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Bilan cinématographique estival

29 Août 2014 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Cinéma

Quoi de mieux que les vacances pour aller au cinéma et vider sa pile de DVD à regarder ? Petit tour exhaustif de mes séances ciné et sélection des films que j'ai vu ou revu en DVD.

Bilan cinématographique estival

Le premier épisode était un film efficace, avec des bastons qui faisaient mal, mais prévisible et aux personnages inintéressants. Mais là, quelle claque ! On s'en prend plein la gueule pendant les 2h30 du film, sans pour autant tomber dans le piège de la suite qui multiplie tout par 2. Le film est bien plus ambitieux dans ses scènes d'action et dans son histoire (tout est relatif).
Le film est également instructif sur l'Indonésie car j'ai été très étonné de ne voir aucune femme voilée et les gens boire de l'alcool sans trop de problèmes alors que le pays est musulman à 85%. Après recherches j'ai découvert que c'est un pays laïc et à l'approche syncrétique de la religion.

Bilan cinématographique estival

Très convaincant au départ, avec une peur qui refuse les gros effets (la terreur grimpe progressivement et tape quasi entièrement dans le psychologique plutôt que dans le gore et le in your face, ce qui n'est pas plus mal vu le côté cheap des quelques scènes d'action) et des acteurs principaux parfaits pour leurs rôles (le gamin est aussi flippant qu'adorable et l'actrice principale porte tout le deuil du monde sur son visage fatigué), mais la fin est très décevante. Un bon film mais qui ne méritait sans doute pas le battage auquel il a eu droit.

Bilan cinématographique estival

Il faut passer outre les incohérences (du film et du genre post-apo) pour passer un bon moment, avec ce film non manichéen et dont l'issue sombre est inexorable.

Bilan cinématographique estival

LE film de l'été ! Ce n'est pas une claque absolue, mais un très bon film, avec des personnages hauts en couleur, un humour jamais lourdingue et un univers très éloigné des autres films Marvel. Dans les points faibles, une histoire qui ne repose que sur un Mc Guffin et quelques libertés un peu dommageables vis-à-vis des comics.

Bilan cinématographique estival

Je ne l'avais encore jamais vu et sa réputation de chef d'oeuvre n'est pas usurpée. Plus de 30 ans après et en dépit des spoilers inévitables, un film qui reste magistral, tant dans l'horreur (la créature reste parfaitement dégueulasse, donc j'imagine même pas à l'époque où les spectateurs devaient être encore moins habitués) que dans le suspense (une ambiance paranoïaque, et malgré cela les personnages restent relativement cohérents et intelligents, assez pour comprendre ce qui se passe, de ne pas se séparer et essayer de débusquer la créature). A part une scène à la toute fin, les effets spéciaux restent super crédibles (enfin aussi crédible que peut être une forme de vie extraterrestre).

Par contre le remake sans être déshonorant, n'est clairement pas à la hauteur du mythe.

Bilan cinématographique estival

J'ai rien compris ! Le film a subi un remontage drastique suite à une projection désastreuse au Festival de Cannes. L'histoire a subi des coupes sombres, car il y a plein d'intrigues différentes, une multitude de personnages (avec un casting improbable réunissant entre autres Sarah Michelle Gellar, the Rock, Sean William Scott, Justin Timberlake et les cautions nanardes Bai Ling et ChristopheR Lambert). Je vais essayer de le revoir avec le commentaire audio, car je n'ai pas décidé si le film était une grosse merde ou un chef d'oeuvre

Bilan cinématographique estival

La trilogie Pusher est composée de 3 films, tournés entre 1996 et 2006 par Nicholas Winding Refn (qui se fera connaître mondialement par Drive). Il s'agit d'une plongée dans le trafic de drogue au Danemark, selon des points de vue différents (mais dans le même univers, puisque les protagonistes apparaissent tous dès le 3ème film).

Dans le premier film, Winding Refn est encore novice dans la réalisation et celle-ci est très rudimentaire. La caméra à l'épaule donne l'impression d'être dans un documentaire réaliste, ce qui rend la violence encore plus éprouvante (et encore plus parce qu'elle est le plus souvent suggérée).

Dans le 2ème film, la part belle est donnée à Madds Mikkelsen (qui apparaissait déjà dans le premier film). Je crois que c'est mon préféré. Madds Mikkelsen est parfait dans son rôle de type pas si mauvais à la base, qui baigne tellement dans la drogue et la criminalité, et qui est tellement rabaissé qu'il ne peut qu'aller plus mal.

Le 3ème film commence comme le plus "léger" (Milo prépare le mariage de sa fille, il va aux réunions des drogués anonymes et ses talents de cuisinier sont reconnus à leur juste valeur ... en quelque sorte ) mais évidemment ça ne pouvait pas durer, et le film est en fin de compte le plus violent (je me remets difficilement de la scène dans le restaurant) et le pire c'est que comme dans les autres films, on ne peut que supposer que le sort terrible qui attend le protagoniste vu que le générique de fin arrive abruptement.

Le bilan de cette trilogie, c'est montrer la réalité des trafiquants de drogue sous un jour réel : les mecs ne roulent pas en BMW et ne vivent pas dans des villas cossues, leur business peut basculer en une journée, leur addiction à la drogue est terrible, et ils sont humains, avec leurs qualités et leurs gros défauts ... mais ils peuvent vous défoncer le crâne s'ils sont poussés à bout. Je rajoute que leur espérance de vie est considérablement réduite (les films ont des fins ouvertes, mais je vois mal comment les protagonistes peuvent s'en tirer).

Le remake anglais du premier film n'a pas beaucoup d'intérêt, car son côté clinquant et clipesque rend l'ambiance et la violence moins glauques.

Bilan cinématographique estival

Une sympathique série B, qui va à l'essentiel (je n'ai plus l'habitude des films d'1h30) avec certains effets qui ont mal vieilli (quand Darkman pète les plombs) et d'autres non (le maquillage reste saisissant). Progrès technologiques aidant, la numérisation et les imprimantes 3D sont devenues une réalité (même s'il va falloir attendre pour la peau synthétique).

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