouvelle entourloupe en plaidant la folie. Sauf qu'au lieu de se la couler douce dans une maison de repos, il est envoyé à l'Asile d'Arkham. Il déchante donc très vite.

Dans cette mini-série, Dan Slott, aidé par Ryan Sook au dessin, raconte la descente aux enfers de ce prisonnier dans l'antre de la folie. Plutôt que de s'intéresser aux illustres pensionnaires et leur ennemi juré (qui se contentent de caméos), l'histoire se concentre sur des personnages créés pour l'occasion, mais pas moins flippants.

Dommage cependant que l'histoire prenne une tournure occulte qui n'était clairement pas nécessaire.

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Disgaea D2 : Et 5 qui font Dis

22 Août 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Critiques de jeu

Disgaea D2 : Et 5 qui font Dis

Avec Disgaea D2 (D pour Dimension), Nippon Ichi donne une suite directe au séminal Disgaea : Hour of Darkness, un Tactical RPG qui vient de fêter ses 10 ans. Dans Disgaea, Le jeune démon Laharl était devenu l'Overlord (le Seigneur Suprême) du Netherworld (le monde des Démons) après avoir déjoué une conspiration visant à déclencher une guerre entre le Netherworld, Celestia (le monde des anges) et la Terre. Laharl est toujours entouré de Flonne (un Ange chargé de l'assassiner, mais qui l'avait rallié et qui a été transformée en Ange déchu pour la peine) et d'Etna (une conseillère qui travaillait pour le père de Laharl, qui l'avait recueillie dès sa prime jeunesse). Laharl doit faire face à de nouveaux périls remettant en cause son autorité et le Netherworld.

Disgaea D2 : Et 5 qui font Dis

Si dans son système de jeu, Disgaea D2 reprend les grandes lignes des épisodes précédents, c'est aussi une tentative pour simplifier un peu les mécanismes. Le jeu conserve bien sûr toute sa richesse, mais certaines nouveautés permettent de faciliter un peu le jeu : présence d'un Cheat Shop (permettant de modifier les paramètres, comme le gain d'expérience, de Mana, d'argent, ...), promotion des unités (plutôt que de devoir les réincarner pour pouvoir jouir des avantages des classes supérieures), possibilité de lancer en diagonale, inventaire toujours accessible et la possibilité même en cas de Game Over de conserver l'expérience acquise (principe repris du remake de Disgaea 3 sur Vita).

Le Weapon Mastery refait son apparition (ce qui est à mon avis un très bon point) et le Magichange cède sa place au système de Monture.

Sans parler de casualisation, le jeu m'a semblé un peu plus facile et accessible que les précédents (à part le boss final qui est plus ardu).

Au niveau de la réalisation, c'est le même topo que le 4 : des sprites en HD mignons mais peu détaillés, des cartes vides (et qui sont recyclées plusieurs fois dans le jeu, quand ce ne sont pas des copier-coller du premier épisode). De même, la musique reprend de nombreux thèmes de Disgaea premier du nom, l'occasion de constater que le compositeur attitré de la série, Tenpei Sato, est définitivement en pilotage automatique.

Disgaea D2 : Et 5 qui font Dis

Par contre, au niveau histoire, l'accessibilité n'est pas de mise, car ceux qui n'auraient pas joué à l'épisode précédent seront complètement largués. On reprend l'histoire peu de temps après Disgaea premier du nom. D'ailleurs, les premiers chapitres reprennent la même trame (notamment les 2 et 3, respectivement une course-poursuite dans la neige et le pillage d'un château). Par la suite, je regrette que l'histoire ne prenne pas vraiment d'ampleur et que le boss de fin arrive un peu abruptement. L'histoire manque cruellement d'un antagoniste comique à la Mid-Boss ou Axel. Le jeu souffre de la tare sur les suites tardives : le retcon (je ne spoilerais pas mais disons que certaines révélations contredisent des éléments de background établis dans le premier épisode) et le sentiment qu'une suite ne s'imposait pas vraiment.

L'histoire se boucle en une trentaine d'heures, comme c'est le cas sur les autres épisodes de la saga, mais offre un contenu post-générique de fin très long (sans compter le traditionnel "level grinding" des personnages et des Items, au travers d'un Item World légèrement remanié). Cependant, le jeu a également été accompagné de nombreux DLC dès sa sortie, ce qui a fait grincer bien des dents, d'autant qu'il ne s'agit pour l'instant que de recruter des personnages supplémentaires (à l'exemple du reste de la série) et pas d'un scénario supplémentaire. Gageons qu'à l'instar des 3 et 4, un éventuel portage Vita incluera d'office tous ces DLC.

Disgaea D2 : Et 5 qui font Dis

Disgaea D2 est clairement un jeu pour les fans, un Tactical extrêmement bien fichu, affinant son gameplay qui est à la fois très accessible et très fouillé, mais qui n'apporte pas grand chose. Un jeu qui surfe avec ingéniosité sur la vague de la nostalgie, pour une série qui doit réussir à évoluer sans perdre son âme.

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Disgaea - les épisodes PS3

22 Août 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Sagas JV

Retour sur les épisodes PS3, avec mes impressions sur la démo de Disgaea 4 Vita disponible sur le Store européen. Disgaea D2 avait fait l'objet d'un article à part lors de sa sortie.

Disgaea - les épisodes PS3

Bien que le jeu soit sorti en février 2009 en France, je n'ai pas pu m'essayer à Disgaea 3 tout de suite, car je n'avais pas la PS3. C'est d'autant plus rageant que le jeu aurait largement pu tourner sur PS2. Si les graphismes des 2 premiers épisodes n'avaient rien d'exceptionnel, ils sont devenus scandaleux sur PS3, avec des sprites en basse définition !

En dehors de cette réalisation graphique minimaliste, le jeu introduit de nombreux changements. Il y a eu des modifications dans le système de maître / disciple, d'apprentissage de la magie et des compétences liées aux armes. Auparavant, il suffisait d'utiliser une arme pour débloquer les compétences (la vitesse d'apprentissage dépendait des affinités des personnages avec les armes). Désormais il faut utiliser le Mana, qui servait auparavant uniquement à créer des nouveaux personnages et faire des propositions de loi. Par ailleurs, la Dark Assembly laisse la place à la Classroom, aux attributions plus larges (on peut créer des clubs, placer les personnages dans la salle pour leur attribuer des bonus). Au niveau des mécaniques de jeu, les Geoblocs font leur apparition (même effet que les Geo panels et les Geo Symbols sauf qu'ils sont "autosuffisants") ainsi que le Magichange : les monstres peuvent se transformer en armes, utilisables par les personnages humains, leur octroyant des attaques spéciales supplémentaires. Par ailleurs, les attaques spéciales sont également combinables.

Au niveau de l'histoire et des personnages, ils se révèlent de meilleure qualité que dans le second épisode. On incarne Mao, l'étudiant numéro 1 de l'Académie des Démons, qui veut tuer son père après que ce dernier ait effacé par malveillance sa sauvegarde de milliers d'h sur son RPG favori ! L'histoire joue habilement sur la notion de héros dans les JV et brise allègrement le quatrième mur. La version européenne a été localisée en français par Square Enix.

Le jeu a également bénéficié d'un portage, mais cette fois sur Vita. Ici plus que jamais, il s'agit de la version supérieure : outre l'écran de la Vita, le jeu propose des sprites en haute résolution (même si on peut choisir les vieux en basse définition) et surtout les 50€ de DLC du jeu sur PS3 d'emblée (scénario supplémentaire, personnages bonus, modes de jeu supplémentaires). Le jeu a également d'autres scénarios inédits. Le jeu est trouvable à prix modique. Si vous voulez jouer au jeu et que vous avez une Vita, c'est un indispensable !

Disgaea - les épisodes PS3

Disgaea 4 est sorti en 2011. Je me suis procuré la version collector américaine à sa sortie, et j'ai eu la chance de trouver la version française à petit prix cet été. Les grands principes de Disgaea 3 sont conservés, il n'y a pas de révolution majeure dans les classes. Le jeu offre enfin des sprites en haute définition, et le jeu est enfin agréable à regarder.

Au niveau de l'histoire,le héros est Valvatorez, un ancien Tyrant (le Démon le plus puissant de son Netherworld), un vampire qui a troqué le suçage de sang pour les sardines depuis 400 ans. Il va tenter de renverser le gouvernement corrompu de son Netherworld, l'occasion d'en apprendre plus sur le passé de Valvatorez et sur les raisons de son basculement vers le pacifisme. Pour la première fois depuis le 2ème épisode, on incarne en effet un personnage plutôt héroïque du départ.

J'ai fait le jeu de manière assez hâchée, si bien que je n'en ai pas retenu grand chose (à part un twist qui relance l'intrigue vers la supposée fin du jeu). Le jeu va bénéficier d'un remake Vita sous-titré Return. qui sort en France la semaine prochaine.

Une démo est d'ailleurs disponible depuis mercredi 20 août sur le Store européen. Elle est en français et elle permet de jouer le premier chapitre de l'histoire avec la possibilité de garder sa sauvegarde pour le jeu final. Par contre il ne faut pas quitter le jeu car il n'est pas possible de charger sa sauvegarde. Il y a aussi un mode Test qui permet d'essayer les différentes fonctionnalités du jeu -même si je trouve que c'est mieux de les découvrir au fur et à mesure- avec des personnages au niveau 80, l'accès à l'Assemblée, au Monde des Objets et à une carte par chapitre. D'un point de vue graphique, c'est très agréable, l'écran de la Vita rend encore plus justice au travail fait sur les personnages.

Nippon Ichi capitalise sur sa licence à succès, avec ces nombreux remakes et la sortie de Disgaea D2, suite directe du premier épisode. Le gameplay devrait revenir aux sources avec quelques surprises (la chevauchée de monstres) et ce sera l'occasion de rejouer avec la fine équipe du premier épisode (qui s'était contentée de caméos dans les autres jeux de la firme). La série reste en tout cas une exclusivité Sony (à part le remake un peu hoquetant sur DS). Disgaea 5 est déjà prévu. La série sautera-t-elle le pas de la PS4 ?

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Disgaea : les épisodes PS2

22 Août 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Sagas JV

A l'occasion de la sortie de Disgaea D2, je vous propose 2 articles présentant les différents d'une saga qui a fêté ses 10 ans.

Disgaea est une série de Tactical RPG développée par Nippon Ichi (ou N1), un éditeur qui fête ses 20 ans. Cette société a explosé suite à la localisation du premier épisode de la série en Occident, par le biais d'Atlus aux Etats-Unis et Koei en Europe. Suite au succès de Disgaea, les autres Tactical de la firme sur PS2 sont sortis en Europe (je les ai d'ailleurs tous encore, à part le premier Disgaea que j'ai eu la bêtise de revendre après avoir acheté le remake PSP).

Depuis la société a ouvert une branche américaine et a oeuvré dans la distribution de nombreux jeux de plus petits développeurs en Occident, comme les Atelier de Gust ou les Neptunia de Compile Heart.

Disgaea : les épisodes PS2

Disgaea Hour of Darkness est sorti en janvier 2003 au Japon et un an et demi après en Europe (en mai 2004). La première fois que j'en ai entendu parler, c'était lors d'un test de 2 pages dans le numéro spécial Tactical de Gameplay RPG (à l'occasion de la sortie européenne de Final Fantasy Tactics Advance). J'avais très envie de ce jeu, mais comme c'était à l'époque où je n'avais pas Internet chez moi, j'ai du écumer les magasins et j'ai finalement trouvé le Graal près de chez moi, en fin d'été.

Et là, ce fut le coup de foudre immédiat. A une époque où Final Fantasy Tactics était encore un rêve réservé à l'import, mon expérience des Tactical se cantonnait aux Shining Force, au très oubliable Legend of Kartia et aux jeux GBA FFT Advance et Fire Emblem. Le jeu possède effectivement des qualités détonnantes pour l'époque :

- un gameplay extrêmement nerveux (il n'y a que 2 tours : les personnages du joueur puis les ennemis) avec la possibilité de construire ses assauts (combos, coups spéciaux, attaques combinées) et de porter / lancer ses coéquipiers ou ennemis. Les combats opposent une équipe de 10 membres (des personnages uniques ou des personnages créés parmi une large palette de classes). Les combats ne s'achèvent que lorsque l'un des 2 camps est anéanti, et les morts n'auront pas beaucoup de conséquence puisque l'on peut facilement ressuciter les morts entre 2 combats.

Le jeu apporte une autre composante à ce gameplay assez rentre-dedans, les Geo Effects. La plupart des cartes où se déroulent les combats possèdent des cases colorées (les Géo Panels) et des petites pyramides colorées (Géo Symbols). Les GS octroient des effets aux GP sur lesquels ils sont placés. La subtilité est que les GS ne sont pas forcément de la même couleur que les GP, et qu'ils sont transportables et destructibles. Par exemple, si un GS rouge est détruit sur un GP vert, tous les GP deviennent rouges. Là où cela devient intéressant, c'est que l'on peut planifier des réactions en chaîne, permettant de remplir avantageusement la jauge de bonus. Le gameplay se veut donc à la fois accessible et parfois assez pointu. Au niveau des classes, de la montée en niveau et des compétences, il existe des subtilités dont on peut se passer, mais ce serait dommage de ne pas profiter de toute la richesse du jeu.

Le jeu possède 2 autres qualités :

- Un humour dévastateur. Le jeu est vraiment hilarant, avec des personnages déjantés et n'hésitant pas à jouer avec les clichés de la japanimation. L'histoire est bourrée de références hilarantes, de parodies. On passe un très bon moment.

- Une durée de vie infinie. Tout est configurable dans le jeu, on peut tout faire monter en niveau, les personnages bien sûr (jusqu'au niveau 9999 !) en passant par les classes aux objets. Pour cela, il faudra "rentrer" dans le monde des objets, et finir des donjons générés aléatoirement. Si l'histoire principale est finissable en 40h (mais il y a plusieurs fins), le contenu New Game Plus en nécessitera des centaines de plus, pour débloquer les personnages secrets, débusquer les boss cachés et débloquer les cartes supplémentaires (mais il faudra passer par la Dark Assembly).

Si je n'ai pas parlé de la réalisation, c'est qu'elle n'a rien de notable : des décors vides et des sprites mignons. Les scènes de dialogue sont illustrées par des artworks de qualité. Le jeu a au moins le mérite de mettre en scène des coups spéciaux spectaculaires, à défaut d'arracher les mirettes. La bande-son de Tenpei Sato alterne morceaux enlevés et morceaux plus mélancoliques.

Le jeu a bénéficié d'un remake PSP (agrémenté d'un scénario alternatif supplémentaire : "et si Etna avait accidentellement tué Laharl au début du jeu ?"), que je considère comme la meilleure version du jeu (toute la richesse du jeu dans la poche, et avec des graphismes qui rendent mieux sur l'écran de la PSP) et d'un remake du remake sur DS (qui propose une traduction en français et les commentaires du Prinny), qui souffre de ralentissements, de graphismes en basse définition (déjà que ce n'est pas la principale qualité du jeu) et de musiques mal compressées. Le jeu a également eu droit à une série animée et un spin-off sous forme de Graphic Novel sur PSP (Disgaea Infinite). Disgaea D2 est sa suite directe, et reprend donc une partie des bases du gameplay.

Disgaea : les épisodes PS2

Le 2ème épisode est sorti en novembre 2006 en Europe (en février au Japon) avec un peu plus d'exposition médiatique. J'ai pu m'y adonner assez librement vu que j'étais immobilisé chez moi à l'époque. Le jeu inaugure le principe des Netherworld parallèles : ce n'est donc pas une suite directe, même si certains personnages du premier épisode reviennent.

On incarne Adell, le seul humain qui n'ait pas été transformé par la malédiction lancée par le démon Zenon, 15 ans avant le début du jeu. Adell entreprend un rituel d'invocation pour faire apparaître le démon, le vaincre et sauver sa famille, mais il a la surprise de voir apparaître devant lui Rozalin, la fille de Zenon ! Adell entreprend de restituer sa fille au démon et de le vaincre par la même occasion ...

Les personnages et l'histoire sont moins marquants que dans le premier épisode, mais on passe cependant un bon moment. Au niveau de la réalisation, il y a un peu plus de couleurs, des thèmes chantés et une introduction en dessin animé.

Le gameplay reste inchangé, avec quelques rajouts : la possibilité de faire des Tower Attacks (en empilant les personnages), un Item World encore plus poussé et des nouvelles classes.

Le jeu a eu droit à son remake PSP, qui jouit de graphismes enjolivés par l'écran de la console, d'un scénario supplémentaire mettant en scène Axel et proposant quelques nouveautés de gameplay de Disgaea 3 (le Magichange)

J'ai décidé de couper l'article en 2 pour faciliter la lecture, dans le prochain article à paraître très vite, je parlerai des épisodes PS3.

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L'Asile d'Arkham

13 Août 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

L'Asile d'Arkham

L'Asile d'Arkham, Arkham Asylum en VO, est un nom qui revient souvent dans la liste des histoires indispensables de Batman.En 1989, DC Comics demande à l'étoile montante Grant Morrison (qui s'était illustré sur les titres Animal Man et Doom Patrol), associé au peintre Dave McKean (le cover artist de Sandman) un graphic novel sur Batman.

Batman est appelé par le commissaire Gordon suite à une prise d'otages à l'asile d'Arkham. Les prisonniers, dont le Joker, réclament la venue de Batman dans leur lieu de captivité. Au périple moins que tranquille de Batman dans l'antre, se superpose l'histoire d'Amadeus Arkham, le fondateur de l'asile.

Autant j'avais été perplexe lors de ma toute première lecture (dans l'édition de Panini), autant j'ai été convaincu par cette 2ème lecture de l'édition d'Urban. La traduction est la même, mais cette édition reprend le contenu de l'édition 15ème anniversaire et surtout l'intégralité du commentaire du scénario et des notes de recherche de Grant Morrison, qui permettent de comprendre la démarche de l'auteur et de ne pas rester coi devant les illustrations dérangeantes de Dave Mc Kean. Un véritable "commentaire audio" très précieux pour appréhender une oeuvre exigeante et profondément perturbante. Ce n'est pas une histoire classique de Batman, avec un héros triomphant, mais une plongée dans la folie. Et si Batman était aussi fou, voire plus fou, que ses ennemis ?

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