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Disgaea : les épisodes PS2

22 Août 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Sagas JV

A l'occasion de la sortie de Disgaea D2, je vous propose 2 articles présentant les différents d'une saga qui a fêté ses 10 ans.

Disgaea est une série de Tactical RPG développée par Nippon Ichi (ou N1), un éditeur qui fête ses 20 ans. Cette société a explosé suite à la localisation du premier épisode de la série en Occident, par le biais d'Atlus aux Etats-Unis et Koei en Europe. Suite au succès de Disgaea, les autres Tactical de la firme sur PS2 sont sortis en Europe (je les ai d'ailleurs tous encore, à part le premier Disgaea que j'ai eu la bêtise de revendre après avoir acheté le remake PSP).

Depuis la société a ouvert une branche américaine et a oeuvré dans la distribution de nombreux jeux de plus petits développeurs en Occident, comme les Atelier de Gust ou les Neptunia de Compile Heart.

Disgaea : les épisodes PS2

Disgaea Hour of Darkness est sorti en janvier 2003 au Japon et un an et demi après en Europe (en mai 2004). La première fois que j'en ai entendu parler, c'était lors d'un test de 2 pages dans le numéro spécial Tactical de Gameplay RPG (à l'occasion de la sortie européenne de Final Fantasy Tactics Advance). J'avais très envie de ce jeu, mais comme c'était à l'époque où je n'avais pas Internet chez moi, j'ai du écumer les magasins et j'ai finalement trouvé le Graal près de chez moi, en fin d'été.

Et là, ce fut le coup de foudre immédiat. A une époque où Final Fantasy Tactics était encore un rêve réservé à l'import, mon expérience des Tactical se cantonnait aux Shining Force, au très oubliable Legend of Kartia et aux jeux GBA FFT Advance et Fire Emblem. Le jeu possède effectivement des qualités détonnantes pour l'époque :

- un gameplay extrêmement nerveux (il n'y a que 2 tours : les personnages du joueur puis les ennemis) avec la possibilité de construire ses assauts (combos, coups spéciaux, attaques combinées) et de porter / lancer ses coéquipiers ou ennemis. Les combats opposent une équipe de 10 membres (des personnages uniques ou des personnages créés parmi une large palette de classes). Les combats ne s'achèvent que lorsque l'un des 2 camps est anéanti, et les morts n'auront pas beaucoup de conséquence puisque l'on peut facilement ressuciter les morts entre 2 combats.

Le jeu apporte une autre composante à ce gameplay assez rentre-dedans, les Geo Effects. La plupart des cartes où se déroulent les combats possèdent des cases colorées (les Géo Panels) et des petites pyramides colorées (Géo Symbols). Les GS octroient des effets aux GP sur lesquels ils sont placés. La subtilité est que les GS ne sont pas forcément de la même couleur que les GP, et qu'ils sont transportables et destructibles. Par exemple, si un GS rouge est détruit sur un GP vert, tous les GP deviennent rouges. Là où cela devient intéressant, c'est que l'on peut planifier des réactions en chaîne, permettant de remplir avantageusement la jauge de bonus. Le gameplay se veut donc à la fois accessible et parfois assez pointu. Au niveau des classes, de la montée en niveau et des compétences, il existe des subtilités dont on peut se passer, mais ce serait dommage de ne pas profiter de toute la richesse du jeu.

Le jeu possède 2 autres qualités :

- Un humour dévastateur. Le jeu est vraiment hilarant, avec des personnages déjantés et n'hésitant pas à jouer avec les clichés de la japanimation. L'histoire est bourrée de références hilarantes, de parodies. On passe un très bon moment.

- Une durée de vie infinie. Tout est configurable dans le jeu, on peut tout faire monter en niveau, les personnages bien sûr (jusqu'au niveau 9999 !) en passant par les classes aux objets. Pour cela, il faudra "rentrer" dans le monde des objets, et finir des donjons générés aléatoirement. Si l'histoire principale est finissable en 40h (mais il y a plusieurs fins), le contenu New Game Plus en nécessitera des centaines de plus, pour débloquer les personnages secrets, débusquer les boss cachés et débloquer les cartes supplémentaires (mais il faudra passer par la Dark Assembly).

Si je n'ai pas parlé de la réalisation, c'est qu'elle n'a rien de notable : des décors vides et des sprites mignons. Les scènes de dialogue sont illustrées par des artworks de qualité. Le jeu a au moins le mérite de mettre en scène des coups spéciaux spectaculaires, à défaut d'arracher les mirettes. La bande-son de Tenpei Sato alterne morceaux enlevés et morceaux plus mélancoliques.

Le jeu a bénéficié d'un remake PSP (agrémenté d'un scénario alternatif supplémentaire : "et si Etna avait accidentellement tué Laharl au début du jeu ?"), que je considère comme la meilleure version du jeu (toute la richesse du jeu dans la poche, et avec des graphismes qui rendent mieux sur l'écran de la PSP) et d'un remake du remake sur DS (qui propose une traduction en français et les commentaires du Prinny), qui souffre de ralentissements, de graphismes en basse définition (déjà que ce n'est pas la principale qualité du jeu) et de musiques mal compressées. Le jeu a également eu droit à une série animée et un spin-off sous forme de Graphic Novel sur PSP (Disgaea Infinite). Disgaea D2 est sa suite directe, et reprend donc une partie des bases du gameplay.

Disgaea : les épisodes PS2

Le 2ème épisode est sorti en novembre 2006 en Europe (en février au Japon) avec un peu plus d'exposition médiatique. J'ai pu m'y adonner assez librement vu que j'étais immobilisé chez moi à l'époque. Le jeu inaugure le principe des Netherworld parallèles : ce n'est donc pas une suite directe, même si certains personnages du premier épisode reviennent.

On incarne Adell, le seul humain qui n'ait pas été transformé par la malédiction lancée par le démon Zenon, 15 ans avant le début du jeu. Adell entreprend un rituel d'invocation pour faire apparaître le démon, le vaincre et sauver sa famille, mais il a la surprise de voir apparaître devant lui Rozalin, la fille de Zenon ! Adell entreprend de restituer sa fille au démon et de le vaincre par la même occasion ...

Les personnages et l'histoire sont moins marquants que dans le premier épisode, mais on passe cependant un bon moment. Au niveau de la réalisation, il y a un peu plus de couleurs, des thèmes chantés et une introduction en dessin animé.

Le gameplay reste inchangé, avec quelques rajouts : la possibilité de faire des Tower Attacks (en empilant les personnages), un Item World encore plus poussé et des nouvelles classes.

Le jeu a eu droit à son remake PSP, qui jouit de graphismes enjolivés par l'écran de la console, d'un scénario supplémentaire mettant en scène Axel et proposant quelques nouveautés de gameplay de Disgaea 3 (le Magichange)

J'ai décidé de couper l'article en 2 pour faciliter la lecture, dans le prochain article à paraître très vite, je parlerai des épisodes PS3.

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