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Catherine : Les limbes de mes nuits sont plus belles que vos jours

12 Décembre 2013 , Rédigé par Samizo Kouhei Publié dans #Critiques de jeu

Catherine : Les limbes de mes nuits sont plus belles que vos jours

En attendant Persona 5, l'équipe responsable de cette saga devenue culte a commis en 2011 Catherine, un puzzle game à l'ambiance démente.

Catherine met en scène Vincent, un trentenaire dont la fiancée, Katherine, veut que leur relation prenne un tour plus sérieux. Perdu dans ses pensées, il est accosté par la court vêtue Catherine. Après une nuit de cauchemar, il se réveille en sursaut au matin, mais il n'est pas seul dans son lit ...

Catherine : Les limbes de mes nuits sont plus belles que vos jours

Le jeu est un puzzle game ardu, où le héros, en caleçon et cornes de bélier sur la tête, doit se frayer un chemin jusqu'en haut d'une pile de blocs cubiques, sur les conseils d'un mystérieuse voix qui le prévient qu'il va mourir s'il ne se dépêche pas. A cet effet, il peut tirer / pousser certains blocs, et peut créer des escaliers. Il faut noter qu'il peut (et doit) se servir des arètes des cubes pour faciliter sa progression. Chaque nuit depuis qu'il a rencontré Catherine, c'est la même galère qui recommence. Le jeu est très difficile et a une durée de vie très longue, avec des fins multiples toutes intéressantes à débloquer.

Catherine : Les limbes de mes nuits sont plus belles que vos jours

Catherine est à mon sens un jeu vraiment adulte. Non pas pour sa violence (certes présente mais plus de l'ordre de l'humour noir) ni pour son érotisme, survendu au moment des premiers visuels du jeu. Il n'y a pas plus de scènes de sexe ou de nudité que dans un épisode de Desperate Housewives, et les tenues et poses de Catherine ne sont pas plus scandaleuses qu'un clip de Lady Gaga. C'est d'un point de vue de ses personnages et de ses thématiques, mises en scène de façon parfois anxiogène et dérangeante, mais ni plus ni moins que dans les Persona, que la dimension mature du jeu se révèle : le passage à l'âge adulte, la fidélité, l'engagement. C'est à ma connaissance le premier jeu à aborder ces sujets de manière réaliste (hormis les phases durant les cauchemars, évidemment).

Pour son premier jeu sur console de salon sur cette génération finissante, Atlus a frappé un grand coup. Un jeu bien plus profond que le buzz racoleur qu'il a provoqué, un gameplay simple mais addictif. J'attend désormais avec impatience un Persona 5 qui devrait être , à l'instar du 4 pour la PS2, le chant du cygne de la PS3.

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