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Garth Ennis présente Hellblazer 1

3 Mars 2015 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Comics, #Urban, #Vertigo

Garth Ennis présente Hellblazer 1

Urban exhume un nouveau joyau du label Vertigo et inaugure le pendant pour ce label de la collection DC Signatures avec Hellblazer par Garth Ennis.

Le héros de Hellblazer est John Constantine, créé par Alan Moore dans Swamp Thing. Ce détective de l'occulte, sosie de Sting à ses débuts, a droit à sa propre série à partir de 1988. Garth Ennis reprend la série à partir de l'épisode 41. La série Hellblazer est un pilier du label Vertigo, ce fut la plus longue série du label, et qui ne s'est arrêtée qu'à l'occasion des New 52 (réintégrant Constantine dans l'univers DC) et c'est un numéro de 1993 qui fut le premier à sortir officiellement sous ce label.

Même si ce premier recueil (sur 3) commence à l'épisode 41 de la série, le lecteur n'est pas trop perdu. Les allusions aux runs précédents sont assez minimes, et surtout Ennis commence par une nouvelle fracassante : les excès de John (qui ne lésine pas sur les clopes et l'alcool) lui ont donné un cancer très avancé ! Lors du premier arc, Constantine essaie d 'échapper à son dessein mortel. Disons qu'être versé dans l'occulte offre des perspectives aussi inattendues qu'imprévisibles. Le ton est donné dès les premières pages : Constantine est grossier, cynique à l'extrême (mais vu le contexte dans lequel il évolue, c'est compréhensible) et ses péripéties ne lésineront pas sur l'horreur et la violence graphique. Le personnage reste cependant très attachant et fait (le plus souvent) les bons choix. Même si je n'ai vu ni le film ni la série télévisée, je doute qu'ils aient réussi à retranscrire toute la complexité du personnage.

L'autre gros arc de cet épisode met Constantine face à la perversité des élites anglaises, et apporte sa contribution à la plus célèbre affaire criminelle de l'Angleterre victorienne. Ames sensibles s'abstenir !

Au niveau visuel, c'est un peu la douche froide, cependant. Le dessin est extrêmement irrégulier, bien qu'il n'y ait que 3 auteurs. Le dessinateur de la majorité des épisodes, Will Simpson, a bien du mal à faire les mêmes visages d'une case à l'autre. La colorisation est assez datée et le découpage très classique. Steve Dillon (qui fera Preacher avec Ennis quelques années plus tard) est assez décevant, et c'est au final David Lloyd (V pour Vendetta) qui s'en tire le mieux.

Une lecture intéressante, même si à l'instar de Preacher, il faut avoir le coeur bien accroché face aux horreurs représentées et au langage peu châtié.

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