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Mes lectures manga du mois

31 Janvier 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Mangas

J'ai beaucoup de mal à me motiver à écrire des articles sur le blog. Du coup,pour éviter un décalage trop important et des articles vides, je pense m'orienter, du moins pour les mangas, vers des posts récapitulatifs mensuels, à part grosses sorties.

Mes lectures manga du mois

Billy Bat 9 : C'est toujours aussi intrigant, mais comme souvent avec Urasawa, j'ai peur que le soufflé retombe. Après l'assassinat de Kennedy, L'intrigue revient sur un autre évènement emblématique des années 60. Au niveau du découpage et du cadrage, l'auteur est au sommet, et réussit à ne pas retomber dans ses gimmicks, certes brillants mais redondants.

Mes lectures manga du mois

Poker menteur dans ce nouveau tome de Stardust Crusaders, alors que Jotaro et la bande se rapprochent encore plus de Dio. Les ennemis du tome (dont de vieilles connaissances) privilégient les attaques indirectes. Même si on ne doute pas des succès des héros, on reste happé par ces combats psychologiques.

Mes lectures manga du mois

Une fois qu'on a passé outre le postulat de départ qui repose sur une légende urbaine déjà discréditée au moment de la publication du manga (1983), à savoir les prétendues origines juives d'Hitler, L'Histoire des 3 Adolf demeure une fresque humaniste sans concessions sur la Seconde Guerre mondiale d'un point de vue japonais, mais sans le nationalisme d'un Kawaguchi, une dénonciation du fanatisme, de la haine, de la guerre. Une oeuvre à lire, même si elle a un peu vieilli graphiquement.

Mes lectures manga du mois

L'histoire entame sa dernière ligne droite, avec un nouveau défi pour Muto Ashirogi et le nouveau plan machiavélique de Toru Namamine pour humilier le duo qu'il adulait auparavant.Le crime paiera-t-il ? Une lecture toujours aussi intéressante sur l'univers du manga, même si c'est toujours très verbeux et que l'évolution du dessin d'Obata fait toujours bien grincer des dents.

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Before Watchmen : le bilan

23 Janvier 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Before Watchmen : le bilan

La revue Before Watchmen s'arrête après 7 numéros en kiosque, même si Urban ressort à partir de ce mois-ci les différentes mini-séries en albums cartonnés.

Donner une suite (ou une "préquelle") à Watchmen fut longtemps un tabou, de nombreux auteurs ont hésité à participer au projet d'étendre la mythologie d'un des plus grands comics de tous les temps. Mais les temps changent, et l'adaptation cinématographique honorable qui est sortie il y a quelques années a montré que tout est possible ... n'en déplaise à Alan Moore, qui s'est longuement épanché sur ce qu'il considère comme une trahison.

Pour la peine, DC a dégainé ses meilleurs artistes pour créer des mini-séries se passant ... avant Watchmen. Quel intérêt alors que l'oeuvre originale était déjà assez explicite sur les origines des personnages et de l'univers ? Motivations purement mercantiles ? Heureusement, non. Dans les numéros de sa revue, à l'excellent rapport qualité / prix, Urban a proposé l'intégralité des mini-séries, one-shots et back-ups de l’événement. Ces épisodes sont traduits par Doug Headline, le fils du traducteur reconnu des premières éditions françaises de Watchmen, l'auteur de polars Patrick Manchette.

En fin de compte, les différents épisodes n'avaient rien de déshonorant, mais n'apportent vraiment rien au matériau de départ. Au mieux, les séries sont intéressantes visuellement (Minutemen, Ozymandias, Dr Manhattan) et tentent d'expliquer certaines zones d'ombre (la disparition du Juge masqué, le sort des Minutemen disparus au début de Watchmen, la mise en place du plan du méchant) mais les autres restent anecdotiques (Le Hibou, Rohrsach et Spectre Soyeux qui reviennent sur des aventures solo de ces personnages). Les équipes créatrices sont de très bon niveau, mais ne parviennent pas à atteindre le brio de l'oeuvre originelle, comme je pouvais le craindre.

Si vous n'avez pas acheté les revues, je peux vous conseiller cependant les albums Minutemen (je suis un immense fan du style rétro de Darwyn Cooke et c'est encore la min-série la plus instructive) qui vient de sortir, Ozymandias (plongée intéressante dans la psyché de l'Homme le plus intelligent du monde) et éventuellement Dr Manhattan (uniquement pour la partie visuelle, le dessin superbe d'Adam Hughes). Les autres histoires sont bien trop anecdotiques et sont à réserver aux complétistes absolus (les albums sont numérotés et la tranche de tous les albums permet de reconstituer le titre "Before Watchmen").

Si vous avez lu cet article, c'est que vous avez lu la maxi-série originelle, c'est l'occasion rêvée de la relire.

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One Piece Blue Deep / One Piece 69

22 Janvier 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Mangas

One Piece Blue Deep / One Piece 69

4ème Guide Book pour One Piece, la série fleuve qu'on ne présente plus. C'est le Guide Book le plus complet sur la série, avec un index de plus de 300 personnages, une présentation des Fruits du Démon, du Fluide et des bateaux. Il y a également une interview très langue de bois et la transcription de la première interview du mangaka à la radio et surtout le chapitre 0 du manga, qui introduit le film Strong World, rattaché à la continuité du manga.

One Piece Blue Deep / One Piece 69

69, tome pas du tout érotique pour One Piece. Par contre on est servis côté action, avec des combats dans tous les sens, des courses poursuites. C'est toujours aussi haletant, surtout que ce volume fait 250 pages, mais à force cela devient aussi un peu fatigant. Ce tome ne fait que confirmer l'essoufflement de mon intérêt pour le manga depuis la réunification de l'équipage.

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Top Ten

20 Janvier 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Top Ten

10 ans après sa publication chez Semic, la série Top Ten est enfin disponible à nouveau en français par le biais d'Urban Comics, et fut l'un des premiers albums édités par l'éditeur.

Il s'agit d'une série créée en 1999 par Alan Moore au sein du label America's Best Comics (une subdivision de Wildstorm, un éditeur créé par Jim Lee, qui fut racheté peu de temps après par DC Comics). Cette série prend place à Top Ten, un commissariat de la ville de Néopolis, dont tous les habitants sont doués de super-pouvoirs. On suit les vies et le travail de plusieurs policiers, confrontés à des affaires qui seraient banales s'il n'y avait pas des super pouvoirs en jeu : trafic de drogue, disputes conjugales, meurtres, ... On suit plusieurs enquêtes en parallèle et qui ne sont pas entièrement résolues à la fin de ces 6 premiers épisodes (qui ne forment pas vraiment un arc à proprement parler).

Alan Moore connaît définitivement son boulot et le dessin est très fouillé et bourré de pastiches des comics mainstream. La série originelle faisait 6 épisodes réunis dans le tome 2 et est la preuve éclatante qu'Alan Moore maîtrise le comic book de super-héros qu'il n'a eu de cesse de construire, déconstruire et reconstruire. Dommage qu'il ait complètement abandonné le domaine pour se consacrer à ses préoccupations "mystiques".

Top Ten

Suite et fin des péripéties du personnel du commissariat de Néopolis. Querelles divines, perturbations transdimensionnelles, lourds secrets dans les relations entre des super-héros reconnus et leurs sidekicks. C'est plus que jamais NYPD dans le monde des super-héros. Alan Moore s'amuse (et le lecteur avec) dans sa reconstruction / déconstruction du genre super-héroïque et des séries télévisées policières, tandis que Gene Ha truffe ses planches de caméos (du très disparu Hamburglar aux X-Men de l'Ere d'Apocalypse).

Top Ten

Dans le tome 3 qui est sorti en décembre dernier, Urban a rassemblé 2 mini-séries réalisées après la fin de la maxi-série, et qui sont les derniers travaux d'Alan Moore dans l'univers de Top Ten (qui a eu droit à 2 autres séries à l'accueil moins enthousiaste).

Il y a tout d'abord la mini-série The Forty-Niners, qui se passe juste après la Seconde Guerre mondiale, et qui revient sur l'arrivée en ville du capitaine Traynor, alias Jetman, alors qu'il n'était encore qu'un jeune homme démobilisé et envoyé dans la ville de Neopolis. Le dessin de Gene Ha est magnifié par une colorisation "rétro", et l'histoire est un vibrant hommage à l'Age d'Or finissant des super-héros.

La 2ème mini-série s'intéresse au retour de Smax dans sa dimension magique, accompagnée de sa partenaire de travail Robyn "Toybox" Slinger. Le récit est délirant, un pastiche de l'heroic fantasy et des récits de l'imaginaire en général, avec une quête digne du Seigneur des Anneaux et des caméos trop nombreux pour être énumérés, entre Harry Potter, Maggie Simpson ... et même notre Obélix national ! Le dessin de Zander Cannon ne plaira par contre pas à tous.

Une production toujours aussi rafraîchissante, plus de 10 ans après sa parution aux Etats-Unis. Depuis, Alan Moore, définitivement brouillé avec les gros éditeurs, passe son temps entre mysticisme et caprices (attaques incessantes à l'encontre de Before Watchmen, refus d'être crédité pour la réédition de Marvelman / Miracleman).

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Batman Anthologie / Batman : Des ombres dans la nuit

17 Janvier 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Batman Anthologie / Batman : Des ombres dans la nuit

Urban continue son entreprise de vulgarisation avec un nouveau volume de la collection Anthologie. A l'instar des sorties précédentes (DC, Kirby et Superman), il s'agit d'une vingtaine d'épisodes couvrant les 75 ans de carrière de Batman, avec un découpage chronologique et beaucoup de pages rédactionnelles. J'apprécie tout particulièrement l'épisode de Neal Adams (d'une qualité graphique hallucinante pour un épisode de plus de 40 ans), le Detective Comics de Paul Dini et JH Williams et le premier épisode de l'intrigant arc Année Zéro. Par contre, les épisodes des années 1950 et 1990, pour des raisons différentes, m'ont paru beaucoup plus faibles.

Batman Anthologie / Batman : Des ombres dans la nuit

Cet album regroupe le reste des épisodes de Batman par Loeb et Sale (avec Un Long Halloween et Amère Victoire) : la mini-série Catwoman When in Rome (qui se passe après Un Long Halloween et pendant Amère Victoire) et les épisodes réalisés avant Un Long Halloween (et qui pour ne rien arranger avaient été publiés en français par Semic sous le nom de ... Batman Halloween), publiés entre 1993 et 1996.
Les épisodes d'Halloween ont une ambiance de malade. Il s'agissait à l'origine d'épisodes de la série Legends of the Dark Knight, qui était une revue où les auteurs donnaient leur vision des débuts de Batman. Les épisodes de Loeb et Sale, sortis pour Halloween, ont connu un tel succès que 2 autres récits se passant à Halloween sont sortis.

La mini-série Catwoman n'est pas au niveau des 2 maxi-séries souvent citées parmi les incontournables de Batman, mais reste agréable à lire. Catwoman va en Italie pour enquêter sur ses origines, après les révélations d'Un Long Halloween. Mais même à Rome, les super vilains et Batman lui mettent des bâtons dans les roues ...

Le dessin de Sale est réhaussé par les couleurs de Dave Stewart, et Catwoman est superbe !

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Hawkeye 2 : Petits coups

10 Janvier 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Hawkeye 2 : Petits coups

J'avais acheté le premier album d'Hawkeye par curiosité et parce que j'avais apprécié l'Iron Fist des mêmes auteurs (parce que les épisodes "mainstream" de Matt Fraction, c'est vraiment pas ça). J'ai donc acheté le 2ème recueil (regroupant les épisodes 6 à 11) après mes bonnes impressions sur les premiers épisodes, et c'est du très haut niveau.

Dans ces épisodes, Matt Fraction place une trame un peu plus filée, se permet toutes les audaces narratives (flashbacks, narration non linéaire, et le fameux épisode du point de vue d'un chien) et un ton terre-à-terre bourré d'humour. David Aja n'est pas en reste, avec un découpage inventif et un dessin toujours aussi virtuose. Il n'est d'ailleurs pas le seul artiste à prendre les pinceaux sur ces épisodes (.

Hawkeye est LE titre Marvel à ne pas manquer en France ces derniers temps !

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Neonomicon

8 Janvier 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Neonomicon

J'avoue que je ne suis plus vraiment les dernières productions d'Alan Moore. Mais quand j'ai vu un album scénarisé par l'illustre personnage, je ne pouvais faire autrement que de le mettre sur ma liste de Noël. Je l'ai eu en cadeau, je l'ai lu hier soir et ce n'est clairement pas une lecture à mettre entre toutes les mains.

Inspiré par l'oeuvre de HP Lovecraft (et son mythe de Cthulhu), Alan Moore a livré une mini-série de 4 épisodes chez Avatar Press, un éditeur américain connu pour ses oeuvres gore et pornographiques, et qui a acquis une certaine renommée en France avec la publication de titres de Warren Ellis (de très bonne qualité). Alan Moore reconnaît lui-même que Neonomicon est un travail alimentaire. Pour autant il s'en sort bien.

Ce n'est pas la première fois qu'Alan Moore utilise l'univers lovecraftien, puisqu'il y avait déjà eu des nouvelles autour de cette mythologie cauchemardesque dans La Ligue des Gentlemen Extraordinaires.

L'album proposé par Urban regroupe un prologue de 2 épisodes, parus à l'origine aux Etats-Unis en 2003 sous le nom de The Courtyard, et la mini-série Neonomicon, parue en 2010.

Dans le prologue, Alan Moore se livre à une transcription du mythe à l'époque contemporaine (avec quelques différences). La mini-série prend la suite de ce prologue (qui n'était pas censé être prolongé) et prend une dimension intéressante, puisque la littérature lovecraftienne existe dans cet univers, permettant un parallèle entre la fiction ... et la réalité. Les personnages commentent l'oeuvre de Lovecraft et la personnalité controversée de l'auteur (notamment son asexualité et son racisme virulent) tout en vivant des péripéties qui auraient pu se produire dans ses écrits.

Ce récit, qui commence comme une enquête occulte bascule rapidement dans l'horreur. Autant le dire tout de suite, si la violence est très graphique, c'est surtout les scènes à caractère sexuel (nombreuses et explicites) qui feront fuir les lecteurs les plus farouches. Si l'absence de scènes sexuelles et romantiques dans l'oeuvre de Lovecraft est largement commentée, on ne peut pas en dire autant d'Alan Moore, qui n'a aucun tabou en ce qui concerne la représentation de la sexualité (au point de lui poser quelques soucis de publication). Sans la qualité d'écriture et le commentaire méta propres à l'auteur, on aurait presque l'impression d'être devant un petit format Elvifrance.

Je ne peux décemment conseiller ce comic book à tout le monde. C'est du Alan Moore, certes, mais l'ambiance est tellement malsaine et explicite que ce titre est à réserver aux lecteurs les plus avertis.

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Green Arrow Année Un

6 Janvier 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics

Green Arrow Année Un

A l'occasion du succès (mérité) de la série télévisée Arrow, qui a dépassé les frontières américaines, Urban continue sa politique de réédition en proposant la mini-série qui avait redéfini les origines de l'Archer Vert, et qui a servi de base à la série télévisée.

Contrairement à Batman Année Un, il ne s'agit pas de la première année du justicier, mais ses origines. Oliver Queen est un fils à papa, désoeuvré, qui recherche à combler le vide de son existence en multipliant les sensations fortes. Embarquant avec son garde du corps à destination des Fidji pour visiter un investissement financier hasardeux, Oliver est trahi par son garde du corps et finit échoué sur une île déserte ... ou du moins le pense-t-il.

Sur la base des origines déjà exploitées du héros (qui devient un archer pour survivre et chasser sur l'île), Andy Diggle et Jock livrent un récit bien construit, artistiquement très réussi, malgré quelques raccourcis et facilités (Oliver était déjà intéressé par l'archerie et avait le potentiel physique pour survivre à son "naufrage"). Signe du succès de cette mini-série, les créateurs de la série télé ont surnommé le garde du corps (et ami) d'Oliver Queen Diggle.

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