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Articles avec #vertigo tag

Fables 25

18 Janvier 2016 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics, #Urban, #Vertigo, #Fables

Fables 25

Ce 25ème (ou 23ème en réédition cartonnée) tome de Fables contient l'épisode #150 de la série, le dernier après 12 ans de publication aux Etats-Unis. Cela en fait la série la plus longue de Vertigo, et cela sans compter les nombreux spin-off et graphic novels.

Le dernier story arc fait monter la tension entre Blanche Neige et sa soeur Rose Rouge, pour un affrontement fratricide qui risque de laisser l'univers des Fables dans un état dramatique. Les 2 sœurs sont-elles condamnées à s'entretuer au nom d'une malédiction familiale ? La fin est assez surprenante, assez spectaculaire dans sa volonté de ne pas trop en mettre plein les yeux, ,justement et ne laisse personne de côté : A l'instar du tome 24, l'épisode est agrémenté des "dernières histoires" de nombreux personnages concluant ainsi leurs intrigues personnelles sur des notes plus ou moins positives. L'histoire aurait pu durer encore plus longtemps, mais trouve ici son caractère définitif (moins simpliste que le "Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants")

J'ai déjà dit à de nombreuses reprises que l'histoire avait souvent péché par sa longueur et des baisses passagères d'intérêt, mais la fin est parfaitement maîtrisée. L'auteur n'a jamais cédé à la facilité et a pris des partis pris parfois controversés (l'analogie Israël / Fables, une certaine complaisance pour les solutions expéditives) mais en fin de compte livre un récit cohérent sur les mythes et leur transmission, ainsi qu'une réflexion captivante sur la puissance des contes.

Une série qui restera dans l'histoire, et pas seulement pour sa durée de publication.

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Garth Ennis présente Hellblazer 2

1 Septembre 2015 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics, #Urban, #Vertigo

Garth Ennis présente Hellblazer 2

Grand retour du blog après des vacances très fructueuses, remplies de relectures plaisantes et de découvertes touristiques sous le soleil et dans la bonne humeur !

Autant dire qu'on est loin de l'ambiance du tome 2 des épisodes d'Hellblazer par Garth Ennis.

Après un premier tome essentiellement couvert par 2 arcs relativement longs, place à des épisodes plus unitaires, poursuivant les pistes lancées dans le premier tome.

Alors qu'il aurait toutes les raisons de se réjouir après avoir récupéré l'Enfer délaissé par Lucifer, des événements relatés dans La Saison des Brumes, publié dans le tome 2 de Sandman) le Diable est obsédé par ses 2 défaites contre Constantine. Il croise encore la route de John quand ce dernier vient en aide à Ellie (alias Chantinelle) une succube (démone de la tentation) que l'on avait déjà vu dans le tome 1. John Constantine a cependant son lot de problèmes, puisque sa relation avec Kit est empoisonnée par les diverses embrouilles dans lesquelles il est pris (et a parfois provoquées). Ces événements vont avoir des conséquences dramatiques, qui vont faire tomber l'anti-héros au plus bas.

En dépit de la violence graphique et verbale qui émaille ces épisodes, Garth Ennis va bien plus loin que la simple provocation, avec des personnages remarquablement écrits. Le rythme se veut également plus intimiste, avec relativement peu de scènes d'action et de forces maléfiques.

Le dessin est également de meilleure qualité, avec un Steve Dillon plus présent et des visages moins changeants quand William Simpson est aux crayons.

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Sandman 6

30 Juin 2015 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics, #Vertigo, #Urban

Sandman 6

Cet avant-dernier tome de Sandman est consacré à l'arc The Kindly Ones (Les Bienveillantes), avec un prologue à l'origine produit pour Vertigo Jam (une publication chargée de présenter les titres Vertigo).

Quand son fils Daniel est enlevé, Lyta Hall réclame vengeance contre le Rêve, qui l'avait "menacé" des années plus tôt de l'emmener dans son domaine. Les Furies (ou Bienveillantes) sautent sur l'occasion pour châtier le Rêve suite aux évènements survenus dans Vies Brèves. Comment le Rêve va-t-il réagir face au chaos que font régner les Furies dans son domaine ?

Cet arc fleuve, long de 13 épisodes, réintroduit des personnages secondaires perdus de vue et apporte des conclusions aux nombreuses intrigues tissées lors des 5 années précédentes.

Les épisodes gagnent énormément à être lus en recueil, tant l'histoire est dense et les intrigues nombreuses. Le dessin est essentiellement assuré par Marc Hempel dans un style expressionniste qui ne plaira pas à tout le monde mais qui est parfaitement judicieux dans cette histoire intense mettant en scène des personnages traversés par des émotions très fortes.

Enfin, la lecture des pages extraites du Companion (comme dans les volumes précédents), permet de comprendre les intentions de l'auteur sur la fin déconcertante (mais logique) de cet arc, avant la conclusion dans le prochain tome.

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Fairest : Les belles et la bête / Cendrillon

4 Mai 2015 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics, #Urban, #Vertigo, #Fables

Fairest : Les belles et la bête / Cendrillon

Alors que Fables s'achemine doucement mais sûrement vers la fin de sa publication française (en parallèle de la réédition des albums en format cartonné), Urban propose le nouveau graphic novel dérivé de Fairest, le spin-off "anthologique" de Fables consacré aux héroïnes.

De son titre original Fairest in all the Land (La Plus Belle dans tout le pays), le titre suit l'enquête de Cendrillon sur les meurtres brutaux qui frappent les plus belles représentantes des Fables. Le récit a pour particularité d'être illustré par une vingtaine d'artistes différents qui se relaient, et de se dérouler sur 7 jours. La narration est assurée par le Miroir Magique, et se dévoile au travers de récits en prose, où il explique la progression de l'enquête et comment il a pu être neutralisé.

Un bon récit, mais il faut absolument être à jour dans l'univers Fables pour bien en percevoir tout l'intérêt : le récit s'intègre dans les évènements survenus dans Fables et fait allusion à des personnages apparus dans Fairest, Jack of Fables et le roman Peter et Max

Fairest : Les belles et la bête / Cendrillon

J'avais oublié de parler de l'album Cendrillon sorti en décembre 2014. Il regroupe les 2 mini-séries consacrées à Cendrillon, Fables Are Forever (2006) et From Fabletown with Love (2010)

Après des siècles passés dans notre Monde, Cendrillon est devenue une super-espionne, chargée de traquer les Fables menaçant de détruire la mascarade et de les révéler aux Communs. Elle ne joue donc qu'un rôle très secondaire dans la série principale, sa mission l'amenant aux 4 coins du monde.

Le dessin est assuré par Shawn McManus sur tous les épisodes tandis que le scénario est dû à Chris Roberson, tandis que Bill Willingham se contente du rôle de consultant. Le récit est parsemé de flashbacks sur la longue carrière de l'héroïne.

L'ambiance est au récit d'espionnage, même si les péripéties de la célèbre héroïne sont pimentées d'éléments surnaturels et de surprises sur des personnages bien éloignés de leur version originelle.

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Garth Ennis présente Hellblazer 1

3 Mars 2015 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics, #Urban, #Vertigo

Garth Ennis présente Hellblazer 1

Urban exhume un nouveau joyau du label Vertigo et inaugure le pendant pour ce label de la collection DC Signatures avec Hellblazer par Garth Ennis.

Le héros de Hellblazer est John Constantine, créé par Alan Moore dans Swamp Thing. Ce détective de l'occulte, sosie de Sting à ses débuts, a droit à sa propre série à partir de 1988. Garth Ennis reprend la série à partir de l'épisode 41. La série Hellblazer est un pilier du label Vertigo, ce fut la plus longue série du label, et qui ne s'est arrêtée qu'à l'occasion des New 52 (réintégrant Constantine dans l'univers DC) et c'est un numéro de 1993 qui fut le premier à sortir officiellement sous ce label.

Même si ce premier recueil (sur 3) commence à l'épisode 41 de la série, le lecteur n'est pas trop perdu. Les allusions aux runs précédents sont assez minimes, et surtout Ennis commence par une nouvelle fracassante : les excès de John (qui ne lésine pas sur les clopes et l'alcool) lui ont donné un cancer très avancé ! Lors du premier arc, Constantine essaie d 'échapper à son dessein mortel. Disons qu'être versé dans l'occulte offre des perspectives aussi inattendues qu'imprévisibles. Le ton est donné dès les premières pages : Constantine est grossier, cynique à l'extrême (mais vu le contexte dans lequel il évolue, c'est compréhensible) et ses péripéties ne lésineront pas sur l'horreur et la violence graphique. Le personnage reste cependant très attachant et fait (le plus souvent) les bons choix. Même si je n'ai vu ni le film ni la série télévisée, je doute qu'ils aient réussi à retranscrire toute la complexité du personnage.

L'autre gros arc de cet épisode met Constantine face à la perversité des élites anglaises, et apporte sa contribution à la plus célèbre affaire criminelle de l'Angleterre victorienne. Ames sensibles s'abstenir !

Au niveau visuel, c'est un peu la douche froide, cependant. Le dessin est extrêmement irrégulier, bien qu'il n'y ait que 3 auteurs. Le dessinateur de la majorité des épisodes, Will Simpson, a bien du mal à faire les mêmes visages d'une case à l'autre. La colorisation est assez datée et le découpage très classique. Steve Dillon (qui fera Preacher avec Ennis quelques années plus tard) est assez décevant, et c'est au final David Lloyd (V pour Vendetta) qui s'en tire le mieux.

Une lecture intéressante, même si à l'instar de Preacher, il faut avoir le coeur bien accroché face aux horreurs représentées et au langage peu châtié.

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Une introduction à Sandman

19 Décembre 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics, #Vertigo, #Urban

Une introduction à Sandman

J'ai chroniqué les tomes 4 et 5 de Sandman mais je n'avais pas encore présenté l'oeuvre sur le blog. Dont acte avec une présentation de l'auteur, de l'oeuvre et des 2 tomes déjà sortis et que je n'avais pas chroniqués ici. Urban a en fait créé sa propre édition du titre (expliquant sans doute la sporadicité des sorties), faisant des tomes Deluxe mélangeant épisodes de la série régulière, mini-séries ou épisodes spéciaux, bonus et extraits du Sandman Companions (un livre d'entretien entre un journaliste et Neil Gaiman sur la série).

Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette oeuvre monumentale, qui a été publiée aux Etats-Unis de 1989 à 1996, elle met en scène Dream, alias Morphée, Sandman, ... En d'autres termes, il s'agit du Roi des Rêves et par extension de la création artistique. Rêve est un des Infinis, des représentations anthropomorphiques de concepts régissant la vie des hommes : Death, Destiny, Desire, Delirium, ... Bien plus qu'un récit horrifique (particulièrement sur les 2 premiers arcs contenus dans ce volume), le titre est une relecture de récits et de contes issus de tous âges et raconte l'évolution de Dream (qui par ses pouvoirs et son immortalité a du mal à comprendre les hommes), ses relations compliquées avec ses frères et soeurs les Infinis ... Même si on peut lire les différents arcs séparément, on se rend vite compte que tout détail, tout personnage même insignifiant de prime abord jouera un rôle dans l'intrigue, parfois des années plus tard.

Le scénariste, Neil Gaiman, est un écrivain anglais spécialisé dans le fantastique, auteur de Coraline, Stardust, et de bien autres oeuvres. Dans les comics, outre Sandman, il a oeuvre entre autres sur 1602 et Les Eternels pour Marvel.

Dans le premier épisode, qui se déroule en 1916, Dream est arraché de son royaume et emprisonné sur Terre par le rituel d'un magicien qui voulait capturer la Mort. L'emprisonnement de Dream a des conséquences désastreuses avec des gens qui ne peuvent plus dormir ou qui au contraire ne se réveillent plus. Ce n'est que 70 ans plus tard qu'il peut s'échapper. S'en suivent 6 épisodes où le Sandman part à la recherche de ses artefacts (un masque, un sac de sable et un rubis), et croise la route de Lucifer, John Constantine ou bien encore de l'Epouvantail.

L'épisode 8 marque une rupture avec l'apparition de Death, qui contre toute attente est une jeune fille enjouée.

L'arc suivant, entrecoupé de one-shots a priori insignifiants (un conte africain, les rencontres centenaires entre Dream et un homme qu'il a rendu immortel) voit le Maître des Rêves partir à la recherche de serviteurs qui sèment la pagaille sur Terre.

Il ne faut pas envisager cette oeuvre comme une BD, mais comme un "roman graphique", tant le contenu est littéraire (sans tomber dans le pompeux). Gaiman est un maître pour tisser un univers onirique aux recoins très sombres (l'épisode 6 où John Dee torture jusqu'à la mort les clients d'une cafeteria ; les récits des exactions des serial killers en séminaire). Je ne saurais que conseiller la lecture de Sandman aux gens réfractaires aux comics en temps normal, tant le titre se hisse à un autre niveau par ses exigences artistiques (même si le dessin n'est pas forcément le point fort du titre).

Une introduction à Sandman

La série prenait définitivement son envol avec les épisodes, contenus dans le tome 2 de cette réédition. 2 arcs composent ce volume.

Le pays du Rêve : 4 épisodes indépendants qui ont pour fil conducteur le souhait et ses conséquences. Le point d'orgue de ces épisodes est le #19, Songe d'une Nuit d'Eté, qui relate la représentation de la pièce éponyme de William Shakespeare devant le peuple des Fées (qui voient donc des acteurs humains jouer leurs rôles !). Dans le premier volume de Sandman, Shakespeare avait passé un marché avec Morphée ; l'inspiration contre 2 pièces commandées. Dans cet épisode qui hisse la série au delà du simple cadre de la BD, une mise en abyme entre la pièce, les commentaires des Fées, ainsi que le drame qui se noue autour d'Hamnet, le fils de Shakespeare, tandis que ce dernier, stressé par la représentation, en est inconscient. Cet épisode fut très longtemps la seule BD a remporter un prix littéraire : le World Fantasy Award de la meilleure nouvelle.

La saison des Brumes : Après un repas particulièrement houleux avec ses frères et soeurs les Infinis, Morphée décide de sauver sa bien-aimée Nada qui croupit depuis 10 000 ans en Enfer (par sa faute). Dans le tout premier arc de la série, son voyage s'était mal passé, puisqu'il avait dû batailler avec un démon pour récupérer son casque, tandis que le maître des lieux, Lucifer, l'avait menacé de le tuer s'il remettait les pieds en Enfer. Morphée se prépare à livrer un combat ... qui n'a pas lieu, car Lucifer décide d'abandonner la direction de l'Enfer ! Il laisse Morphée le soin de donner les clés (littéralement) à un nouveau maître. S'en suit un défilé presque exhaustif des panthéons et forces primordiales.

Le volume est agrémenté d'une centaine de pages de bonus : entretiens avec Neil Gaiman, crayonnés, commentaire page par page du fameux épisode #19. La série concilie dès lors succès critique et commercial.

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Une introduction à Fables

23 Octobre 2013 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics, #Urban, #Vertigo, #Fables

Une introduction à Fables

A l'occasion de la sortie de the Wolf Among Us, un jeu en épisodes par Telltale Games sur le comics culte Fables, une petite présentation du titre s'imposait.

Dans l'univers foisonnant des comics, il n'est pas toujours question de super-héros. Des labels se sont faits une spécialité de proposer des titres matures (comprenez par là qu'il ne s'agit pas de titres "adolescents", ultra-violents et avec blondes à forte poitrine), abordant la violence, le sexe ou autres thèmes adultes dans un autre but que de flatter les bas instinct du lecteur. Parmi ces labels, l'un des plus illustres est Vertigo, qui appartient à DC, et recèle de joyaux au succès critique et commercial avérés. Parmi les titres achevés,on peut citer Sandman de Neil Gaiman, Transmetropolitan de Warren Ellis ou bien encore Y le Dernier Homme de Brian K. Vaughan. A l'heure actuelle, les titres phares sont entre autre the Unwritten (2 volumes parus chez Panini mais rien encore du côté d'Urban) et Fables, dont le tome 19 vient de sortir en France (Urban a repris la publication depuis le tome 15 et réédite en parallèle les premiers tomes en format cartonné).

Une introduction à Fables

Fables raconte les (més)aventures des personnages des contes de fées de notre enfance (principe étendu aux contes extra-européens et aux héros de récits tombés dans le domaine public), obligés de se réfugier dans notre monde après que leurs mondes successifs soient tombés aux mains de l'impitoyable Adversaire. Ils vivent dans un quartier de New York, Fabletown, et leur existence est cachée aux yeux des mortels (ou "communs"). Pour autant, l'Adversaire n'en a pas fini avec eux, et les Fables doivent se préparer à une guerre sans merci ...

Les différents épisodes, regroupés en arcs entrecoupés d'épisodes uniques, relatent également les problèmes internes à la communauté des Fables, dont certains membres étaient les méchants de service dans les contes. Ainsi, le Grand Méchant Loup, qui se fait désormais appelé Bigsby et fait office de shériff de la communauté, doit enquêter sur la mort de Rose Rouge (la soeur méconnue de Blanche Neige) dans le premier arc de la série - un principe similaire au premier épisode de TWAU - . Dès le 2ème arc, on apprend ce qu'il en est des Fables qui ne peuvent pas se faire passer pour des hommes (animaux parlants, géants, fées), rassemblés dans une Ferme, à l'écart de toute civilisation. Par la suite, l'accent est mis sur le combat contre l'Adversaire et au retour des Fables dans leurs royaumes.

Une introduction à Fables

L'appelation "Mature" n'est pas là pour faire joli : les personnages de contes sont loin de l'image édulcorée qu'on s'en fait (les contes écrits à la base étaient d'ailleurs assez glauques) mais pour autant il ne s'agit pas que d'insuffler du sexe racoleur et de la violence débridée. Il est question des affres de la guerre, de la lutte contre l'oppression, et des ambiguïtés des Fables (les méchants qui ont accepté les règles ont été amnistiés de tous leurs crimes mais ne sont pas forcément devenus recommandables pour autant). Les couvertures sont superbes (signées de James Jean puis par Joao Ruas), mais le dessin intérieur, assuré par Mark Buckingham la plupart du temps, est assez irrégulier.
La série est actuellement la meilleure vente du label Vertigo (ce qui explique sa très longue longévité pour un titre sur ce label), et son univers s'est étendu au delà du titre régulier :

Une introduction à Fables

- Un graphic novel, intitulé 1001 nuits de Neige, qui comprend les histoires que Blanche-Neige a raconté au sultan pour éviter de mourir décapitée. Ces histoires, illustrées par divers auteurs, étoffent les backgrounds de certains personnages (et nous renseigne par exemple sur ce qui est advenu des 7 nains ...). Une réédition est prévue sous peu chez Urban.

Une introduction à Fables

- Une première série dérivée, Jack of Fables, consacrée au personnage de Jack. Elle s'est achevée aux Etats-Unis après avoir connu un crossover avec Fables (dispo en français chez Urban dans le tome 16 de Fables).

Une introduction à Fables

- Une nouvelle série dérivée, Fairest, sort depuis l'année dernière (et est prévue chez Urban). Elle s'intéresse aux héroïnes de Fables. Comme la série principale, elle est composée d'arcs entrecoupées de one-shots. Les couvertures sont dues à Adam Hughes, un autre cover artist très renommé.

Une introduction à Fables

- Peter et Max, un roman qui raconte le combat inévitable entre les frères Piper (terme signifiant "joueur de flûte"). Ce roman est disponible en français aux éditions Bragelonne.

Une introduction à Fables

- Comme précisé dans l'introduction, le jeu bénéficie depuis peu d'une adaptation en jeu vidéo sur le même principe et la même équipe que the Walking Dead. Je vous renvoie à mes impressions très positives sur le premier épisode.

Une introduction à Fables

- Je termine ce tour des "produits dérivés" par une adaptation "officieuse", la série télévisée Once Upon A Time. Le pitch de départ (les personnages des contes de fées se retrouvent projetés à notre époque) fait fortement penser à celui de Fables. Cependant, l'angle d'approche est beaucoup plus premier degré et grand public. C'est une série sympathique, même si certaines similitudes avec le comic book sont troublantes. J'en prends pour exemple la révélation en fin de saison 2 sur l'identité du futur grand méchant de la série. Il se trouve qu'il s'agit d'un personnage que Bill Willingham a finalement écarté de Fables pour des raisons de droits.

Une introduction à Fables

Fables est une série que je ne peux que vous conseiller, même si sa longévité l'expose aux mêmes problèmes que les autres séries-fleuves : sentiment de lassitude qui s'installe, délitement et "pourrissement" relatif de l'intrigue, difficulté à garder la flamme de l'intensité de l'intrigue.

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