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Articles avec #mangas tag

Diamond is Unbreakable 1

8 Juillet 2015 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Mangas, #Jojo's Bizarre Adventure

Diamond is Unbreakable 1

Quelques semaines après la fin de la diffusion de l'anime Stardust Crusaders, Tonkam propose la réédition de la 4ème partie de Jojo's Bizarre Adventure, la dernière saga qui était restée "exclusive" chez J'ai Lu.

1999. Dix ans après les évènements de Stardust Crusaders, Jotaro se rend dans la petite ville japonaise de Moriô, à la recherche d'un certain Higashitaka Josuke. Ce dernier est un lycéen de 16 ans, timide mais qui change radicalement de personnalité quand on se moque de sa coiffure. Jotaro ne tarde pas à découvrir que Josuke possède un Stand. Et pour cause, Jotaro a été envoyé par sa famille pour retrouver Josuke qui n'est autre que ... son oncle ! En effet, Joseph a fait des infidélités à Suzy Q et a mise enceinte une étudiante, quelques années auparavant !

Mais Jotaro n'est pas là que pour des histoires d'héritage, puisqu'en utilisant son pouvoir de divination pour trouver Josuke, la photo a laissé apparaître un autre manieur de Stand particulièrement malfaisant.

L'intrigue de cette 4ème partie repose effectivement sur les événements inquiétants survenant dans cette petite ville de province, causés par la prolifération de manieurs de Stands, qui n'ont pas obtenu leur pouvoir de naissance mais après avoir été visés par une flèche et un arc. L'ombre de Dio plane dès ce premier tome, même si l'ennemi séculaire des Joestar est mort.

Les pouvoirs de régénération / réparation de Josuke promettent des affrontements inventifs.

Saluons Tonkam de proposer à terme toute la série en français !

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One Piece 75

2 Juillet 2015 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Mangas, #Glénat, #One Piece

One Piece 75

La sortie du tome 75 de One Piece me donne l'occasion de reparler d'une série que je lis encore avec beaucoup d'intérêt. C'est le premier manga hors Dragon Ball que j'ai acheté, pratiquement dès sa sortie, et contrairement à de nombreuses autres séries, je continue à la lire.

18 ans et 15 000 pages dessinées plus tard, One Piece est devenu le manga le plus vendu de tous les temps, au Japon comme en France, et rien ne laisse présager d'un essoufflement. Le style du dessin et le ton ont beaucoup évolué, et la version française a suivi les évolutions du marché : adoption du sens japonais, des jaquettes amovibles, et des noms plus fidèles à la version originale.

Ce tome marque une nouvelle étape dans l'arc Dressrosa : suite au coup de bluff d'Usopp, les jouets maudits reprennent leur apparence humaine. Luffy se voit renforcé d'alliés inattendus, qui avaient pourtant juré sa perte des tomes auparavant, reléguant du coup quelques membres de l'équipage à la figuration voire à l'absence. Le nouvel objectif est de défaire Doflamingo et de sauver le royaume de Dressrosa. Mais avant d'atteindre le Corsaire, la route est longue et la pente est rude, puisqu'un de ses alliés, capable de se fondre dans la roche et de modifier la topographie des lieux, fait office de barrage impressionnant. Dans la lignée de la série, différents combats se mettent en place pour les prochains tomes. Doflamingo offre une nouvelle démonstration impressionnante de ses pouvoirs.

One Piece maintient toujours l'intérêt, malgré un début de lassitude bien logique après tant de péripéties et d'aventures épiques.

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Dragon Ball Perfect Edition 34

23 Février 2015 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Mangas

Dragon Ball Perfect Edition 34

Dernier tome dans la Perfect Edition d'un titre séminal du shônen manga, et du manga tout court. Il était cependant temps que ça se termine, tant la démotivation exsude de ce dernier arc à rallonge, où Toriyama multiplie les ficelles grossières utilisées dans le reste de la série : montées en puissance vidées de sens, fusions à tire-larigot, enjeux complètement vidés par l'ampleur exponentielle des destructions et leur résolution bien commode. Difficile en effet de ressentir quoi que ce soit face à la destruction de la Terre, vu que tout rentrera dans l'ordre avec un voeu. Un Deus ex machina bien commode, dont l'exploration des conséquences est sans doute la seule chose à sauver de Dragon Ball GT -définitivement sorti de la continuité avec la sortie de Battle of Gods et de sa suite-.

Que reste-t-il de Dragon Ball vingt ans après sa fin ? Un dessin épuré et qui est toujours une référence, des scènes d'action à qui les shônen baston doivent tout. Au rang des faiblesses qui ne passeraient plus aujourd'hui, une psychologie sommaire des personnages et un déroulement qui s'embarrasse de peu subtilités.

Un mythe, certes, mais un mythe en bout de souffle à la fin de sa parution, dont on préférera retenir les sommets plutôt qu'un dernier arc autoparodique.

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[Bilan 2014] Bilan comics et mangas

29 Décembre 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics, #Mangas

2014 aura été une année riche en lectures et découvertes. Cette année j'ai acheté sensiblement moins de comics que l'année dernière, mais la qualité de ces achats s'est améliorée. J'ai arrêté les revues Panini sans aucun regret (d'autant que l'éditeur suit l'exemple d'Urban et publie rapidement en librairie les séries actuelles) et du côté d'Urban, je n'achète plus depuis quelques mois que la revue Batman Saga (mais pour combien de temps encore ?). Mes habitudes de lecture ont changé, et je préfère désormais lire les arcs d'un seul coup plutôt que de lire un épisode par moi dans des revues au contenu inégal.

Urban s'est imposé comme mon éditeur incontournable, autant pour les séries New 52 que les titres indies et rééditions Vertigo.

Je n'ai presque rien acheté chez Panini (à part le tome 3 d'Hawkeye, la réédition en couverture souple d'Annihilation et Miracleman sur lequel je reviendrai dans la suite de ce bilan).

Autre tendance qui confirme celle des années précédentes, je n'ai pratiquement acheté aucun manga cette année. J'ai complété ma collection d'Hunter x Hunter et je n'ai acheté en nouveautés qu'une poignée de titres : Billy Bat, L'Attaque des Titans, One Piece, Steel Ball Run et les rééditions de Jojo's ...

[Bilan 2014] Bilan comics et mangas[Bilan 2014] Bilan comics et mangas[Bilan 2014] Bilan comics et mangas

Coups de coeur

J'ai déjà eu l’occasion dans de nombreux articles de parler de mes lectures "coups de cœur", mais il y en a une dont je n'avais pas parlé car c'est une BD faite en France, même si ses influences et méthode de conception transcendent les frontières. Il s'agit de la série Lastman. Cette série, conçue à 6 mains par Vives / Balak / Sanlaville a clos son premier cycle en cette fin d'année. Un récit parfaitement haletant, qui réussit à concilier univers original, dynamisme du shônen et thématiques personnelles.

Dans les comics, je retiens de cette année la série Green Arrow de Lemire / Sorrentino , les rééditions de Sandman (notamment le tome 5), Gotham Central, Superman Identité secrète, Arkham Asylum et chez Panini Miracleman d'Alan Moore, un joyau indisponible depuis une trentaine d'années.

En ce qui concerne les mangas, j'attends toujours avec la même impatience les nouveaux tomes de L'Attaque des Titans et Steel Ball Run. 2 titres qui restent très haletants

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Déceptions

J'ai également eu des déceptions cette année, même si j'ai essayé de faire attention le plus possible à mes achats et d'arrêter les frais en cas de publication au long cours.

Le pire titre que j'ai lu cette année était la mini-série Le Fils de Batman, publiée dans Batman Saga Hors-Série 6. Une purge bourrée d'incohérences et qui fait déshonneur aux épisodes de Grant Morrison qui l'ont inspirée.

Je suis allé au bout de Forever Evil, mais il est regrettable que cet event ne décolle qu'à la fin. Les mini-séries qui gravitent autour n'avaient aucun intérêt, à part Rogues Rebellion.

J'avoue avoir été très déçu par Nightly News de Jonathan Hickman, une satire à peine mise en image des médias américains.

Dans les mangas, j'ai voulu lire tous les tomes de Bakuman, et j'ai été très déçu par une fin extrêmement niaise qui a en plus perdu le fil de son intrigue. Ironique pour un manga sur l'édition de mangas d'avoir une fin aussi bâclée, d'autant que bien finir son histoire est un des thèmes des 2 derniers tomes.

La déception n'est pas aussi forte, mais j'ai un peu perdu de mon intérêt dans One Piece. C'est la seule série au long cours que je continue à suivre depuis ses débuts. Mais depuis la réunification de l'équipage, je trouve que l'histoire traîne artificiellement en longueur. Les personnages sont devenus tellement puissants que l'auteur doit trouver des artifices pour leur mettre des bâtons dans les roues.

[Bilan 2014] Bilan comics et mangas[Bilan 2014] Bilan comics et mangas[Bilan 2014] Bilan comics et mangas

En 2015

Outre la suite de la publication des titres que je suis, j'espère qu'Urban republiera des titres essentiels comme the Unwritten ou La Nouvelle Frontière. Chez Panini, j'ai hâte de lire la nouvelle série Moon Knight par Warren Ellis. Je prévois d'ailleurs quelques articles pour parler de ce héros méconnu de Marvel. Je vais essayer de rationaliser ma collection et de rattraper le retard pris dans quelques séries.

Niveau mangas, j'ai complètement décroché de l'actualité et ne me pencherai donc que sur les titres avec un bouche à oreille flatteur. J'espère aussi que la publication de Hunter x Hunter reprenne enfin sur une base régulière !

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Steel Ball Run 11

15 Octobre 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Mangas

Steel Ball Run 11

Cela faisait un moment que je n'avais pas parlé de Steel Ball Run sur le blog. Je répare l'oubli avec un nouveau tome qui installe la série parmi mes lectures incontournables. La course à travers les Etats-Unis a révélé son objectif depuis plusieurs tomes déjà : récupérer les parties du corps d'un "saint homme" (dont l'identité est transparente). Gyro Zeppeli et Jonathan Joestar se sont lancés dans cette quête, mais ils sont poursuivis par les hommes du Président des Etats-Unis et ne peuvent faire confiance à personne.

Ce tome poursuit dans la lignée des précédents, avec des affrontements toujours aussi intéressants d'un point de vue graphique (l'auteur pousse ici à fond son expérimentation sur la représentation du son avec des bruitages qui deviennent ici un pouvoir de Stand) et un rythme qui s'est enfin adapté à la parution mensuelle du titre en magazine au Japon. Le dessin est sublime (notamment les gros plans sur les visages) et le découpage parfaitement clair (au détriment des planches parfois baroques qui étaient la marque de fabrique de la série).

Sans délaisser les Stands, l'auteur réinterprète l'Onde, le pouvoir sur lequel reposaient les 2 premières sagas de JoJo avant d'être complètement délaissé. Il introduit dans la pratique de ce pouvoir l'utilisation du fameux Nombre d'Or. L'histoire acquiert une dimension ésotérique supplémentaire.

Steel Ball Run est le retour en grande forme de Jojo après une 6ème partie qui s'était engagée dans une voie particulièrement conceptuelle, la nouvelle évolution d'un titre-fleuve qui n'a cessé de muer pour toujours rester à l'ordre du jour.

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La saga Jojo's Bizarre Adventure (3) : Stardust Crusaders

11 Juillet 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Mangas

Héros: Kujo Jotaro

Lieux : Egypte et Asie
Période: 1989
Volumes (numérotation originale) : 1
2-28

Dates de publication au Japon : 1989-199

La saga Jojo's Bizarre Adventure (3) : Stardust Crusaders

La 3ème partie de Jojo's Bizarre Adventure est de loin la plus populaire de la saga, et celle qui a permis de faire connaître le titre en dehors du Japon.

1989. Joseph Joestar rend visite à sa fille Holly, installé au Japon depuis son mariage avec un musicien. Holly est préoccupée, car son fils Jotarô s'est constitué prisonnier, prétendant être possédé par un esprit maléfique. Au même moment, des chasseurs d'épave découvrent un cercueil richement décoré dans l'océan. 3 lettre sur le cercueil :

D I O.

La 3ème partie introduit le concept des Stands, des manifestations psychiques, octroyant aux manieurs des pouvoirs très divers. Les combats deviennent plus psychologiques, car avant de vaincre l'ennemi (et d'éviter la mort), il faut percer les secrets des Stands et être le plus malin. Il faut d'autant plus faire attention qu'il n'y a pas un profil type de manieur de Stand : homme ou femme, jeune ou vieux, voire un animal !

Si l'histoire est très classique (un périple en Asie et en Egypte avec de nombreux combats), le fond est particulièrement intense, avec des combats très tendus psychologiquement. Si certains ennemis sont idiots et presque inoffensifs, certains, notamment vers la fin, sont particulièrement redoutables et sérieux.

On retrouve la violence outrancière des 2 premières parties, beaucoup d'humour (du moins jusqu'aux 3 derniers tomes) et des personnages hauts en couleur. Dio est plus charismatique que jamais et Jotarô s'impose comme un héros puissant, stoïque, volontiers enclin à la violence, mais qui ferait tout pour ses amis.

La saga Jojo's Bizarre Adventure (3) : Stardust Crusaders

Influences : En plein âge d'or du Shônen Jump, Araki n'a plus grand chose à prouver. Les influences de Ken s'éloignent encore un peu plus : si Jotarô reste aussi massif que son grand-père et son arrière-arrière-grand-père, il a aussi plus de grâce. Selon l'auteur, les 2 inspirations pour Jotarô sont Kenshiro ... et Prince ! Les références musicales sont également légion. Les Stands portent les noms des cartes du Tarot marseillais puis de dieux égyptiens. Il y a beaucoup d'allusion aux films d'horreur des années 80, avec des passages très inspirés de Freddy Krueger, Chucky ou the Mist.

Postérité : La postérité de la série pour Jojo même est très importante, puisque les Stands sont restés dans les parties suivantes et leur mythologie a été renforcée, alors que l'Onde est tombée dans l'oubli. Jotarô a un rôle important dans les parties 4 et 6. L'ombre de Dio plane également sur la suite.

Stardust Crusaders est la saga qui a été la plus déclinée en produits dérivés : 2 jeux vidéos (un RPG sur Super Nintendo et un jeu de combat 2D par Capcom sur arcade / PS One / Dreamcast) et une présence appuyée dans All Star Battle, des personnages jouables dans les Jump Superstars. Il y a eu 2 séries d'OAV, de 1993 (reprenant sommairement la partie en Egypte) et 2003 (la traversée de l'Asie, là aussi de manière sommaire). Une nouvelle série passe en ce moment (en VOSTFR sur crunchyroll) et reprend de manière exhaustive l'histoire (le 14ème épisode vient d'être diffusé au moment où j'écris ces lignes et ne comprend que la première partie de Justice), dont je suppose qu'elle dépassera les 26 épisodes de la première saison (qui reprenait les 2 premières sagas).

L'idée des Stands a été reprise dans des mangas comme Shaman King et des jeux vidéos comme les Persona (même si l'idée de la Persona a été reprise des travaux du psychanalyste Carl Jung). Hisoka d'Hunter x Hunter aurait sans doute été très différent sans Dio, et l'identité visuelle de Yugioh doit beaucoup au titre. CLAMP et Sho-U Tajima sont de grands fans autoproclamés.

La popularité du titre va au delà de la sphère manga, avec des meme Internet comme WRYYYY et l'attaque finale de Dio sur Jotarô (ZA WALDU, les couteaux et le rouleau compresseur). Il y a même une référence dans la série télévisée Heroes (un des personnages a le même pouvoir que Dio, et nargue ses adversaires en leur criant MUDA MUDA MUDA)

La saga Jojo's Bizarre Adventure (3) : Stardust Crusaders
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Stardust Crusaders 12-16

7 Juillet 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Mangas

Stardust Crusaders 12-16

J'avais laissé de côté les chroniques tome par tome de Stardust Crusaders, même si je continuais évidemment à (re)lire la 3ème partie de JoJo.

C'est à partir du tome 12 que l'équipe parvient enfin jusqu'au manoir de Dio. Les combats d'anthologie se succèdent, et toute la bande à Jotarô paie de sa personne, voire plus. Les combats contre Pet Shop et Vanilla Ice sont particulièrement tendus et sanglants.

Les 2 derniers tomes sont consacrés au combat final contre Dio. Plutôt que de lui rentrer dans le tas, il faut d'abord percer le secret des pouvoirs de the World. Le paroxysme du combat gagné par la réflexion et la patience plutôt que par la force brute. Dio est le plus fort, non seulement par les pouvoirs de son Stand mais aussi par sa nature de vampire.

La conclusion de Stardust Crusaders est à la hauteur d'une troisième partie qui a fait exploser la popularité du titre au Japon, et au delà.

Stardust Crusaders 12-16
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One Piece 71

4 Juillet 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Mangas

One Piece 71

Véritable début de l'arc Dressarosa, et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'histoire part dans tous les sens. Là où certains titres étirent la même intrigue sur plusieurs tomes, Oda éclate une fois de plus l'équipage et lance les différents membres, en solo ou en petits groupes, dans 5 plots différents ! L'auteur cède à un des maronniers du shônen baston avec un tournoi dans un Colisée. Mais ce tournoi prend dans son premier tour la forme d'une mêlée générale. Contrairement à ce qui est d'usage d'habitude dans ce type de combat, ce n'est pas une solution de facilité. Oda crée ainsi une vingtaine de nouveaux personnages avec leurs propres noms, leurs apparences et leurs backgrounds.

Certes, beaucoup de ces personnages sont éliminés sommairement, mais on salut l'effort de l'auteur d'étoffer toujours plus son univers. Reste que je crains la poursuite de ce qui m'a déplu dans l'arc Punk Hazard : un étirement de l'intrigue causé par la séparation plus ou moins artificielle de l'équipage, et des aléas qui empêchent Luffy de neutraliser rapidement la menace principale.

Ne boudons cependant pas le plaisir de lire un tome bourré d'action, même si j'ai un peu de mal à voir où l'auteur veut en venir.

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La saga Jojo's Bizarre Adventure (2) : Phantom Blood / Battle Tendency

14 Mai 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Mangas

Retour sur les 2 premières parties de Jojo's Bizarre Adventure. Un tir groupé puisque ce sont 2 parties très courtes mais néanmoins fondamentales pour la compréhension de Stardust Crusaders.

PHANTOM BLOOD

Héros : Jonathan Joestar

* Lieu(x) : Angleterre

* Période : 1880

* Volumes concernés : 1-5

* Date de publication au Japon : 1987-1988

La saga Jojo's Bizarre Adventure (2) : Phantom Blood / Battle Tendency

Les aventures bizarres de JoJo débutent dans une cité précolombienne où un prêtre se livre à des sacrifices humains, affublé d'un curieux masque de pierre. Puis l'action se déplace en Angleterre, à la fin du XIXème siècle. Les Joestar, un couple d'aristocrates, est victime d'un terrible accident de fiacre, alors qu'ils s'étaient rendus à Londres pour obtenir un masque de pierre. Tandis que sa femme décède après avoir protégé leur fils Jonathan, indemne, Georges Joestar pense devoir son salut à un certain Brando, qui était en fait là pour piller leurs cadavres. En guise de reconnaissance, Joestar dit qu'il recueillera le fils de son "bienfaiteur" s'il venait à mourir. A 13 ans, Dio fait donc irruption au manoir des Joestar et sème la pagaille dans la vie de Jonathan. Dio n'a qu'un seul but : accaparer la richesse des Joestar.

La saga Jojo's Bizarre Adventure (2) : Phantom Blood / Battle Tendency

Toutes les bases de la série sont là, avec la lutte entre Jonathan Joestar et son frère adoptif Dio, qui obtient des pouvoirs terrifiants, lui permettant de mettre à exécution ses sombres desseins. On retrouve pour la première fois l'Onde (Hamon en japonais), une technique respiratoire permettant d'émettre de l'énergie vitale et d'autres prouesses physiques. Cette première partie lorgne du côté de Ken avec ses personnages musculeux, ses proportions étranges, sa violence graphique et ses ennemis (parfois) chevaleresques. Le principe générationnel se met en place, en même temps que l'affrontement sans merci entre les Joestar et Dio, liés par le Destin (une des principales obsessions de l'auteur).

La saga Jojo's Bizarre Adventure (2) : Phantom Blood / Battle Tendency

Influences : le dessin fait penser à celui de Tetsuo Hara sur Hokuto no Ken (qui approchait de la fin, de plus en plus essouflée), en moins détaillé. Le design de Dio fait fortement penser à celui de Souther, tandis que Jonathan fait penser à Kenshiro, en un peu plus émotif.

Postérité : L'Onde a inspiré notamment le Nen de Hunter x Hunter, où le test du verre d'eau renvoie directement aux "exercices". Cette première partie a beaucoup vieilli et ne préfigure pas vraiment la suite de la saga. Mais d'un point de vue "historique", elle a eu l'honneur en 2007, pour les 20 ans de la série, de la sortie conjointe d'un film (apparemment tellement mauvais qu'il n'est jamais sorti en DVD) et d'un jeu (un beat'em all) cantonnés au Japon. A l'occasion des 25 ans, une nouvelle série animée est sortie. Pour les quelques épisode que j'en ai vu, elle respecte beaucoup la série, avec les poses "iconiques" et les scènes clés, mais édulcore la violence (c'est pour un bien) et est un peu statique. La première partie est également mise à l'honneur dans le jeu Jojo's ... All Star Battle, avec comme personnages Jonathan, Will Zeppeli et Vampire Dio.

BATTLE TENDENCY

* Héros : Joseph Joestar

* Lieu(x) : New York, Mexique, Italie, Suisse

* Période : 1938

* Volumes concernés : 5-12

* Date de publication au Japon : 1988-1989

La saga Jojo's Bizarre Adventure (2) : Phantom Blood / Battle Tendency

Dans la deuxième partie, on fait un saut dans le temps nous amenant juste avant la Seconde Guerre mondiale. On suit les aventures de Joseph Joestar, le petit-fils de Jonathan, qui lui ressemble autant physiquement qu'il est différent dans sa personnalité : Jonathan était un chevalier servant, tandis que Joseph est fainéant et roublard. L'Onde et les masques de pierre sont repris pour des combats plus longs mais aussi plus réfléchis : Joseph utilise les moyens du bord pour vaincre ses terrifiants ennemis et n'hésite pas à opérer des replis stratégiques. Joseph est contraint de s'initier plus en profondeur dans la pratique de l'Onde pour défaire des êtres encore plus redoutables que Dio, l'occasion pour lui de découvrir les malheurs qu'a causés le masque de pierre à sa famille.

La saga Jojo's Bizarre Adventure (2) : Phantom Blood / Battle Tendency

Pour éviter d'être à nouveau taxé de plagiat de Ken (désormais finie), l'auteur décide d'accentuer tous les côtés excessifs de la série, confinant à l'autoparodie :Joseph cabotine comme un malade, multiplie les poses excentriques et les mots d'esprit ; la dimension homoérotique est décuplée, avec des méchants culturistes en slips et un héros limite exhibitionniste ; la violence graphique est désamorcée par son outrance et son sang plus épais que jamais.

La saga Jojo's Bizarre Adventure (2) : Phantom Blood / Battle Tendency

Influences : si l'influence de Ken s'atténue, Araki livre ici un mélange entre Indiana Jones (pour l'ambiance pulp, le voyage autour du monde ... et les nazis) et les films de kung fu ... contre des vampires. Ambiance Z pour une série pas du tout au rabais.

Postérité : la plupart des ressorts de cette 2ème partie ont été abandonnés par la suite, ne demeurant que sous la forme d'artefacts : les masques de pierre, les vampires (dans la 3ème partie, cet aspect de Dio devient presque secondaire) et l'Onde (qui révélera toute son inutilité dans la 3ème partie). Cependant, Joseph Joestar va marquer la suite de la saga par sa présence. Cette 2ème partie a également été adaptée en ce moment en anime et 5 personnages apparaissent dans ASB : Joseph, César et les 3 principaux Hommes du Pilier. Lisa Lisa est annoncée en DLC.

En dehors de la saga, les designs de certains personnages vont être repris presque tels quels par Capcom pour Street Fighter : Rose est le portrait craché de Lisa Lisa (jusque dans son origine géographique et sa palette de coups) tandis que la firme japonaise n'a jamais caché l'origine de la "brosse mutante" de Guile dans le design de Stroheim.

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La saga JoJo's Bizarre Adventure (1) : Hirohiko Araki

2 Mai 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Mangas

La saga JoJo's Bizarre Adventure (1) : Hirohiko Araki

Premier article d'une série consacrée à Jojo's Bizarre Adventure, l'un de mes mangas cultes, découvert tout d'abord via les scans puis légalement à l'occasion de la publication française chez J'ai Lu.

Ce premier article sera consacré à l'auteur du manga.

Hirohiko Araki est né en 1960 à Sendai, préfecture de Miyagi. Il a commencé sa carrière de mangaka en 1980, avec un one-shot nommé Buso Poker, sélectionné pour les Tezuka Awards. Sa première série, Magic Boy GT, débute en 1982. Mais la série qui le fera connaître est Baoh, publiée entre 1984 et 1985 dans le Weekly Shônen Jump, et qui aura les honneurs de 2 volumes reliés et d'une OAV en 1989. Cette histoire raconte l'enlèvement d'un lycéen et sa transformation par des scientifiques en une créature symbiotique dotée de pouvoirs destructeurs. Après sa fuite du laboratoire, il est poursuivi par des assassins. L'auteur montrait déjà son affinité pour le gore.

La saga JoJo's Bizarre Adventure (1) : Hirohiko Araki

Dans sa série suivante, Gorgeous Irene (1985-86), l'auteur développe son style extravagant. Et en 1987, commence Jojo's Bizarre Adventure, ce qui en fait l'une des séries les plus longues de l'histoire du manga encore en cours. En tout, c'est 70 millions de volumes de la série qui se sont écoulés, rien qu'au Japon. C'est très loin des scores deDragon Ball ou de One Piece, mais cela reste très important pour une série très peu connue en dehors des frontières nippones. Depuis, l'auteur s'est entièrement consacré à cette série, et ses quelques projets annexes sont tous en lien avec son univers (réutilisation de ses personnages fétiches dans des one-shots sans liens directs avec la continuité).

25 ans séparent ces 2 couvertures25 ans séparent ces 2 couvertures

25 ans séparent ces 2 couvertures

Pour son style de dessin, Araki cite comme influences majeures des classiques comme Babel II (de Mitsuteru Yokoyama) ,Ashita no Joe ou Dragon Ball. Dans les 2 premières parties de Jojo, son style est très proche de celui de Tetsuo Hara, le dessinateur de Hokuto no Ken, même s'il ne reconnaît pas directement cette influence, avec des personnages musculeux et des antagonistes parfois disproportionnés. Le style s'en distingue cependant par des poses plus maniérées et des costumes bien plus excentriques, trahissant le goût de l'auteur pour la mode étrangère. De même, le sang est traité de manière assez particulière. A l'instar du titre séminal de Buronson et Hara, les effusions de sang et scènes gores sont nombreuses, mais dans Jojo, cette violence graphique tombe dans le surréalisme avec un sang particulièrement épais et une dispersion défiant les lois de la physique.

Dans la 3ème partie, il s'éloigne un peu de cette influence avec des emprunts de plus en plus flagrants à la pop culture occidentale. Ainsi, les 2 inspirations (officieuses) pour Jotarô sont Kenshiro ... et Prince ! Les personnages commencent à s'affiner, tandis que la composition des pages se fait de moins en moins orthodoxe, au fur et à mesure que l'intrigue se teinte de suspens psychologique : cases de toutes formes, action sens dessus dessous, physique très étrange (gravité capricieuse, états de la matière malmenés), onomatopées "solides". Le style montre d'ailleurs ses limites dans la partie 6 avec certaines séquences particulièrement illisibles.

La saga JoJo's Bizarre Adventure (1) : Hirohiko ArakiLa saga JoJo's Bizarre Adventure (1) : Hirohiko Araki

La 5ème partie marque une rupture totale de style : les personnages musculeux cèdent définitivement la place à des personnages beaucoup plus androgynes, aux silhouettes élancées et aux lèvres charnues. Certains regrettent une uniformisation du style, où les personnages ne se distinguent plus par leur morphologie mais uniquement par leurs coupes de cheveux et leurs vêtements. En tout cas, le style de l'auteur n'a cessé d'évoluer, s'affranchissant progressivement de ses premières influences pour devenir singulier. Le passage en publication mensuelle de Steel Ball Run a permis à l'auteur d'affiner encore plus son dessin, avec des gros plans sur les visages particulièrement réussis. Contrairement à de nombreux confrères qui stagnent, Hirohiko Araki semble en parfaite mesure pour actualiser son style au fil des époques et garder sa singularité.

Difficile de croire que c'est le même dessinateur

Difficile de croire que c'est le même dessinateur

Bien qu'il ne soit pas cité comme une influence majeure au même titre qu'un Akira Toriyama, Hirohiko Araki est une source d'inspiration avouée pour des mangakas comme CLAMP ou Kazuki Takahashi (Yugioh). Certains personnages ont été repris tels quels ou à peine modifiés dans d'autres médias, tels Lisa Lisa (dont Rose de Street Fighter Alpha et IV est le portrait craché, jusque dans les pouvoirs) ou JP Polnareff ( Benimaru de King of Fighters). Hisoka de Hunter x Hunter est très inspiré du design de Dio dans la 3ème partie.

En dehors de la simple sphère manga (et à plus forte raison du shônen), Araki a fait quelques pochettes de CD et quelques couvertures de livres (édition japonaise des romans Alex Rider). C'est l'un des 5 auteurs de BD (et le seul japonais) à avoir été mis en avant par le Louvre lors d'une exposition BD, qui a également débouché sur la réalisation d'un one-shot de 120 pages, publié en France chez Futuropolis / Editions du Louvre (puis au Japon et bien d'autres pays) sous le nom de Rohan au Louvre. Un sublime ouvrage en couleurs que je vous conseille vivement, et qui met en scène Kishibe Rohan, personnage emblématique de la 4ème partie (et double officieux de l'auteur).

Par un juste retour des choses, après des références de plus en plus flagrantes au monde de la mode (tant dans le dessin que dans le nom des personnages) et au goût de l'auteur pour l'Italie (la 5ème saison se passe d'ailleurs intégralement en Italie), Araki a collaboré récemment avec le magazine de mode Spur et la fameuse marque de luxe Gucci pour 2 one-shots. Les dessins d'Araki se sont affichés fièrement dans les vitrines des magasins Gucci du monde entier tandis que Jolyne (l'héroïne de la 6ème partie) a fait le mannequin pour la collection printemps-été de la marque italienne.

La saga JoJo's Bizarre Adventure (1) : Hirohiko Araki
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